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Artwork for Numérique Autrement

Numérique Autrement

Numérique, autrement

Numérique Autrement est un podcast qui propose des contenus clairs et accessibles pour mieux comprendre et utiliser les technologies du quotidien, de l’intelligence artificielle à la domotique en passant par les smartphones.

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  • 28 episodes
  • Avg 4 min
  • French
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  • Thursday · 5 min

    Jeudi de l’accessibilité du 17 septembre 2026, 

    Pour ce Jeudi de l’accessibilité, Numérique Autrement fait le point sur plusieurs évolutions concrètes : les nouvelles fonctions d’accessibilité d’iOS, iPadOS, macOS, tvOS et visionOS 27, ainsi qu’une initiative de Meta autour des lunettes connectées pour des personnes aveugles ou très malvoyantes. L’objectif reste le même : regarder ce que ces technologies peuvent réellement apporter en matière d’autonomie au quotidien. Contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Aujourd’hui, pour ce Jeudi de l’accessibilité, on commence par Apple. Avec iOS 27, iPadOS 27, macOS 27, tvOS 27 et visionOS 27, Apple déploie plusieurs nouveautés qui concernent directement l’accessibilité. Pour les personnes aveugles ou malvoyantes, VoiceOver et la Loupe gagnent de nouvelles capacités liées à Apple Intelligence. VoiceOver peut fournir des descriptions plus détaillées des images affichées à l’écran, par exemple dans des photos, des documents scannés ou certains contenus visuels. Sur iPhone, les évolutions de Reconnaissance en direct permettent aussi d’utiliser le bouton Action pour poser une question sur ce que voit la caméra, puis de poser des questions complémentaires en langage naturel. La Loupe bénéficie du même principe, avec des descriptions visuelles enrichies et la possibilité d’utiliser certaines commandes vocales comme zoomer ou activer la lampe torche. C’est particulièrement intéressant parce qu’on ne parle plus seulement d’une description automatique unique. L’idée est de pouvoir demander davantage d’informations sur ce qui se trouve à l’écran ou devant soi. Apple a également travaillé sur Accessibility Reader, son lecteur destiné notamment aux personnes ayant des difficultés de lecture. Sur Mac, il peut reformater des contenus complexes, comme des articles comportant plusieurs colonnes, des images ou des tableaux, pour proposer une présentation plus simple à lire. Autre évolution importante pour les personnes sourdes ou malentendantes : Apple introduit des sous-titres générés automatiquement pour certaines vidéos qui n’en possèdent pas. Ils peuvent apparaître sur iPhone, iPad, Mac, Apple TV et Apple Vision Pro. Sur Apple TV, Apple ajoute aussi la possibilité d’augmenter davantage la taille du texte à l’écran, ce qui peut faciliter l’utilisation de l’interface pour les personnes malvoyantes. Du côté des aides auditives, Apple améliore également l’association et le passage d’un appareil à l’autre pour les aides auditives Made for iPhone entre iPhone, iPad, Mac et Apple Vision Pro. Autre nouveauté : la reconnaissance du nom peut avertir une personne sourde ou malentendante lorsque quelqu’un prononce son nom. Pour les personnes ayant des difficultés motrices, iOS et iPadOS proposent aussi de nouvelles possibilités de personnalisation des réglages tactiles. Le contrôleur Sony Access peut désormais être utilisé avec iPhone, iPad et Mac, avec personnalisation des boutons et possibilité d’associer plusieurs contrôleurs ou contacteurs externes. Apple Vision Pro bénéficie lui aussi de plusieurs évolutions spécifiques. Certaines personnes utilisant des fauteuils roulants électriques compatibles peuvent bénéficier d’un système de commande utilisant le suivi du regard du Vision Pro. visionOS ajoute également les repères de mouvement pour réduire le mal des transports, des gestes du visage pour effectuer certaines actions et de nouvelles possibilités de sélection avec le regard. Et du côté de Meta, une initiative mérite aussi notre attention. Aux États-Unis, Meta participe avec la Blinded Veterans Association et une association spécialisée de Cincinnati à une opération destinée à des vétérans aveugles ou très malvoyants. Les personnes éligibles peuvent recevoir gratuitement des lunettes Meta AI, avec une formation pratique pour apprendre à les utiliser. Les usages présentés comprennent notamment la description de l’environnement, la lecture de texte et l’obtention d’informations sur ce qui se trouve devant la personne. Ce qui est intéressant ici, ce n’est pas une nouvelle fonction technique des lunettes. C’est la manière dont un produit grand public commence à être distribué avec un véritable accompagnement, comme une technologie d’assistance. Cela pose une question importante pour les associations, les professionnels et les structures d’accompagnement : une technologie devient-elle réellement accessible uniquement parce qu’elle possède une fonction adaptée, ou faut-il aussi prévoir la formation, l’accompagnement et le choix du bon usage ? Ce que montrent toutes ces évolutions, c’est que l’accessibilité ne se limite plus à ajouter un lecteur d’écran ou une option dans les réglages. Elle touche désormais la compréhension des images, la commande vocale, la lecture simplifiée, les sous-titres, l’audition, le contrôle moteur et l’accompagnement humain autour des technologies. La vraie question reste la même : parmi toutes ces nouveautés, lesquelles vont réellement améliorer l’autonomie au quotidien ? Et vous, quelle nouveauté aimeriez-vous que je teste en priorité sur Numérique Autrement ? Le podcast Numérique Autrement est également disponible sur Apple Podcasts, Spotify et Amazon Music en recherchant « Numérique Autrement ». C’était le Jeudi de l’accessibilité sur Numérique Autrement. À demain pour le tutoriel du vendredi.

  • Wednesday · 7 min

    Les mercredis de l’intelligence artificielle du 16 septembre 2026

    Pour ce Mercredi de l’intelligence artificielle, Numérique Autrement s’intéresse à une évolution très concrète : des assistants vocaux capables de converser plus naturellement et d’accomplir des tâches de plus en plus complexes, alors même que les questions de sécurité et de contrôle deviennent incontournables. Contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Aujourd’hui, pour ce Mercredi de l’intelligence artificielle, on commence par une nouveauté très concrète chez Google : Gemini devient encore plus naturel à utiliser à la voix. Google vient de présenter Gemini 3.8 Live, un nouveau modèle conçu pour les conversations vocales en temps réel. L’objectif est de permettre à une application utilisant Gemini de nous répondre presque immédiatement à l’oral, avec une conversation plus fluide et moins de temps d’attente. Le modèle peut recevoir du texte, des images, de l’audio ou de la vidéo pendant une session, puis répondre à la voix. Google le destine notamment aux assistants vocaux et aux applications capables de dialoguer avec nous en continu. Mais Google propose également une variante plus avancée : Gemini 3.8 Live Extended Thinking. Cette version est conçue pour les situations où répondre immédiatement ne suffit plus. Imaginons que vous demandiez à une intelligence artificielle de rechercher plusieurs vols, de comparer les horaires et les prix, puis de vous proposer la solution la plus intéressante. Avec un assistant vocal classique, vous risquez d’attendre en silence pendant qu’il effectue ses recherches. Avec Extended Thinking, Gemini peut continuer à interagir avec vous pendant qu’il réfléchit et utilise différents outils en arrière-plan. Il peut par exemple vous indiquer qu’il vérifie plusieurs possibilités, poursuivre son travail, puis revenir avec le résultat final. Google prévoit différents niveaux de réflexion afin d’adapter cette capacité à la complexité de la tâche. Cela pourrait progressivement transformer notre manière d’utiliser les assistants vocaux. Pendant longtemps, ils ont surtout servi à effectuer des commandes relativement simples : demander une information, créer un rappel, lancer une musique ou connaître la météo. On commence maintenant à se rapprocher d’un assistant capable de poursuivre une tâche complexe pendant que la conversation continue. Il faut toutefois apporter une précision importante. Gemini 3.8 Live et Extended Thinking sont actuellement proposés par Google aux développeurs, notamment à travers la Gemini API et Google AI Studio. Cela ne signifie donc pas que vous pouvez déjà ouvrir l’application Gemini sur votre téléphone et sélectionner directement « Gemini 3.8 Live ». Ce sont d’abord les développeurs qui peuvent utiliser ces capacités pour construire de nouvelles applications et de nouveaux services. Et c’est probablement dans ces futurs usages que cette évolution deviendra la plus intéressante. On peut imaginer un assistant vocal capable de rechercher plusieurs informations, d’interroger des services extérieurs, de comparer les résultats et de nous tenir informés pendant qu’il travaille. Pour les personnes qui utilisent beaucoup la voix, ou pour lesquelles le clavier et l’écran ne constituent pas toujours le moyen d’interaction le plus pratique, cette évolution mérite particulièrement d’être suivie. Google dispose également de Gemini 3.5 Transcribe, son modèle spécialisé dans la transcription de la parole. Nous en avions déjà parlé précédemment : il ne s’agit donc pas d’une nouveauté de cette semaine. Mais il reste intéressant à suivre, notamment pour la transcription de réunions longues, l’identification de plusieurs intervenants et les usages professionnels liés à l’audio. Et c’est précisément ici que l’autre grande question du moment apparaît. Plus les intelligences artificielles deviennent capables de chercher, comparer, utiliser des outils et agir, plus il devient important de savoir ce qu’elles font réellement. L’autorité espagnole de protection des données, l’AEPD, a indiqué avoir reçu ce qu’elle présente comme le premier signalement d’une violation de données personnelles qui aurait été réalisée à l’aide d’un agent d’intelligence artificielle. Selon les informations disponibles, l’agent aurait utilisé un grand modèle de langage pour identifier des vulnérabilités, accéder à un système, modifier des données personnelles et consulter des factures. L’organisme victime a lui-même déclaré l’incident à l’autorité espagnole. Il faut être très précis sur ce point : l’affaire est encore en cours d’examen. L’AEPD souligne également que l’utilisation d’un modèle particulier dans une attaque ne signifie ni que ce modèle a été compromis, ni que l’infrastructure de son fournisseur a été piratée, ni que le modèle a été conçu dans ce but. Mais le cas est intéressant parce qu’il montre concrètement ce que peut devenir un agent capable d’enchaîner plusieurs actions. Une attaque informatique peut alors être automatisée sur plusieurs étapes : chercher une faiblesse, l’exploiter, accéder à des données, les modifier ou les consulter. Ce n’est plus seulement une question théorique sur ce que les agents pourraient faire demain. C’est précisément pour cette raison que les grands laboratoires commencent à chercher des règles communes. OpenAI travaille désormais avec Anthropic et Google DeepMind sur certaines questions de sécurité de l’intelligence artificielle. C’est une évolution importante, car ces entreprises sont directement concurrentes. Jusqu’ici, plusieurs responsables du secteur demandaient davantage de coopération. Nous avons maintenant l’indication qu’une coordination existe effectivement entre trois des principaux laboratoires. Microsoft avance de son côté avec une autre approche. L’entreprise vient de publier un projet de Humanist AI Code of Conduct. Son principe central est que l’être humain doit conserver un contrôle significatif sur l’intelligence artificielle. Parmi les règles proposées, un modèle ne devrait notamment jamais résister à une correction, une interruption ou un arrêt demandé par un humain. Le texte est encore à l’état de projet et doit être soumis à consultation avant d’être révisé. On voit donc apparaître deux évolutions en même temps. D’un côté, les intelligences artificielles deviennent plus naturelles à utiliser, plus autonomes et capables d’enchaîner davantage d’actions. De l’autre, les entreprises commencent à formaliser les limites qu’elles souhaitent leur imposer. Et c’est probablement là que se trouve le véritable enjeu. Plus une intelligence artificielle devient simple et naturelle à utiliser, plus nous risquons de lui confier spontanément davantage de choses : rechercher une information, comparer des offres, analyser un document, travailler dans une application ou, demain, effectuer directement certaines actions à notre place. La question ne sera donc plus seulement : « Est-ce que l’IA peut le faire ? » Elle deviendra également : « Est-ce que je peux comprendre ce qu’elle fait, reprendre la main et l’arrêter immédiatement si nécessaire ? » Pour moi, c’est ce double mouvement qu’il faudra surveiller : rendre l’intelligence artificielle plus naturelle et plus utile, sans perdre le contrôle sur ce qu’elle fait. Et vous, est-ce qu’un assistant vocal capable de réfléchir et d’effectuer plusieurs tâches pendant la conversation vous semblerait réellement utile au quotidien ? Le podcast Numérique Autrement est également disponible sur Apple Podcasts, Spotify et Amazon Music en recherchant « Numérique Autrement ». C’était le Mercredi de l’intelligence artificielle sur Numérique Autrement. À demain pour le Jeudi de l’accessibilité.

  • September 15 · 4 min

    Le mardi des écosystèmes du 15 septembre 2026 

    Pour ce Mardi des écosystèmes du 15 septembre, Numérique Autrement s’intéresse à trois évolutions qui montrent comment les grandes plateformes cherchent à mieux relier nos appareils : le premier iPhone pliable d’Apple, l’arrivée officielle de Gemini sur Windows et l’ouverture de Galaxy Connect à davantage de PC non-Samsung. Un épisode pour voir si les écosystèmes deviennent enfin un peu plus ouverts… ou simplement plus présents dans notre quotidien. Contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Aujourd’hui, pour ce Mardi des écosystèmes, trois évolutions montrent une tendance assez claire : les grandes plateformes cherchent de plus en plus à faire circuler nos usages d’un appareil à l’autre, sans nous obliger à rester enfermés dans un seul matériel. On commence par Apple, après la keynote du 9 septembre. L’annonce la plus marquante est le premier iPhone pliable de la marque, l’iPhone Duo. Il adopte un format livre avec un écran extérieur et un grand écran intérieur, tout en introduisant deux particularités inhabituelles chez Apple : la compatibilité avec l’Apple Pencil et le retour de Touch ID dans le bouton d’alimentation. Au-delà du produit lui-même, ce qui va être intéressant sera de voir comment Apple adapte réellement son écosystème à ce nouveau format. Passer d’un petit écran extérieur à un grand écran intérieur implique de modifier l’affichage, le multitâche et la manière dont les applications s’organisent. C’est donc moins la charnière qui m’intéresse que la continuité de l’expérience entre les deux formats. Les iPhone 18 Pro et Pro Max évoluent eux aussi avec la nouvelle puce A20 Pro, davantage de fonctions liées à l’intelligence artificielle, à la photo et à l’autonomie. L’Apple Watch Series 12 et l’Ultra 4 poursuivent de leur côté l’intégration de fonctions de santé, d’intelligence audio et de Siri. Apple annonce également plusieurs progrès intéressants en matière d’accessibilité sur ses nouveaux appareils. Je ne vais pas les détailler aujourd’hui : nous y reviendrons jeudi, notamment sur les fonctions liées à l’audition, aux conversations et à VoiceOver. Autre évolution importante, cette fois du côté de Google : Gemini dispose désormais de sa propre application officielle pour Windows 10 et Windows 11. Jusqu’ici, Gemini sur PC restait surtout associé au navigateur. Désormais, l’assistant peut être lancé directement au-dessus de l’application en cours grâce au raccourci Alt + Espace. Cela change davantage de choses qu’il n’y paraît. Un assistant IA qui peut être appelé sans quitter son logiciel commence à devenir une véritable couche de l’environnement Windows plutôt qu’un simple site Web. L’application donne accès aux fonctions habituelles de Gemini, aux services Google connectés et, selon les comptes, à certaines fonctions plus avancées de création d’images ou de vidéos. Google annonce également que d’autres intégrations natives à Windows arriveront progressivement. C’est un sujet que je testerai prochainement sur Numérique Autrement : installation de Gemini sur PC, utilisation au clavier avec JAWS ou NVDA, puis modification ou attribution d’un raccourci clavier si Alt + Espace ne convient pas. Et Samsung évolue lui aussi dans une direction intéressante. Galaxy Connect fonctionne désormais sur davantage de PC Windows qui ne sont pas des Galaxy Book. Avec un appareil Galaxy compatible, certaines fonctions comme Multi Control, Storage Share, Camera Share, Continue on Other Device ou Second Screen peuvent fonctionner sur davantage de PC équipés de composants Bluetooth Realtek ou MediaTek. Autrement dit, posséder un smartphone Galaxy ne vous oblige plus autant qu’avant à acheter aussi un ordinateur Samsung pour profiter des interactions entre les appareils. C’est une évolution importante pour les écosystèmes. Pendant longtemps, les fabricants ont cherché à nous enfermer dans leur propre gamme : téléphone, montre, ordinateur, écouteurs et services de la même marque. Aujourd’hui, les frontières commencent à devenir un peu plus souples. Apple étend son environnement à de nouveaux formats. Google installe Gemini directement dans Windows. Samsung permet à davantage de PC classiques d’accéder à certaines fonctions jusque-là associées aux Galaxy Book. Les écosystèmes ne disparaissent pas, bien sûr. Mais ils commencent à s’ouvrir légèrement au matériel des autres. Et c’est probablement une bonne nouvelle pour les utilisateurs : pouvoir choisir un téléphone Samsung sans devoir acheter un ordinateur Samsung, utiliser Gemini directement dans Windows ou changer de format d’iPhone sans perdre ses applications et ses habitudes. La vraie question sera de savoir jusqu’où les fabricants accepteront réellement cette ouverture. Est-ce le début d’écosystèmes plus compatibles entre eux, ou simplement une nouvelle manière de nous garder dans leurs services même lorsque nous utilisons le matériel d’une autre marque ? Dites-moi quelle évolution vous semble la plus intéressante et laquelle vous aimeriez voir testée sur Numérique Autrement. Le podcast Numérique Autrement est également disponible sur Apple Podcasts, Spotify et Amazon Music en recherchant « Numérique Autrement ». C’était le Mardi des écosystèmes sur Numérique Autrement. À demain pour le Mercredi de l’intelligence artificielle.

  • September 14 · 4 min

    Le lundi de la domotique du 14 septembre 2026 

    La maison connectée évolue : elle ne se contente plus d’exécuter des scénarios, elle devient plus locale, plus contextuelle et de plus en plus capable d’agir de manière autonome. Pour ce Lundi de la domotique du 14 septembre, Numérique Autrement fait le point sur plusieurs tendances qui se dessinent autour de Homey, Home Assistant, Matter, Thread, de l’IA locale, des nouveaux hubs domestiques et de la robotique, avec une question centrale : est-ce que cette maison plus intelligente devient vraiment plus simple à utiliser et à contrôler ? Contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Aujourd’hui, pour ce Lundi de la domotique, on s’intéresse à une évolution qui devient de plus en plus visible : la maison connectée ne se contente plus d’obéir à des scénarios. Elle commence à centraliser davantage de fonctions, à traiter certaines données localement et à devenir plus simple à piloter. Premier exemple avec Homey Portal. Ce nouvel écran de contrôle rond combine un écran tactile et une molette physique pour piloter la maison connectée. Il peut réunir Matter, Thread, Zigbee et Z-Wave, afficher certains équipements comme une sonnette vidéo et servir de point de contrôle sans avoir à sortir son téléphone. Pour Numérique Autrement, la vraie question sera surtout celle de l’accessibilité de cette interface physique. Dans le même mouvement, Home Assistant 2026.9 continue de simplifier l’usage de la maison connectée, notamment avec une meilleure visibilité sur les réseaux Matter, de nouvelles informations sur les connexions, des améliorations de certaines intégrations et toujours plus de possibilités autour de la voix. Shelly pousse aussi l’interopérabilité avec ThreadLink. L’idée est de permettre à des appareils Shelly Gen4 compatibles Matter de fonctionner via Thread tout en conservant les possibilités habituelles de l’écosystème Shelly, notamment l’accès local et certaines API. C’est intéressant parce que Matter et Thread deviennent utiles seulement s’ils simplifient vraiment les installations au lieu d’ajouter une nouvelle couche de complexité. Autre tendance forte : le retour du traitement local. UGREEN HomeAgent veut réunir dans un même appareil stockage, maison connectée et intelligence artificielle locale, avec Matter, Thread, Zigbee, Wi-Fi et Bluetooth. Eufy explore lui aussi cette idée avec MindBase. Derrière ces produits, on voit apparaître une nouvelle catégorie de serveurs domestiques capables de conserver davantage de données à la maison et de piloter plusieurs services sans dépendre systématiquement du cloud. Cette évolution pose une question importante : voulons-nous une maison qui envoie toujours plus d’informations vers des serveurs distants, ou une maison capable de comprendre davantage de choses chez nous, localement ? LG travaille de son côté sur ThinQ Claw, un agent conversationnel destiné à piloter les appareils et services de la maison avec des demandes plus naturelles. Aqara poursuit également cette logique avec de nouveaux éclairages, ses outils Builder et une approche plus contextuelle de l’automatisation. Samsung fait évoluer certains appareils électroménagers avec Tizen OS 10. L’objectif est d’apporter une interface plus récente, davantage de fonctions d’intelligence artificielle et, sur certains modèles, un mode simplifié qui réduit la quantité d’informations affichées. Là encore, une fonction pensée pour simplifier l’interface peut devenir intéressante bien au-delà du simple confort. La robotique domestique continue elle aussi d’évoluer. Roborock complète sa gamme avec les Saros 20 Flow Complete et Saros 20 Neo, tandis que les fabricants cherchent toujours à mieux gérer les obstacles, les zones difficiles d’accès et l’entretien automatique. Philips Hue poursuit de son côté l’élargissement de son éclairage connecté, et Dreame expérimente même de nouveaux objets connectés comme un aquarium intelligent. Enfin, ZTE a présenté un AI Smart Display qui combine écran 4K, commande de la maison et assistant vocal capable d’agir de manière proactive. Il intègre aussi des fonctions de surveillance et d’alerte, comme la détection de chute. Ce type d’appareil montre que l’écran domestique pourrait devenir autre chose qu’un simple tableau de bord : un point central capable de comprendre une situation et de déclencher certaines actions. Tous ces produits sont différents, mais ils racontent finalement la même histoire. La prochaine étape de la domotique ne sera probablement pas d’ajouter encore plus d’objets connectés. Elle sera plutôt de mieux relier ceux qui existent déjà, de rendre leur pilotage plus naturel, de traiter davantage de choses localement et de réduire le nombre d’applications nécessaires. C’est aussi là que l’accessibilité devient essentielle. Une maison réellement intelligente ne devrait pas seulement être capable d’automatiser davantage de tâches. Elle devrait aussi être plus facile à comprendre, à contrôler et à reprendre en main lorsqu’une automatisation ne fait pas ce qui était prévu. Et c’est peut-être la vraie question à suivre : est-ce que la maison connectée devient enfin plus simple, ou est-ce qu’elle devient simplement plus autonome sans toujours nous donner davantage de contrôle ? Dites-moi quelles évolutions vous semblent les plus utiles dans votre quotidien et celles que vous aimeriez voir testées sur Numérique Autrement. Le podcast Numérique Autrement est également disponible sur Apple Podcasts, Spotify et Amazon Music en recherchant « Numérique Autrement ». C’était le Lundi de la domotique sur Numérique Autrement. À demain pour le Mardi des écosystèmes.

  • September 11 · 4 min

    Vendredi tutoriel du 11 septembre 2026

    Et si l’intelligence artificielle devenait aussi simple à utiliser qu’une conversation WhatsApp ? Pour ce Vendredi Tuto, Numérique Autrement s’intéresse à Meta AI, directement intégré dans WhatsApp. Dans cet épisode, je vous montre où le trouver sur iPhone, Android et ordinateur, comment démarrer une conversation et quelles fonctions peuvent réellement être utiles au quotidien. Contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Aujourd’hui, c’est Vendredi Tuto. Ce nouvel épisode est consacré à l’utilisation de Meta AI directement dans WhatsApp, sur iPhone, Android et ordinateur. Meta AI est l’assistant d’intelligence artificielle de Meta. Dans WhatsApp, son fonctionnement est volontairement simple : il s’utilise comme une conversation classique. Sur iPhone, dans l’onglet Discussions, plusieurs accès sont possibles. En haut de la liste, une barre propose « Demander à Meta AI… ». Un autre accès se trouve tout en bas de l’écran, juste après le message indiquant que les messages personnels sont chiffrés de bout en bout et juste avant la barre des onglets. Pour les personnes qui utilisent VoiceOver, un moyen simple consiste à partir de la barre des onglets puis à remonter dans l’écran jusqu’au bouton Meta AI. Une fois ouvert, Meta AI se présente comme une discussion WhatsApp. Après une première utilisation, il apparaît également dans la liste des conversations et on peut y revenir comme avec n’importe quel autre contact. L’utilisation est ensuite très directe : il suffit de se placer dans le champ de saisie, d’écrire sa demande puis d’envoyer le message. Par exemple : « Rédige un message poli pour dire que j’aurai dix minutes de retard. » Ou : « Donne-moi trois idées de repas simples pour ce soir. » Meta AI répond directement dans la conversation. Il est ensuite possible de poursuivre l’échange et de préciser la demande. Par exemple : « Fais-le plus court. » Ou : « Donne-moi une version plus chaleureuse. » Meta AI peut également reformuler un texte, traduire, proposer des idées, expliquer un sujet ou générer certains contenus. Il peut aussi être utilisé dans certaines discussions ou certains groupes en écrivant @Meta AI puis la demande. Par exemple : « @Meta AI propose trois idées de sortie pour samedi. » La réponse apparaît alors directement dans la conversation. Sur Android, le principe reste le même : Meta AI est intégré à WhatsApp et peut être ouvert depuis l’espace Discussions. L’emplacement exact peut varier légèrement selon la version de l’application et le compte. Sur ordinateur, Meta AI peut également être utilisé dans WhatsApp Web ainsi que dans les applications WhatsApp pour Windows et Mac. Meta AI peut aller plus loin qu’une simple réponse à une question. Vous pouvez par exemple lui demander de résumer un texte, comparer plusieurs options, préparer une liste, reformuler un message selon un ton précis, traduire un contenu ou organiser une idée. Selon les fonctions disponibles sur votre compte, Meta AI peut également générer des images, analyser certains contenus partagés dans la conversation ou utiliser des informations récentes pour répondre à certaines demandes. Dans un groupe, il peut aussi servir d’assistant commun pour proposer des idées, résumer une discussion ou aider à préparer quelque chose à plusieurs, à condition de l’appeler avec @Meta AI. L’intérêt est donc de pouvoir utiliser l’intelligence artificielle sans quitter WhatsApp et sans avoir à apprendre le fonctionnement d’une nouvelle application. Il faut toutefois conserver une précaution importante : même si Meta AI ressemble à un contact WhatsApp, il ne faut pas lui transmettre inutilement des informations sensibles, confidentielles ou personnelles. Si Meta AI n’apparaît pas encore dans votre WhatsApp, commencez par vérifier que l’application est bien à jour. La disponibilité et certains éléments d’interface peuvent encore varier selon les comptes et les appareils. Ce qu’il faut retenir, c’est que Meta AI s’intègre directement à un outil déjà familier et reprend un fonctionnement très simple : ouvrir une discussion, écrire une demande, lire la réponse et poursuivre la conversation. Si vous l’utilisez déjà, dites-moi comment vous l’utilisez. Le podcast Numérique Autrement est également disponible sur Apple Podcasts, Spotify et Amazon Music en recherchant « Numérique Autrement ». C’était le Vendredi Tuto sur Numérique Autrement.

  • September 10 · 4 min

    Les jeudis de l’accessibilité du 10 septembre 2026 

    Pour ce Jeudi de l’accessibilité, Numérique Autrement revient sur plusieurs nouveautés concrètes : lunettes connectées, lecture Kindle avec ElevenReader, nouvelles synthèses vocales sur iPhone, NVDA 2026.2, outils braille sur Mac, applications accessibles et progrès autour des aides auditives, de l’électroménager et des démarches administratives. Un épisode pour voir ce qui améliore réellement l’autonomie au quotidien. Contenu audio  Transcription du contenu audio Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Cette semaine, l’accessibilité évolue sur plusieurs fronts, avec beaucoup de nouveautés utiles aux personnes aveugles et malvoyantes. On commence par les lunettes Meta. Avec Be My Eyes, la description visuelle, la lecture de texte et l’assistance mains libres, elles deviennent de vrais outils d’autonomie. Mais cette caméra portée en permanence pose aussi une question de vie privée. Meta renforce justement les protections lorsque le voyant d’enregistrement est masqué : une évolution importante pour concilier assistance et respect des personnes autour. Even Realities ouvre aussi ses lunettes G2 aux applications tierces grâce à Even Hub. Les développeurs peuvent désormais créer et proposer leurs propres applications. Il faudra surtout surveiller si cette ouverture fait émerger de nouveaux usages d’accessibilité. La lecture et les synthèses vocales bougent elles aussi. ElevenReader permet déjà de faire lire avec des voix d’IA naturelles des livres Kindle auxquels on a accès. La fonction est proposée en priorité sur iOS. Pour une écoute longue, l’intérêt est évident : disposer d’une voix plus agréable qu’une synthèse pensée avant tout pour naviguer rapidement. Runa TTS, de son côté, est actuellement disponible en bêta publique sur iPhone. Cette application d’AccessMind ajoute à VoiceOver des voix neuronales ReadSpeaker, notamment en français. Elles peuvent être utilisées comme voix de synthèse dans VoiceOver. La solution est encore en test et certains problèmes de prononciation restent à corriger, mais elle offre déjà une nouvelle alternative aux voix Apple. Sur Windows, NVDA 2026.2 est désormais disponible en version stable, avec plusieurs améliorations concernant notamment la navigation tactile, le braille et certaines commandes. Sur Mac, BrailliantConnect apporte une autre nouveauté intéressante. Cet outil gratuit et open source permet de faire apparaître dans le Finder la mémoire d’une plage braille Brailliant, ainsi qu’une clé USB branchée dessus, pour transférer des fichiers plus simplement, sans macFUSE ni extension noyau. Deux applications iOS retiennent également l’attention. Zerogram est un client Telegram pensé pour VoiceOver, avec des boutons correctement étiquetés, des messages structurés et des actions adaptées au rotor. feeeed propose de son côté un lecteur RSS accessible et gratuit, permettant de construire son propre fil d’actualité sans dépendre uniquement des algorithmes des réseaux sociaux. Deuxième évolution importante : l’accessibilité progresse aussi dans des produits et services grand public. Aux États-Unis, Samsung permet désormais à certains Galaxy Buds de fonctionner comme aides auditives pour les adultes présentant une perte auditive légère à modérée. La fonction n’est pas disponible en France pour le moment, mais elle montre à quel point la frontière entre écouteurs grand public et aide technique devient plus fine. Samsung développe également Easy Mode sur certains écrans d’électroménager, avec une présentation simplifiée, des informations essentielles et des éléments plus lisibles. Haier explore de son côté les exosquelettes pour accompagner certaines difficultés physiques et de mobilité. Là encore, l’intérêt est de voir si ces technologies peuvent réellement améliorer l’autonomie dans des situations concrètes. En France, la DGFiP poursuit aussi ses travaux sur l’accessibilité de la déclaration de revenus en ligne et recueille les retours des utilisateurs. C’est une évolution importante à suivre pour l’accès autonome aux démarches administratives. Enfin, certains progrès réalisés ailleurs montrent ce qui pourrait un jour inspirer l’Europe. Air Canada permet désormais aux personnes handicapées de transporter gratuitement jusqu’à trois aides à la mobilité et d’en suivre le chargement et le déchargement. Toutes ces nouveautés racontent finalement la même chose : l’accessibilité ne concerne plus seulement quelques logiciels spécialisés. Elle se retrouve dans des lunettes, des livres numériques, des synthèses vocales, des applications, des plages braille, des écouteurs, l’électroménager, les transports et les services publics. Et c’est probablement là que se joue le vrai changement : quand l’accessibilité est pensée dès le départ dans les outils que tout le monde utilise, elle devient plus simple, plus naturelle et souvent plus efficace. Mais cela ne suffit pas de multiplier les fonctions. Encore faut-il qu’elles soient réellement utilisables, disponibles en France et pensées avec les personnes concernées. Alors parmi toutes ces nouveautés, laquelle vous semble la plus utile ? Et surtout, laquelle aimeriez-vous voir testée concrètement sur Numérique Autrement ? Retrouvez cet épisode dans son intégralité, partagez votre expérience et vos besoins, et continuons à regarder ensemble ce qui améliore réellement l’autonomie au quotidien. Le podcast est également disponible sur Apple Podcasts, Spotify et Amazon Music en recherchant « Numérique Autrement ». C’était le Jeudi de l’accessibilité sur Numérique Autrement. À demain pour le tutoriel du vendredi.

  • September 9 · 7 min

    Les mercredis de l’intelligence artificielle 

    L’intelligence artificielle ne se contente plus de répondre à nos questions : elle découvre des failles, agit de manière plus autonome, participe à la recherche et nécessite des infrastructures toujours plus importantes. Pour ce Mercredi de l’intelligence artificielle de Numérique Autrement, focus sur plusieurs évolutions majeures : cybersécurité sous Windows, agents autonomes, recherche automatisée, montée en puissance des infrastructures, capacités cyber critiques avec Astra et renforcement de Mistral en Europe. Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte. Contenu audio  L’intelligence artificielle ne se contente plus de répondre à nos questions : elle découvre des failles, agit de manière plus autonome, participe à la recherche et nécessite des infrastructures toujours plus importantes. Pour ce Mercredi de l’intelligence artificielle de Numérique Autrement, focus sur plusieurs évolutions majeures : cybersécurité sous Windows, agents autonomes, recherche automatisée, montée en puissance des infrastructures, capacités cyber critiques avec Astra et renforcement de Mistral en Europe. Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte. Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Cette semaine, plusieurs actualités montrent à quel point l’intelligence artificielle change de dimension. Elle ne se contente plus de répondre à nos questions : elle découvre des failles, agit de manière plus autonome, participe à la recherche et nécessite des infrastructures toujours plus importantes. Un bon exemple vient de Windows. Microsoft publie ce mois-ci plus de 650 correctifs de sécurité, un record. Ce chiffre ne signifie pas forcément que Windows est soudainement devenu beaucoup moins sûr. Il montre aussi que l’intelligence artificielle permet désormais de découvrir beaucoup plus rapidement des vulnérabilités qui auraient auparavant demandé davantage de temps et de travail humain. L’IA accélère donc la recherche de failles, mais elle accélère aussi la course pour les corriger. Une intelligence artificielle capable d’examiner rapidement de grandes quantités de code peut aider les chercheurs à repérer des problèmes avant qu’ils soient exploités. Mais les mêmes capacités peuvent également être utilisées par des personnes malveillantes. Pour les utilisateurs de Windows, la conséquence est très concrète : les mises à jour de sécurité deviennent encore plus importantes. Avec JAWS ou NVDA, il reste cependant prudent de vérifier les premiers retours avant d’installer immédiatement une mise à jour particulièrement importante, surtout lorsqu’elle comporte plusieurs centaines de correctifs. Mais la cybersécurité n’est qu’un exemple de cette montée en puissance. Plus les intelligences artificielles deviennent capables, plus on leur confie aussi la possibilité d’agir. Un incident impliquant des agents liés à OpenAI a récemment attiré l’attention après l’utilisation d’un wiki allemand comme espace de communication et plus de 15 000 modifications effectuées sans autorisation. Au-delà du chiffre, la vraie question est simple : lorsqu’un agent peut agir sans demander une validation humaine à chaque étape, comment s’assurer qu’il reste dans le cadre prévu ? Cette affaire rejoint un autre incident récent au cours duquel un agent avait accédé à des systèmes extérieurs à son environnement initial. OpenAI travaille désormais sur des protections renforcées, avec davantage de surveillance, de confinement et des mécanismes permettant d’interrompre un agent lorsqu’il adopte un comportement inattendu. Et c’est là que la situation devient intéressante : au moment même où l’on cherche à mieux contrôler ces agents, on cherche aussi à leur donner davantage d’autonomie. OpenAI affirme avoir atteint ce qu’elle appelle un « stagiaire de recherche automatisé ». L’idée n’est plus seulement d’aider un chercheur à rédiger du code ou à analyser quelques données. Selon l’entreprise, cet agent peut accomplir sous supervision humaine des tâches de recherche bien définies qui prendraient plusieurs jours à un chercheur qualifié. L’objectif annoncé est désormais d’aller vers un véritable chercheur IA automatisé. L’intelligence artificielle commence donc à participer elle-même au processus qui permettra de développer les futures générations d’IA. Cela pourrait accélérer considérablement la recherche, mais cela crée aussi une boucle assez particulière : des systèmes de plus en plus performants contribuent à construire ceux qui leur succéderont. Et pour faire fonctionner des systèmes toujours plus puissants, il faut évidemment toujours plus de puissance de calcul. OpenAI vient ainsi de conclure un accord pluriannuel avec l’entreprise australienne Firmus pour utiliser deux centres de données en Malaisie. Firmus annonce désormais plus de 900 mégawatts de capacité sous contrat, avec notamment les futures puces Nvidia Vera Rubin. Derrière une simple conversation avec ChatGPT se trouve donc une infrastructure mondiale faite de centres de données, de processeurs spécialisés, de systèmes de refroidissement et d’une consommation énergétique considérable. Cette dimension reste presque invisible pour l’utilisateur. Pourtant, plus les modèles progressent, plus leurs besoins matériels et énergétiques deviennent une question centrale. Cette augmentation de puissance nous ramène d’ailleurs directement à la cybersécurité. GPT-6 Astra est le premier modèle qu’OpenAI classe au niveau « Critical » pour ses capacités cyber dans son propre cadre de préparation. Autrement dit, ses capacités atteignent un niveau suffisamment élevé pour nécessiter des protections particulières. Cela peut être extrêmement utile pour la défense informatique : trouver des vulnérabilités, analyser des systèmes complexes ou aider à corriger des failles plus rapidement. Mais les mêmes capacités peuvent évidemment être détournées. On retrouve donc les deux faces de la même évolution : l’IA devient meilleure pour découvrir et corriger les failles, mais elle devient aussi potentiellement plus efficace pour les exploiter. OpenAI dit renforcer l’isolation de certains environnements, la surveillance des agents et les évaluations avant déploiement. Et pendant que cette course à la puissance s’accélère surtout aux États-Unis, une autre question se pose : quelle place peut encore prendre l’Europe ? Mistral AI vient d’annoncer une levée de fonds de 3 milliards d’euros, pour une valorisation autour de 21 milliards d’euros. Parmi les investisseurs figurent Samsung Electronics et le fonds Scaleup Europe soutenu par l’Union européenne. L’enjeu dépasse largement la réussite d’une entreprise française. La vraie question est de savoir si l’Europe peut construire une capacité suffisamment solide pour ne pas dépendre entièrement d’OpenAI, Google, Anthropic ou d’autres acteurs américains. Mistral reste beaucoup plus petit que ces groupes, mais cette levée lui donne davantage de moyens pour développer ses futurs modèles, renforcer ses capacités de calcul et poursuivre ses travaux de recherche. La participation de Samsung sera également intéressante à suivre, même si aucune nouvelle intégration dans les produits Galaxy n’est annoncée aujourd’hui. Au fond, toutes ces actualités racontent la même transformation. L’intelligence artificielle découvre plus rapidement les failles de sécurité, agit de manière plus autonome, participe à la recherche et exige des infrastructures toujours plus importantes. Ses capacités atteignent parfois des niveaux que leurs propres concepteurs qualifient de critiques, tandis que les États et les grandes régions du monde cherchent à ne pas dépendre entièrement des mêmes acteurs. La question n’est donc plus seulement de savoir quel modèle sera le plus performant demain. Elle devient : qui contrôle ces systèmes, qui possède les infrastructures nécessaires pour les faire fonctionner, quelles règles doivent s’appliquer lorsqu’ils dépassent le cadre prévu, et comment s’assurer que les progrès en matière de puissance s’accompagnent réellement de progrès en matière de sécurité ? Pour les utilisateurs, tout cela peut sembler assez éloigné du quotidien. Pourtant, le Patch Tuesday de Windows montre déjà que ces évolutions ont des conséquences très concrètes. Et plus les agents commenceront à rechercher, réserver, écrire du code, manipuler des logiciels ou accomplir des tâches complexes en plusieurs étapes, plus ces questions deviendront importantes. Que peuvent-ils faire sans nous demander ? Comment savoir ce qu’ils ont réellement fait ? Comment les arrêter ? Et qui est responsable lorsqu’ils se trompent ou dépassent leurs limites ? L’IA devient progressivement moins visible dans son fonctionnement, mais beaucoup plus active dans ses conséquences. Et c’est probablement l’un des changements les plus importants à suivre aujourd’hui. C’était le Mercredi de l’intelligence artificielle sur Numérique Autrement. AÀ demain pour le Jeudi de l’accessibilité.

  • September 8 · 4 min

    Les mardis des écosystèmes du 8 septembre 2026 

    L’intelligence artificielle s’installe de plus en plus profondément dans nos écosystèmes numériques. Pour ce Mardi des écosystèmes de Numérique Autrement, focus sur Android et Samsung, entre remplacement progressif de Google Assistant par Gemini, nouvelles fonctions de One UI 9, services plus contextuels et usages liés aux montres connectées. Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte. Contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Cette semaine, le Mardi des écosystèmes s’intéresse à une évolution de fond : l’intelligence artificielle ne se contente plus d’être une application que l’on ouvre ponctuellement. Elle devient progressivement une couche permanente dans Android, les smartphones Galaxy, les montres connectées et les services qui les relient. Commençons par Android. Google poursuit le remplacement de Google Assistant par Gemini comme assistant principal sur mobile. Depuis le début du mois de septembre, la transition s’accélère et concerne aussi les appareils associés au téléphone : certaines montres Wear OS, des écouteurs compatibles et Android Auto peuvent désormais basculer vers Gemini en même temps que le smartphone. Ce changement est important, car l’assistant vocal n’est plus seulement là pour lancer un minuteur ou répondre à une question simple. Google veut faire de Gemini une interface capable de comprendre davantage le contexte, de dialoguer plus naturellement et de prendre en charge des demandes plus complexes. Mais cette évolution soulève aussi une question très concrète : est-ce que Gemini saura conserver la simplicité et la fiabilité des commandes vocales classiques ? Pour une personne qui utilise beaucoup la voix, notamment avec un lecteur d’écran ou lorsqu’elle ne peut pas manipuler facilement son téléphone, une commande basique doit continuer à fonctionner rapidement et sans ambiguïté. Du côté de Samsung, One UI 9 pousse également l’IA plus profondément dans l’interface. Parmi les fonctions mises en avant, My FanCam peut suivre automatiquement une personne pendant une vidéo et adapter le cadrage. Now Brief regroupe des informations et recommandations personnalisées selon les habitudes de l’utilisateur, avec désormais davantage d’éléments liés à la sécurité et à la confidentialité. Now Nudge va encore plus loin en proposant des suggestions contextuelles au fil de la journée. Là encore, la question intéressante n’est pas seulement de savoir si ces fonctions sont impressionnantes. Il faut surtout voir si elles réduisent réellement le nombre d’étapes nécessaires pour effectuer une tâche ou, au contraire, si elles ajoutent de nouvelles couches d’informations à une interface déjà très dense. Samsung pousse cette logique bien au-delà du smartphone avec sa vision « Companion to AI Living ». L’objectif est de faire circuler l’intelligence artificielle entre les appareils Galaxy, les téléviseurs, les objets connectés et les équipements de la maison, afin que l’écosystème puisse mieux comprendre les habitudes et proposer des actions adaptées. Autrement dit, le téléphone devient de moins en moins un appareil isolé. Il sert de point d’entrée vers un ensemble de services capables de partager du contexte et d’agir de manière plus coordonnée. Cette évolution se retrouve aussi sur les Galaxy Watch. Samsung travaille sur des modèles d’intelligence artificielle capables d’analyser ensemble plusieurs biosignaux, comme le sommeil, la fréquence cardiaque ou l’activité physique. Les recherches xMAE et HiMAE visent notamment à mieux comprendre les relations entre ces données dans le temps pour produire des informations plus personnalisées. L’objectif affiché est de passer d’un simple suivi de données à un accompagnement plus préventif et plus contextuel. Il faut cependant rester prudent. Ces technologies restent en partie expérimentales et ne remplacent évidemment pas un avis médical. Mais elles montrent bien la direction prise par l’écosystème Samsung : utiliser les données déjà collectées par les appareils pour proposer davantage d’interprétation et de recommandations. Au fond, Google et Samsung suivent aujourd’hui une trajectoire assez proche. L’IA quitte progressivement l’application dédiée pour devenir une couche présente partout : dans l’assistant vocal, dans l’interface du téléphone, dans les suggestions, dans la montre et dans les appareils connectés. Cela peut rendre certaines tâches beaucoup plus simples. Mais plus l’écosystème devient capable d’anticiper, plus il devient important de pouvoir comprendre ce qu’il fait, désactiver ce que l’on ne souhaite pas utiliser et garder une interface accessible. La vraie question des prochains mois sera donc moins « quelle nouvelle fonction IA vient de sortir ? » que « est-ce que cette IA rend réellement l’écosystème plus simple à utiliser ? » C’était le Mardi des écosystèmes sur Numérique Autrement. À demain pour le Mercredi de l’intelligence artificielle.

  • September 7 · 3 min

    Les lundis de la domotique du 7 septembre 2026 

    La maison connectée ne se contente plus d’exécuter des scénarios programmés : avec l’intelligence artificielle, elle commence à analyser son environnement et parfois à agir d’elle-même. Pour ce Lundi de la domotique de Numérique Autrement, on s’intéresse à cette évolution à travers plusieurs exemples présentés à l’IFA 2026, avec une question centrale : cette maison plus autonome va-t-elle réellement simplifier notre quotidien, notamment pour les personnes en situation de handicap, ou créer de nouvelles difficultés ? Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte. contenu audio  Transcription du contenu audio  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Et si la prochaine étape de la maison connectée n’était plus de créer toujours plus d’automatisations, mais de laisser la maison comprendre elle-même ce qu’elle doit faire ? C’est une tendance qui se dessine de plus en plus clairement à l’IFA 2026. Plusieurs fabricants ne présentent plus seulement des appareils connectés capables d’obéir à une commande. Ils commencent à montrer des systèmes qui analysent leur environnement, croisent plusieurs informations et prennent certaines décisions sans attendre une consigne précise. Chez Haier, par exemple, l’intelligence artificielle commence à intervenir directement dans le fonctionnement des appareils. Des lave-linge utilisent une caméra et des capteurs pour reconnaître certaines caractéristiques du linge, surveiller le lavage et adapter leur comportement. Dans la cuisine, l’IA peut également intervenir dans la gestion et la conservation des aliments. Mais l’idée va plus loin que l’électroménager. Haier présente aussi des robots domestiques et des technologies d’assistance au mouvement. On voit donc progressivement se rapprocher deux univers que l’on séparait jusqu’ici : la maison connectée et les technologies destinées à faciliter l’autonomie. Même évolution chez DREO avec Air Intelligence. Ici, l’objectif est de faire travailler ensemble différents équipements liés au confort de la maison. Température, humidité, qualité de l’air ou encore activité dans le logement peuvent être analysées afin d’adapter automatiquement le fonctionnement des appareils. Avec Home Air Pilot, DREO explique que le système pourra agir de lui-même lorsqu’il estime disposer de suffisamment d’informations pour prendre une décision fiable. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une préférence personnelle, l’utilisateur doit conserver le contrôle. Cette distinction est intéressante. Une maison capable de décider qu’il faut purifier davantage l’air ou modifier le chauffage peut réellement simplifier le quotidien. Mais à partir de quel moment doit-elle demander l’autorisation ? Cette question devient encore plus concrète avec Tuya et son robot Doova. Doova est conçu pour accompagner les personnes âgées vivant seules. Il peut détecter une situation de chute, localiser la personne et déclencher une alerte si elle ne répond pas. Mais il peut aussi rappeler des médicaments ou des rendez-vous, expliquer un courrier ou une facture, signaler une possible tentative d’arnaque et contrôler certains équipements de la maison à la voix. Là encore, on ne parle plus simplement d’allumer une lampe à distance. La domotique commence à se mélanger avec l’assistance personnelle, la sécurité et l’intelligence artificielle conversationnelle. Tuya présente également Hey Tuya, un assistant destiné à coordonner plusieurs équipements avec des commandes en langage naturel. Et c’est probablement cette évolution qui est la plus intéressante. Pendant longtemps, une maison connectée reposait essentiellement sur des scénarios : si telle condition se produit, alors tel appareil doit effectuer telle action. Avec l’intelligence artificielle, on commence à passer à autre chose. Au lieu de programmer soi-même chaque règle, on pourrait progressivement expliquer ce que l’on souhaite obtenir : avoir une température confortable, réduire sa consommation, surveiller une personne fragile ou adapter la maison à certaines habitudes. Le système se chargerait ensuite de déterminer comment atteindre cet objectif. Pour une personne utilisant un lecteur d’écran, ayant des difficultés cognitives ou simplement peu à l’aise avec des interfaces complexes, cette évolution pourrait rendre la domotique beaucoup plus accessible. Mais elle pose aussi de nouvelles questions. Que se passe-t-il lorsqu’une maison prend une mauvaise décision ? Peut-on comprendre pourquoi elle a agi ? Peut-on reprendre facilement le contrôle ? Et surtout, quelles données faut-il lui confier pour qu’elle puisse connaître suffisamment nos habitudes ? La véritable nouveauté n’est donc peut-être pas tel robot, tel purificateur ou tel lave-linge. C’est le changement de rôle de la maison connectée elle-même. Elle était programmée. Elle devient progressivement capable d’interpréter, de proposer et parfois d’agir. Reste maintenant à voir si cette intelligence supplémentaire simplifiera réellement la vie quotidienne, ou si elle ajoutera une nouvelle couche de complexité. C’était le Lundi de la domotique sur Numérique Autrement. À demain pour le Mardi des écosystèmes.

  • September 4 · 4 min

    Vendredi tuto : découverte de Guided Vision dans Gemini Live

    Pour ce Vendredi tuto de Numérique Autrement, découverte et test de Guided Vision dans Gemini Live : une fonction qui promet d’aider à cadrer un document, explorer un objet et mieux utiliser la caméra sans voir l’écran. Une nouveauté particulièrement intéressante pour les personnes aveugles ou malvoyantes, avec de vrais points forts mais aussi quelques limites. Contenu audio  Transcription  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Aujourd’hui, on teste Guided Vision dans Gemini Live, une fonction pensée notamment pour aider les personnes aveugles ou malvoyantes à mieux utiliser la caméra de leur smartphone. L’idée est simple : au lieu de devoir cadrer parfaitement un document ou un objet sans voir l’écran, Gemini peut donner des indications vocales pour aider à orienter le téléphone, élargir le champ de la caméra et vérifier si ce que l’on veut montrer est correctement visible. Le test a été réalisé sur Android avec TalkBack, d’abord avec une feuille imprimée, puis avec un emballage alimentaire. Premier essai avec une feuille contenant une check-list de départ en vacances d’hiver. La page est correctement cadrée du premier coup et Gemini lit le document sans difficulté. Le plus intéressant, c’est qu’il n’est pas nécessaire de tout faire lire dans l’ordre. Il est possible de demander une rubrique précise, de retrouver une section dans le désordre ou de poser directement une question sur le contenu. Sur cinq questions posées pendant le test, quatre réponses correspondaient bien au document. Sur la cinquième, Gemini a supposé une information qui n’était pas réellement écrite. Cela rappelle qu’il faut rester prudent, même quand la reconnaissance du document fonctionne bien. Pour une information importante, il peut être utile de préciser : réponds uniquement à partir de ce qui est écrit sur la feuille. Le cadrage a ensuite été volontairement compliqué. Gemini détecte qu’une partie du document n’est pas suffisamment visible et demande de le repositionner. Les indications sont globalement compréhensibles, même si elles ne sont pas toujours parfaitement précises. Lors d’un essai, il a par exemple donné une indication vers la droite qui pouvait prêter à confusion entre le déplacement du téléphone et celui du document. Après reformulation, le guidage devient cependant suffisamment clair pour réussir à replacer correctement la feuille. Autre test : la page est volontairement placée tête en bas. Gemini ne le signale pas immédiatement. Il faut insister pour qu’il finisse par proposer de tourner la feuille à 180 degrés. Mais cela ne gêne pas la lecture. Gemini semble corriger automatiquement l’orientation du texte avant de l’analyser, comme le font certains systèmes de reconnaissance optique de caractères. Autre constat : le champ de la caméra est assez large. Une page qui semble relativement décalée peut malgré tout être entièrement visible. Il faut parfois cacher réellement une partie du document ou la placer franchement hors champ pour que Gemini considère que le cadrage n’est plus suffisant. Dans la pratique, c’est plutôt une bonne nouvelle pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude de photographier des documents. Il n’est pas nécessaire d’être extrêmement précis. Gemini conseille souvent d’éloigner légèrement le téléphone pour augmenter le champ visible. Deuxième test, avec un paquet de nouilles. Gemini identifie correctement le produit et lit l’inscription présente sur la face avant. Lorsqu’on lui demande ensuite la composition, il comprend que l’information n’est pas visible sur la face montrée à la caméra et demande de retourner l’emballage. Cela montre bien l’intérêt du mode conversationnel : on ne se contente pas d’une seule image. On peut manipuler l’objet, poser une nouvelle question et poursuivre l’exploration. Le cadrage de l’emballage a lui aussi été volontairement dégradé. Gemini conseille d’abord d’utiliser le zoom. Lorsque l’utilisateur indique ne pas savoir comment faire, il adapte immédiatement son explication et propose simplement d’éloigner ou de rapprocher le téléphone. C’est un détail, mais il est important : l’assistant sait reformuler une consigne technique en une action beaucoup plus simple. La rapidité est également très correcte. Dans les différents essais, les réponses arrivent généralement en environ trois secondes après l’analyse de l’image, et rarement au-delà de cinq secondes. Il est aussi possible de demander à Gemini de reprendre une image et de réactualiser sa réponse après avoir déplacé le document ou le téléphone. Alors, Guided Vision est-il réellement utile ? Le résultat est plutôt convaincant. Le guidage n’est pas parfait. Les notions de droite et de gauche peuvent parfois manquer de précision, et Gemini pourrait mieux distinguer s’il faut déplacer le téléphone ou l’objet. Mais dans la pratique, le large champ de la caméra compense en partie ces limites. Même pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude de cadrer, il semble possible de poser une feuille, demander si elle est correctement visible, suivre quelques indications puis commencer à interroger son contenu. Et l’usage ne se limite pas aux documents. Un emballage, une étiquette, un menu ou un objet du quotidien peuvent être explorés progressivement en dialoguant avec Gemini. Guided Vision ne transforme donc pas simplement Gemini Live en lecteur de texte. Son intérêt principal est de rendre la caméra elle-même plus utilisable sans avoir besoin de voir l’écran. C’était le Vendredi tuto sur Numérique Autrement. Merci de votre écoute et à très bientôt sur Numérique Autrement.

  • September 3 · 3 min

    Les jeudis de l’accessibilité du 3 septembre 2026

    Guided Vision dans Gemini Live, graphiques enfin accessibles dans Home Assistant, nouvelles fonctions Android et mobilité : ce Jeudi de l’accessibilité fait le point sur des évolutions très concrètes qui peuvent faciliter le quotidien. Retrouvez le podcast ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte. Écouter le podcast ci-dessous :  Jeudi de l’accessibilité du 3 septembre 2026  Transcription  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Quand on parle d’accessibilité, ce sont souvent de petites choses très concrètes qui font la différence : bien cadrer un document, retrouver un objet, voyager avec son matériel ou simplement accéder à une information dans de bonnes conditions. Pour ce nouveau Jeudi de l’accessibilité, plusieurs nouveautés vont justement dans ce sens. On commence par Guided Vision dans Gemini Live. Google a travaillé avec des personnes aveugles et malvoyantes pour aider l’utilisateur à mieux orienter la caméra. Gemini peut donner des indications pour cadrer un objet, un document ou une scène avant de l’identifier ou de le lire. Demander à une IA ce qu’elle voit est une chose, réussir à lui montrer exactement ce qu’on cherche en est une autre. Nous testerons cette fonction sur Android avec TalkBack et Gemini Live. Autre nouveauté importante : Home Assistant 2026.9 rend enfin ses graphiques accessibles au clavier et aux lecteurs d’écran. Il est désormais possible d’entrer dans un graphique, de parcourir ses points avec les flèches et d’entendre chaque valeur avec son horaire. Home Assistant ajoute aussi une sonification : les valeurs sont représentées par des sons plus ou moins aigus, ce qui permet de percevoir auditivement une hausse ou une baisse. Cela fonctionne notamment sur certains graphiques en ligne, histogrammes et éléments du tableau de bord Énergie. Les chronologies, diagrammes de type Sankey et graphes réseau ne sont pas encore concernés. Pour une plateforme domotique aussi importante, c’est une vraie avancée : des données de température, d’énergie ou de consommation deviennent enfin beaucoup plus accessibles sans vision. Android ajoute également Motion Assist, une fonction destinée à réduire le mal des transports lorsqu’on utilise son smartphone dans un véhicule. Des repères visuels animés suivent les mouvements du véhicule afin de réduire le conflit entre ce que voient les yeux et ce que ressent le corps. Gemini pourra aussi mémoriser l’endroit où certains objets ont été laissés grâce à Find Hub. On peut lui indiquer où l’on a posé ses clés ou un objet important, puis lui demander plus tard de retrouver cette information. Cela peut être utile pour des personnes ayant des difficultés visuelles, cognitives ou simplement une mémoire un peu capricieuse. Autre évolution concrète : Air Canada permet désormais aux voyageurs en situation de handicap de transporter gratuitement jusqu’à trois aides à la mobilité ou équipements adaptés. L’application permet aussi de suivre le chargement de l’aide à la mobilité. Et si un équipement est trop volumineux pour voyager dans le même avion, Air Canada Cargo peut le transporter gratuitement à l’intérieur du Canada. Plusieurs rendez-vous autour du handicap sont également prévus en septembre. Ce 3 septembre, le FIPHFP propose un webinaire consacré au handicap et à l’emploi dans la fonction publique hospitalière. Le 4 septembre aura lieu la Conférence nationale du handicap, accessible à distance, avec compatibilité annoncée avec les lecteurs d’écran ainsi que du sous-titrage, de la vélotypie ou de la langue des signes française selon les contenus. Le 9 septembre, ATscale organise deux sessions autour d’ATconnect pour recueillir les retours des utilisateurs. Les 15 et 16 septembre, la Web Accessibility in Mind Conference se déroulera entièrement en ligne et gratuitement, avec sous-titrage en direct et interprétation en langue des signes américaine. Enfin, le 16 septembre, ATscale proposera un webinaire sur le financement des technologies d’assistance, avec une session disponible en français. Ce qui ressort, c’est que les avancées les plus utiles ne sont pas toujours les plus spectaculaires. Une caméra mieux guidée, un graphique enfin accessible ou une aide à la mobilité mieux prise en charge peut changer beaucoup de choses au quotidien. Et vous, quelle nouveauté vous semble la plus utile ? Avez-vous testé Gemini Live, utilisé Home Assistant avec un lecteur d’écran ou rencontré des difficultés avec une aide à la mobilité en voyage ? Vous pouvez partager votre expérience en commentaire sur Numérique Autrement ou sur les différentes plateformes où vous retrouvez ce podcast. C’était le Jeudi de l’accessibilité sur Numérique Autrement. Merci de votre écoute. À très bientôt sur Numérique Autrement.

  • September 2 · 4 min

    Les mercredis de l’intelligence artificielle du 2 septembre 2026 

    ChatGPT évolue, Gemini devient plus ambitieux, l’intelligence artificielle entre davantage à l’école et les entreprises travaillent même sur le matériel qui la fait fonctionner. Ce Mercredi de l’intelligence artificielle fait le point sur les nouveautés qui pourraient changer concrètement nos usages. Contenu audio  Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète en version texte. Podcast du mercredi, 2 septembre 2026  Transcription  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. J’espère que vous allez bien. On se retrouve pour un nouveau Mercredi de l’intelligence artificielle, avec cette semaine plusieurs nouveautés qui touchent directement nos usages quotidiens : ChatGPT évolue, Gemini devient plus ambitieux, l’IA entre davantage à l’école et même le matériel qui la fait fonctionner commence à changer. Les tâches planifiées deviennent accessibles aux utilisateurs de ChatGPT Free. Elles permettent de demander à ChatGPT d’effectuer quelque chose plus tard ou régulièrement : recevoir un rappel, obtenir une information chaque jour ou surveiller un changement. L’offre gratuite reste cependant plus limitée que les formules payantes, notamment sur le nombre de tâches actives et leur fréquence d’exécution. ChatGPT propose aussi de nouvelles suggestions personnalisées. L’idée est de proposer des actions ou des questions davantage adaptées au contexte et aux usages de l’utilisateur. C’est pratique, mais cela pose forcément une question : sur quelles informations ChatGPT s’appuie-t-il pour décider ce qui peut nous intéresser ? Ce sujet mérite donc aussi d’être observé sous l’angle de la confidentialité. Autre changement important en Europe : ChatGPT vient d’être désigné par la Commission européenne comme un très grand moteur de recherche en ligne au titre du Digital Services Act, le DSA. Avec plus de 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union européenne, le service devra respecter des obligations renforcées concernant notamment la transparence, la protection des mineurs et la gestion des risques. Pour nous, utilisateurs européens, ce n’est donc pas simplement une histoire de réglementation lointaine : cela pourrait avoir des conséquences concrètes sur le fonctionnement du service. Passons maintenant à Google. Gemini Live veut devenir encore plus naturel à utiliser à voix haute. Google travaille à rendre l’assistant plus agentique : au lieu de simplement répondre à une question, il doit progressivement être capable de comprendre une demande, d’enchaîner plusieurs étapes et d’utiliser différents services pour parvenir au résultat. Autre nouveauté à surveiller : Gemini 3.5 Transcribe, destiné à renforcer les capacités de transcription audio. Reconnaissance de la parole, transformation d’un enregistrement en texte ou exploitation de contenus audio : ce type de modèle peut avoir de nombreux usages, aussi bien personnels que professionnels. Google développe également Gemini Omni 1.1 Flash pour la création vidéo. Le modèle peut notamment prolonger une scène, utiliser une image de départ et une image d’arrivée pour créer une transition et produire des vidéos jusqu’en 4K. Pour l’instant, cela concerne surtout les développeurs via les outils Gemini de Google, mais cela donne une bonne idée de la vitesse à laquelle la génération vidéo progresse. L’intelligence artificielle entre aussi davantage à l’école. À la rentrée 2026, le parcours Pix IA devient obligatoire pour les élèves de quatrième, de seconde générale et de première année de CAP. Attention : contrairement à ce qui a parfois circulé sur les réseaux sociaux, il ne s’agit pas d’une heure de cours d’IA chaque semaine. Le parcours doit apprendre aux élèves à comprendre les IA génératives, mieux formuler leurs demandes, protéger leurs données et développer leur esprit critique. Terminons par le matériel qui fait fonctionner toute cette intelligence artificielle. OpenAI développe désormais ses propres puces destinées à l’IA. L’objectif est notamment de réduire sa dépendance aux grands fabricants de processeurs spécialisés et de disposer d’une infrastructure davantage adaptée à ses propres modèles. C’est un sujet moins visible lorsqu’on utilise ChatGPT depuis son téléphone, mais essentiel : derrière chaque réponse générée se trouvent d’immenses centres de données et énormément de puissance de calcul. Cette semaine montre donc une évolution assez claire : l’intelligence artificielle devient plus accessible, plus autonome et plus présente dans nos usages quotidiens, tandis que les entreprises cherchent aussi à maîtriser toute l’infrastructure qui la fait fonctionner. Et vous, parmi ces nouveautés, laquelle aimeriez-vous que nous explorions davantage ? Les tâches planifiées de ChatGPT, Gemini Live, Pix IA ou encore les suggestions personnalisées ? N’hésitez pas à partager votre avis. À demain pour le Jeudi de l’accessibilité.

  • September 1 · 4 min

    Mardi des écosystèmes du 1er septembre 2026 

    Samsung accélère, l’intelligence artificielle s’installe dans toujours plus d’appareils, et Apple prépare déjà son prochain grand rendez-vous. Ce Mardi des écosystèmes fait le point sur les nouveautés à retenir et sur ce qu’elles pourraient changer concrètement dans nos usages. Le podcast est disponible à l’écoute ci-dessous, suivi de sa transcription complète pour celles et ceux qui préfèrent ou ont besoin d’accéder au contenu en texte. Écouter le podcast Transcription du podcast  Bienvenue sur Numérique Autrement, le podcast qui voit le numérique différemment. Le Mardi des écosystèmes s’annonce très chargé cette semaine, avec plusieurs nouveautés importantes chez Samsung et un rendez-vous déjà fixé chez Apple. Samsung vient d’officialiser le Galaxy S26 FE. Ce nouveau modèle de la famille S26 est surtout intéressant parce qu’il est lancé directement avec One UI 9 et les dernières fonctions Galaxy AI. Samsung met notamment en avant la retouche photo assistée par IA, les outils audio, la traduction instantanée et une intégration plus profonde de l’intelligence artificielle dans le système. Samsung annonce aussi un nouveau Galaxy Book6 14 pouces plus abordable. Pour ceux qui ne connaissent pas, un Galaxy Book est tout simplement la gamme d’ordinateurs portables Windows de Samsung. Cette nouvelle version est proposée à partir de 799 dollars sur certains marchés, avec des processeurs Intel Core Series 3, 8 ou 16 Go de mémoire, jusqu’à 1 To de stockage et une autonomie annoncée pouvant atteindre 25 heures. Elle conserve aussi plusieurs fonctions Galaxy AI, comme AI Select, Note Assist et AI Cut Out, ainsi que Quick Share, Storage Share, Multi Control et la possibilité d’utiliser une Galaxy Tab comme second écran. L’intérêt ici, ce n’est donc pas seulement le PC lui-même, mais la continuité entre ordinateur, smartphone et tablette dans l’écosystème Samsung. Mais One UI 9 continue déjà d’évoluer. Samsung a publié le 28 août une mise à jour de la bêta destinée aux Galaxy S26. Elle ajoute My FanCam, qui peut suivre automatiquement une personne dans une vidéo et recadrer l’image pour différents formats de partage. Now Brief devient aussi plus riche et peut afficher davantage d’informations personnalisées, notamment autour de la sécurité et de la confidentialité. Now Nudge, de son côté, devient plus contextuel et peut proposer des suggestions adaptées à ce qui se passe dans les applications. Pour l’instant, ces nouveautés concernent surtout les utilisateurs déjà inscrits à la bêta One UI 9 sur Galaxy S26. Samsung travaille aussi sur quelque chose de moins visible, mais probablement très important pour les prochaines générations de montres connectées : l’intelligence artificielle directement dans les wearables. Samsung Research développe deux modèles, xMAE et HiMAE, capables d’analyser des données comme la fréquence cardiaque, le sommeil ou l’activité physique. HiMAE est particulièrement intéressant, car Samsung explique qu’il peut fonctionner directement sur un processeur de classe montre connectée. Autrement dit, certaines analyses pourraient être réalisées directement dans la montre, sans devoir systématiquement envoyer les données vers le cloud. C’est intéressant pour la rapidité, mais aussi pour la confidentialité, puisque certaines données sensibles pourraient rester davantage sur l’appareil. Il faut toutefois rester prudent : il s’agit encore de recherche officielle Samsung, pas d’une fonction déjà disponible sur une Galaxy Watch. Et pendant que Samsung fait évoluer ses smartphones, ses ordinateurs et prépare l’avenir de ses montres, Apple donne déjà rendez-vous. La prochaine keynote Apple aura lieu le 9 septembre 2026 à 19 heures, heure française. Apple confirme que l’événement sera diffusé en ligne. Nous ne savons pas encore officiellement tout ce qui sera présenté. Comme toujours, les rumeurs sont nombreuses, mais mieux vaut attendre les annonces d’Apple avant de transformer les suppositions en certitudes. Ce rendez-vous sera évidemment important pour le Mardi des écosystèmes suivant. Nous regarderons les nouveaux appareils, les évolutions logicielles et surtout ce qu’elles changent réellement pour les utilisateurs au quotidien. Cette semaine montre en tout cas une tendance très nette : les écosystèmes ne reposent plus seulement sur le matériel. L’intelligence artificielle s’installe dans le smartphone, l’ordinateur et les objets portés au poignet, tandis que les appareils d’une même marque travaillent de plus en plus ensemble. Et vous, parmi ces évolutions, laquelle vous semble la plus intéressante ? Le Galaxy S26 FE, le Galaxy Book6, l’IA directement dans les montres, ou plutôt ce qu’Apple pourrait annoncer le 9 septembre ? N’hésitez pas à partager votre avis et vos attentes. À demain pour le Mercredi de l’intelligence artificielle.

  • August 31 · 3 min

    Les lundis de la domotique du 31 août 2026 

    Pour ce nouveau Lundi de la domotique, on parle de sécurité, de Matter et d’un nouvel usage qui prend de l’ampleur : la télévision comme tableau de bord de la maison connectée. Au programme également, une serrure TCL compatible Matter over Thread et une évolution chez Ring autour de la protection des vidéos. Retrouvez le podcast complet juste ci-dessous et aussi sur les principales plates-formes de podcast : Amazon Music, Apple podcast, Spotify. Podcast du 31 août 2026  À demain sur numérique, autrement, pour le mardi des écosystèmes 

  • August 28 · 3 min

    ChatGPT et Messages sur Mac : mon test avec VoiceOver

    Découvrez comment ChatGPT peut désormais accéder à l’application Messages sur Mac pour rechercher et lire des iMessage, SMS et RCS, mais aussi préparer des messages à envoyer. Un test réalisé avec VoiceOver qui révèle une fonction prometteuse au quotidien, malgré une installation encore loin d’être totalement accessible. À bientôt sur numérique autrement : le podcast qui voit le numérique différemment. 

  • August 27 · 4 min

    Les jeudis de l’accessibilité du 26 août 2026 

    Cette semaine, Les jeudis de l’accessibilité font le point sur plusieurs nouveautés récentes : lunettes Meta et description de l’environnement avec ScribeMe, navigation assistée avec Mobilio, nouvelle version de NVDA, langue des signes transformée en texte, sous-titrage, communication alternative et accessibilité cognitive. Nous évoquerons aussi Pulsar, une technologie de localisation prometteuse qui pourrait un jour améliorer considérablement la navigation à l’intérieur des bâtiments. Retrouvez toutes ces actualités dans le podcast ci-dessous. À demain sur numérique autrement, pour d’autres aventures numériques 

  • August 26 · 4 min

    Les mercredis de l’Ia du 26 août 2026, 

    Cette semaine dans Les mercredis de l’intelligence artificielle, on fait le point sur les principales nouveautés chez Claude, Gemini et ChatGPT. Au programme : de nouvelles intégrations avec Gmail, Google Drive et Messages sur Mac, des outils d’apprentissage enrichis chez Google, les dernières évolutions de ChatGPT et quelques brèves autour de GPT-5.6 et des usages de l’IA. Retrouvez l’épisode complet dans le lecteur audio ci-dessous. À noter : vendredi, un tutoriel sera consacré à l’utilisation de ChatGPT avec Messages sur MacBook. Les mercredis de l’intelligence artificielle : les principales nouveautés de la semaine chez Claude, Gemini et Ch

  • August 24 · 2 min

    Les lundis de la domotique du 24 août 2026, 

    Dans ce premier épisode des Lundis de la domotique, Numérique Autrement s’intéresse aux évolutions qu’Apple prépare pour la maison connectée : futur hub domestique, HomePod mini, Apple TV, mais aussi à Matter et Thread, qui doivent permettre à des appareils de marques différentes de mieux fonctionner ensemble. L’objectif : comprendre ce que ces nouveautés peuvent réellement changer au quotidien.

  • August 21 · 3 min

    Podcast Episode: Application Notes, sur iPhone. pièce jointe, tableau et autres

    Pip: Numérique Autrement s'est donné pour mission de montrer que l'iPhone, avec VoiceOver, peut faire bien plus que passer des appels — et aujourd'hui, on termine en beauté. Mara: Exactement. On clôt la série consacrée à l'application Notes sur iPhone avec VoiceOver, en explorant les pièces jointes, les tableaux et le partage de notes. Commençons par ce que Notes peut accueillir comme contenu. Application Notes : pièces jointes, tableaux et partage Pip: On arrive au quatrième et dernier épisode d'une série entière dédiée à Notes sur iPhone avec VoiceOver. La question de fond : jusqu'où va vraiment cette application qu'on range trop vite dans la catégorie "bloc-notes basique" ? Mara: La conclusion est posée dès le départ : "Notes est beaucoup plus complète qu'un simple bloc-notes." Après les fonctions de base, la mise en forme et les listes, ce dernier volet couvre trois fonctions supplémentaires — les pièces jointes, les tableaux et le partage. Pip: Et les pièces jointes, c'est déjà plus riche qu'on ne l'imagine. On ne parle pas seulement d'insérer une photo existante. Mara: Depuis le menu Pièce jointe, accessible via la barre d'outils au-dessus du clavier, on peut ajouter une photo de la photothèque, en prendre une nouvelle directement, ou scanner un document sans quitter l'application. Avec VoiceOver, on navigue entre ces options par balayages. Pip: Le scanner de documents, c'est le détail qui change vraiment l'usage — conserver une facture ou un justificatif administratif sans avoir à ouvrir une autre application, c'est concret. Mara: L'épisode le formule bien : cette fonction est utile "pour conserver une facture, un courrier, un justificatif administratif, une notice ou tout autre document papier." L'appareil photo détecte le document et peut capturer automatiquement. Mara: Pour les tableaux, la manipulation demande un peu plus d'habitude. On insère un tableau via le bouton dédié dans la barre d'outils, puis on navigue cellule par cellule avec VoiceOver, double toucher pour éditer. Pip: Le tutoriel est honnête là-dessus : pour des informations simples, une liste reste souvent plus lisible. Le tableau devient pertinent quand plusieurs données doivent être mises en relation — une date, une catégorie, un montant. Mara: Le partage, lui, demande une vigilance précise. Deux modes existent : envoyer une copie, qui transmet le contenu tel quel à un instant donné, ou collaborer, qui ouvre la note à plusieurs participants pouvant la consulter ou la modifier en temps réel. Pip: La distinction n'est pas anodine si la note contient des informations personnelles — envoyer une copie et collaborer, ce n'est vraiment pas la même chose. Mara: Et c'est sur cette mise en garde que la série se referme, en rappelant que Notes peut devenir "un véritable outil d'organisation au quotidien" une fois les commandes principales bien repérées avec VoiceOver. Pip: Quatre épisodes pour épuiser Notes — ça dit quelque chose sur ce qu'on sous-estime dans les applications qu'on croit connaître. Mara: Et VoiceOver traverse tout ça comme un fil conducteur. La prochaine fois, on verra quelle autre fonctionnalité de l'iPhone mérite le même traitement en profondeur.

  • August 20 · 5 min

    Les jeudis de l’accessibilité, 20 août 2026 

    Écouter le podcast Pour ce premier numéro des Jeudis de l’accessibilité, Numérique Autrement s’intéresse aux technologies qui peuvent réellement améliorer l’autonomie : lunettes Meta et intelligence artificielle, évolutions de VoiceOver et Android, sans oublier le braille. Des outils prometteurs, mais avec une question essentielle : est-ce que la technologie simplifie vraiment la vie au quotidien ?

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