Épisode 17 de Regard sur le Sénégal — Une édition spéciale :
Abdoulaye Timera et Racine Ndiath décryptent une semaine où le Sénégal et l'Afrique se retrouvent au cœur de l'actualité mondiale. Le président Bassirou Diomaye Faye enchaîne Washington, Abou Dabi et l'Assemblée générale de l'ONU à New York, pendant que Dakar signe un accord de 2,2 milliards de dollars avec le FMI. Un ancien président sénégalais, Macky Sall, brigue le poste de secrétaire général des Nations unies — une candidature perdue d'avance, devenue un instrument de la politique politicienne à Dakar. Pendant ce temps, quatre guerres : Iran, Ukraine, Soudan, République démocratique du Congo continuent de tuer sous les yeux d'une ONU paralysée par son propre système de veto. Et le secrétaire général sortant, Antonio Guterres, tire lui-même le fil : cette impunité des grandes puissances nourrit celle des puissances moyennes, et alimente la revendication, toujours bloquée de l'Afrique pour des sièges permanents au Conseil de sécurité.
Au sommaire :
Le Sénégal à l'ONU et le deal du FMI : diplomatie tous azimuts (Washington, Abou Dabi, New York) et retour sous programme du Fonds monétaire international.
Diomaye face à la réforme, de Dakar à l'ONU : fonds spéciaux, Kosmos-Petrosen, Yakaar-Teranga, la menace d'un report des locales de janvier 2027 — et pourquoi c'est la même logique de rupture qu'il porte maintenant à la tribune des Nations unies.
Macky Sall candidat à la tête de l'ONU : dernier des candidats dans les votes du Conseil de sécurité, et une candidature qui sert d'abord la politique politicienne sénégalaise.
L'incapacité de l'ONU à gérer les crises : Iran (sept mois de guerre, deux détroits stratégiques sous tension), Ukraine (Zelensky à la tribune, Poutine absent), Soudan (siège d'El Fasher, 500 jours de famine), et le Congo (un accord de paix signé, une guerre qui continue).
La thèse de la réforme de l'ONU et la place de l'Afrique : le Consensus d'Ezulwini, le veto des grandes puissances comme mécanisme d'impunité, et pourquoi cette réforme reste bloquée malgré son évidence.
Une analyse indépendante, sans filtre, au service d'une meilleure compréhension de l'actualité politique sénégalaise et mondiale.
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