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Artwork for La Relève

La Relève

La Relève

La Relève c'est 30 minutes d'interview avec de jeunes talents, un lundi sur deux à 18 heures.

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  • 21 episodes
  • fortnightly
  • French
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  • October 5 · length unknown

    Thibault Raisse Le con de minuit (Pocket) // Gérard de Suresnes (Théâtre de Belleville)

    Aujourd'hui, on recevait Thibault Raisse, auteur de Le con de minuit aux éditions Pocket, sous-titré l'histoire vraie du SDF devenu star de la FM. Cette enquête fait actuellement l'objet d'une adaptation théâtrale signée Grégoire Lopoukhine sous le titre de Gérard de Suresnes au théâtre de Belleville. La mise en scène est signée de Grégoire Lopoukhine et d'Emmanuel Rehbinder. Sur scène un quatuor d'acteurs tous meilleurs les un.e.s que les autres (c'est suffisamment rare pour être souligné) : Bravo donc à Brice Borg, Victoire-Lou Leboucher, Emmanuel Rehbinder et Baudouin Sama. Où il a été question d'adolescence, de la FM des années 90, de poésie ou de quelque chose qui s'en approche, de manipulations, de Lov'in Fun, du star system de Max et bien sûr de Gérard de Suresnes et des débats de Gérard. Au-delà de la madeleine générationnelle des désormais quadra, une certitude : une histoire à portée universelle.. À la mort de Gérard Voisin, Radio Campus avait consacré une émission à ce programme que l'on peut trouver en cliquant ICI Comme indiqué pendant l'émission, Grégoire Loupoukhine écrit des podcast de fiction que l'on peut écouter en cliquant LÀ. ============ L'émission était réalisée par Pablo. Photo d'illustration : détail de la couverture (c) Denoël =========== Pendant l'émission on a écouté Nirvana, Smells like Teen Spirit, extrait de l'album Nevermind (erreur de titre pendant l'émission)

  • September 21 · length unknown

    Olivier GRONDEAU, auteur de Joseph dans la nuit (Ed de L'iconoclaste)

    L'émission était réalisée par Pablo de Cherbourg Photo d'illustration Christophe pour la relève Tous droits réservés Pour cette première émission de la saison, nous recevions un prim romancier Olivier Grondeau, qui publie aux éditions de l'iconoclaste Joseph dans la nuit.. un très grand roman sur l'enfermement et la captivité. Ce premier figure sur la première liste du prix Goncourt. Où il a été question d'autostop de Sur la route de Kerouac, de Britney Spears, de prison, de liberté, de l'Iran, de la liberté d'écrire et de chosir ces mots, des co détenus, d'émotions, de l'histoire de Joseph dans la nuit, de la force des liens et de bien d'autres choses encore... "C'est trop dangereux de s'épuiser de jurons et de sanglots" Pendant l'émission, on a écouté Les Rita Mitsouko, Restez avec moi Catherine Forever La chronique était consacrée à Les perfections de Vincenzo Latronico publié aux éditions Folio Mais avant de commencer qu’auriez vous fait si vous aviez été vingtenaire dans les années 10 ? C’est l’âge approximatif d’Anna et de Tom, un couple de jeunes italiens. C’est l’époque du décollage des réseaux sociaux, des sites Internet et pour ces deux là, c’est à Berlin que ça se passe. C’est là où ils trouvent le lieu idéal pour vivre leur passion, loin des gens qu’ils pensent sans ambition rester dans leur ville du Sud.Télétravailleurs avant la masse, indépendants fabriquant des sites Web ou des chartes graphiques, allant d’un vernissage à une soirée en boîte, ils ont cet âge - les premières années de la vie professionnelle - où on n’est plus vraiment un adolescent, mais sans être encore un adulte. Ils découvrent le monde. Mieux, ils pensent être ceux qui le font. Vincenzo Latrnico, l’auteur des Perfections, revendique d’avoir écrit ce roman comme un hommage aux Choses de George Perec, peut être un des plus grands romans français de la deuxième moitié du vingtième siècle et si les jurés Nobel étaient des gens sérieux, il aurait du le recevoir. mais revenons aux perfections. On y retrouve le même talent pour décrire un couple, sorte d’idéal type, représentant son époque. Chez Perec, on accumulait des choses. Chez Latronico, on est parfait, tant on fusionne entre le monde et la représentation via Internet. Le roman décrit très bien cette génération qui frôle aujourd’hui la quarantaine (et oui le temps passe), raconte ses rêves et ses impasses. Parfois avec un soupçon de cruauté qu’il n’y avait pas dnas mon souvenir chez Perec.. quand l’auteur raconte leur vie sexuelle libérée mais pas trop, leurs engagements mais pas trop.. ou leurs quêtes du nouveau Berlin des années 2020. Ça s’appelle Les perfections. c’est signé Vincenzo Latronico, traduit par Romane Lafore et c’est publié chez Folio. la version initiale avait paru chez les aussi éphémères qu’indispensables éditions Scribes.

  • July 20 · length unknown

    Lucile Novat Voir venir (Éditions du sous-sol)

    L'émission était réalisée par le cherbourgeois Pablo. L'invitée du jour s'appelle Lucile Novat et elle est l'autrice de Voir Venir (Ed du sous-sol), où il est question de rois morts et de jeunes filles vivantes.. Elle avait déjà publié De grandes dents aux éditions de la Découverte (un essai pour lequel on l'avait alors reçue). Où il a été question de la maison d'éducation de la Légion d'honneur, politique, de Barbe bleue, des contes, du langage et du style, de la Seine Saint Denis, des jeunes femmes, de scarifications, de la ville des rois morts et du peuple vivant, une formule du journaliste Jean Marcenac, de Laura Kasichke (un nouveau roman sera publié en septembre.. les fans se réjouissent) ou encore de La pluie d'été de Marguerite Duras. Pendant l'émission on a écouté Jeanette Porque te vas

  • July 13 · length unknown

    Camille Hazoumé J'en ai pas (Ed. Gallimard)

    L'émission était réalisée par Pablo Chevrel Aujourd'hui on recevait Camille Hazoumé, autrice d'un premier roman J'en ai pas (Editions Gallimard) En cliquant sur le lien vous pourrez voir l'image évoquée dans l'émission ou sinon descendez un peu elle est sous la chanson. Pendant l'émission on a écouté Miki Héroïne

  • July 6 · length unknown

    Chez la Turque (Au hasard Editions) avec Charles Flamand

    L'émission était réalisée par le cherbourgeois Pablo. Aujour'hui nous recevions Charles Flamand, auteur d'un premier roman, Chez la Turque, publié aux Editions Au hasard Où il a été question d'une Turque qui vit en Normandie, du travail d'un éditeur, de la campagne aujourd'hui, du poète Yves Bonnefoy, de coquille Saint-Jacques et de coupes mulet (si quelqu'un sait si il faut mettre un S à mulet ?), d'un homme qui écrit, d'une femme qui peint, d'un château, de la fiction et de la vérité, de romanesque, de fantaisie, mais aussi de Normandie, de Barbe bleue et de la famille, celle où on naît et celle qu'on s'invente... Charles Flamand sera à la maison de la presse de Dieppe le 11 juillet à partir de 13 heures, et 16e quai des écrivains de Quiberon le 25 juillet à partir de 14 heures Pendant l'émission on a écouté Family Stereo, Fault lines.

  • June 29 · length unknown

    Alix Boirot Où vont les garçons ? (Ed Les Léonides)

    L'émission a été réalisée par Pablo.Aujourd'hui on recevait la chercheur Alix Boirot, autrice de l'essai Où vont les garçons, aux éditions Les Léonides. Pendant l'émission on a écouté Cindy Lauper Girls just want to have fun

  • June 15 · length unknown

    Leopold Prudon Aliocha disparu (Monsieur toussaint louverture)

    Aujourd'hui on recevait le bédéaste Leopold Prudon pour sa bande dessinée Aliocha disparu aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Où il a été question de familles, de deuil, de jeunesse, des images, des couleurs, de la ville, des révoltes, des enfants souffre-douleur, de polar dessiné, d'un frère et d'une soeur, des chiens et des chats (mais pas de Michel Drucker), des comics américains des années 50 60 mais aussi où on a évoqué Shanghaï et Tintin. Et où on aurait même pu parler du Salinger (Franny et Zooey qui raconte si bien de l'intérieur ce qu'est une famille). Léopold Prudon sera à Munster le 24 juin et à Strasbourg le 27 juin. En septembre, il sera le 24 septembre à la Cité de la BD d'Angoulème, le 25 à la librairie ombres Blanches de Toulouse et le 26 à bordeaux (Crazy cat). Plus d'informations sur son compte insta. L'émission était réalisée par Pablo La chronique de début d'émission était consacrée à Adieux de Sébastian Haffner (Ed Robert Laffont) traduit de l'allemand par Olivier Mannoni Mais avant de commencer, comment vivez-vous les adieux ? C’est ce qui arrive au personnage principal du roman dont je vais vous parler maintenant. De passage à Paris pour quinze jours, Adieux avec un X - c’est le titre du roman - raconte les 24 dernières heures du narrateur qui est venu pour retrouver une jeune femme. Pendant ces 24 heures, on découvrira que le jeune couple s’est fâché, qu’il se séparera peut être définitivement et rencontrera quelques amis. Frantz, l’un de ses amis se fait fait voler son pantalon pendant la nuit. Puis tout ensemble, ils iront déjeuner au restaurant chinois. À deux ils visiteront en une dernière après midi le musée du Louvre (au programme la vénus, le Greco et Manet petit indice) la Tour Eiffel mais rateront les brasseries de Montparnasse faute de temps. Bon, je dois dire l’essentiel, le roman se passe au début des années 30 et le narrateur s’appelle Raimund. il est - lui et ses amis - allemand. La première guerre mondiale est finie depuis une grosse dizaine d’années. Il y a quelque chose de saisissant dans ce roman largement autobiographique, qui semble par certains côtés très moderne : son écriture, ses dialogues et même ses personnages. le travail du traducteur y est sûrement pour quelque chose (mais je ne pourrais pas être formel n’ayant pas lu la VO). Moderne, cette bande de jeunes venues vivre la bohème l’est assurément. Mais ce qui est peut être le plus fantastique dans ce roman, c’est qu’il a été écrit à cette époque et jamais publié. Retrouvé par le fils du romancier, ce livre a été publié en 2025 en Allemagne et depuis quelques mois en France. C’est très étonnant d’ouvrir ce livre en sachant ce qui attend les personnages de retrouver leur amours contrariés, les jalousies ou encore leur difficulté à trouver une place dans la vie, à gagner un peu d’argent. A part quelques remarques ou mots, leur histoire ne croise pas (encore) l’Histoire. Quand on referme le livre, c’est terriblement bouleversant, car c’est, apprend on une histoire vraie. Pendant l'émission on a écouté Claude La pression

  • May 4 · length unknown

    Loïc Hecht La simulation (Ed. Les Arènes)

    L'émission était réalisée par Pablo. Aujourd'hui, on recevait LoÏc Hecht écrivain et journaliste, en un mot nonfictionneur et auteur de La simulation aux éditions Les Arènes.. Où il a été question de Californie, de physique quantique, de la simulation et de tant d'autres choses. Pendant l'émission on a écouté

  • April 20 · length unknown

    Cléo et Kokopello Le ministère des affaires complexes Ed. les arènes BD

    Réalisation de l'émission Pablo Ce soir nous recevions Cléo et Kokopello (@kokopello_bd sur Insta) co-auteurices de Le ministère des affaires complexes, une bande dessinée parue chez Les arènes BD La chronique de début d'émission était consacrée à Vera dans son monde de Gary Shteyngart paru aux éditions de l'Olivier dans une traduction de Stéphane Roques Mais avant de commencer, avez vous un journal des choses que vous ne connaissez pas encore ? Tel est le cas de Vera, 10 ans, une petite fille vivant à New York dans un futur proche (avec un gouvernement anti démocratique ou des IA omniprésentes…) ressemble furieusement à notre présent. Dans ce journal, elle note tous les mots et expressions qu’elle ne comprend pas vraiment. La mère biologique de Véra est une américano coréenne dont elle sait peu de choses. Elle grandit avec son père Igor, un émigré russe qui s’est remis en couple avec Anne. Vera a un petit frère Dylan avec qui elle ne s’entend pas très bien. Elle va à dans une école pour haut, très haut, potentiel, où elle corrige ses professeurs quand ils font des erreurs ou s’inquiète auprès du directeur du respect des normes de sécurité qu’elle semble mieux connaître que lui. Elle essaie d’avoir des amis mais ne fait pas partie des élèves populaires et ne réussit qu’à récupérer le surnom peu amical de “l’experte”. Alors elle joue aux échecs avec son IA Kaspie quand elle rentre à la maison. Et heureusement il y a tante cécile, une amie de sa mère qui essaie de lui apprendre à se débrouiller au milieu de l’école. Et puis il y a ce concours de rhétorique qu’elle doit préparer autour d’un projet de loi constitutionnelle et grâce auquel elle va se rapprocher de Yumi, une fille de diplomates nippons et se lancer dans une quête de sa mère américano coréenne. J’ai lu il y a très longtemps les premiers romans de Shteyngart et j’en avais gardé un souvenir de trop, trop de blagues. Avec Vera dans son monde, il trouve un équilibre parfait et si j’osais je dirais que l’auteur qui est lui même un émigré russe écrit son grand roman américain - comme on dit - en se plaçant à la hauteur d’une petite fille qui observe, comprend partiellement ce qui se passe autour d’elle mais reste fondamentalement -heureusement une petite fille. C’est un roman généreux qui donne une chance à tous les personnages même au gosse de riche insupportable de l’école qui aura un rôle clé. la construction est remarquable, tous s’emboitant au final dans un éloge de ce melting potes (et je l’écris à dessein P O T E S) que sont les Etats-Unis Pendant l'émission, on a écouté La nuit de Vonfelt feat Lescop

  • April 6 · length unknown

    Benoît Coquil Pas perdu (édition Rivages)

    L'émission était réalisée par Gustave. (merci) // Illustration : détail du bandeau @Gabriel Maffeïs (c) Reproduction interdite Aujourd'hui, nous recevions Benoît Coquil pour son roman Pas perdu, aux éditions Rivages. Son précédent livre s'appelait Petites choses (Rivages Poche) Où il a été question de campagne, de labyrtinthe, de masculinité, de coming-out, de maïs, d'écologie, d'agricultures, de paysages, de Rimbaud, de mythologie, d'applications de rencontres, de Borges, du Poitou, de l'Amérique du Sud.... et d'une conférence de l'auteur intitulée « Rêver dans les archives ». Le roman graphique évoqué s'appelle Voleur de feu (Editions Futuropolis). Il a été réalisé par Damien Cuvillier. La chronique de début était consacrée à Les explorateurs de Iegor Gran aux éditions POL Mais avant de commencer, quels souvenirs gardez-vous de vos années lycée ? C’est la question que se pose l’écrivain Iegor Gran dans son dernier roman. Retour vers le passé et les années 80, où une bande de garçons fait face à l’ennui d’une scolarité suivant des rails établis. Alors pour mettre un peu de fantaisie, ils vont imaginer que les profs viennent d’une autre planète ou du moins sont contrôlés par des puissances extraterrestres supérieures. Et le jour où leur professeur de mathématiques évoquera la planète Zugul… ils seront sûrs d’avoir vu juste. C’est le début de leur enquête où ils noteront tout ce qui confirme leur théorie. et c’est bien connu, quand on cherche des preuves, on en trouve. Derrière cette anecdote, Iegor Gran saisit l’occasion pour faire revivre son adolescence, quand l’arrivée du premier walkman est un évémenent (je me demande en disant ce mot walkman si ça évoque quelque chose chez l’auditeur vingtenaire.. pour faire simple c’est l’ancêtre du stream musical), mais aussi où dans une classe de lycée, il pouvait y avoir des élèves soutiens de l’URSS (la Russie soviétéique) et des enfants d’exilés, le père de l’auteur étnat un prisonnier politique ayant passé plusieurs années au sinistrement célèbre goulag Mais c’est bien connu on n’est pas sérieux quand on a 14 ans.. ou disons qu’on est sérieux pour d’autres raisons que plus tard. À 14 ans, les vraies questions sont tout : les copains, les filles (pour cette bande de garçons hétéros). La vraie vie est alors au lycée. Ce qui est très réussi dans ce roman, c’est qu’il n’est pas du tout nostalgique.. L’écrivain sexagénaire n’a pas du tout l’air d’avoir envie de retourner dans ce temps d’avant, quand, d’après certains c’était mieux, forcément mieux. Mais il semble y trouver une confirmation de ce qui fait la trame de son oeuvre : la preuve que nous vivons dans un monde décidément étrange et que sans humour ni fiction, nous ne nous sauverons pas. ça s’appelle Les explorateurs de Iegor Gran et c’est disponible chez POL. Pendant l'émission, on a écouté Kids returen Teenage dreams

  • March 23 · length unknown

    Clara Boussion Embraye, Louise (Ed l'Arpenteur)

    L'émission était réalisée par Gustave Aujourd'hui, nous recevions l'écrivaine Clara Boussion (pardon pour le défaut de prononciation) pour son premier roman Embraye, Louise paru aux éditions L'Arpenteur. Où il a été question de génération, d'une jeune femme mutique, du silence (un luxe mais la panique pour un intervieweur), d'autobiographie, d'Anna Gavalda, des masters de création littéraire, de l'avis des amis, de la ville du Havre, de Die Antwoordt, de l'enfer.. et de bien d'autres choses encore La chronique de début d'émission était consacrée à La chambre de Vilhelm de Tote Ditlevesen. Mais avant de commencer, vous vous débrouillez comment avec vos ex ? Rassurez-vous la relève ne se transforme pas en émission de libre antenne ce soir. Cette accroche c’est pour évoquer un des romans les plus singuliers qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps : La chambre de Vilhelm de l’autrice danoise Tove Ditlevesen que l’on découvre en France grâce aux éditions globe qui ont publié son auto biographie romancée en trois tomes. Je vais essayer de faire simple. LIse et vilhelm se sont aimés. Vilhelm est partie avec une autre femme. Lise qui est écrivaine et donc la narratrice du récit, “décide” aidée par une autre patiente de l’hôpital psy où elle se trouve de passer une petite annonce dans un journal danois de louer la chambre de son ex à un homme. D’où le titre du roman la chambre de Vilhelm.Pour faire simple c’est un peu Tinder dans le Danemark des années 70 et la liberté de cette femme se fait remarquer. Le récit est beaucoup plus complexe et passionnant que le résumé que je viens de faire, car l’autrice véritable intervient dnas le récit, parlant de ses persnnages.. lance des pistes, manie le paradoxe.. J’ai envie de dire que l’autrice ose beaucoup de choses. Par exemple, comme on est chez des gens de lettres : à un moment du récit, le directeur d’un journal lui propose de venir raconter l’histoire de son couple.. et ce récit est des plus étonnants, flirtant avec l’absurde quand l’autrice raconte comment l’opposition à son mari vire à la manipulation infinie de leurs deux psys. Pour finir je voudrais citer un critique qui a écrit mieux que moi ce qu’on peut dire de ce roman. c’est Claude Grimal sur le site en attendant Nadeau : « L’expérience déroute et fascine ». C’est très juste : elle déroute parce qu’on est dans un roman du désamour qu’on a déjà lu des dizaines fois et pourtant on ne l’a jamais lu comme ça. Elle fascine parce qu’elle mêle des registres habituellement inconciliables : à la fois inventif, quasi fantaisiste par moments et se terminant dans une tragédie. et c’est finalement d’autant plus glaçant quant don découvre en lisant la quatrième de couverture que l’autrice s’est suicidée un an après la publication de ce roman. Ça s’appelle La chambre de Vilhelm. c’est signé de Tove DIT LEV SEN et c’est traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen. c’est publié aux éditions Globe Pendant l'émission, on a écouté James Blake I had a dream she took my hand

  • March 9 · length unknown

    Les chemins écarquillés Aurélien Blanchard (Ed Christian Bourgois)

    Image d'illustration : Détail couverture (c) Ed Christian Bourgois Message de service La relève vous donne rendez-vous dimanche 15 mars à 19 heures pour c'est dans l'art. on y parlera bande dessinée. ------------------ Durant cette émission merveilleusement réalisée par Pablo, nous recevions Aurélien Blanchard, primo romancier de Les chemins écarquillés (Ed. Christian Bourgois), un roman aussi singulier que passionnant. Où il a été question du métier d'éditeur, de course-poursuite, des perdants, de l'espoir, de la solitude, de Beckett et de James Bond mais aussi de Kafka, des rencontres, de l'apocalypse, des théories du complot, de l'intelligence et des gens qui comme Vlad sont des "aventuriersde Pendant l'émission on a écouté Gorillaz feat Mark E Smith Delirium La chronique de début d'émission était consacrée à Lundi c'est loin d'Oisin Mc Kenna aux éditions de l'olivier. Traduit par Olivier Deparis. Mais avant de commencer, avez vous passé votre week end en vous disant Lundi c’est loin ? Lundi c’est loin est le titre du roman dont je voudrais maintenant vous parler (et oui c’est le retour de la chronique de début d’émission). Il nous vient d’Irlande qui visiblement de puis le succès de Sally Rooney se spécialise dans les récits de vie sentimentalo sexuelle de jeunes adultes. À moins que ce ne soit un effet des éditeurs qui traduisent des livres qui rappellent ceux de Sally Rooney (je rappelle elle est l’autrice de Normal People, roman et série à succès mondial).. Revenons à Lundi c’est loin, le premier roman de de Oisin McKenna. Nous sommes en 2019 à Londres et une baleine s’est échouée sur les bords de la Tamise. Elle sera un sujet de conversation de tous les protagonistes de ce roman choral. Ils sont jeunes (plutôt trentenaires) vivent des vies précaires et alors qu’arrive ce week end, ils doiven se retrouver. Pendant 48 heures ils vont se croiser. Tous ou presque sont porteurs d’une nouvelle qu’ils doivent annoncer et qu’ils doivent reporter. On n’en dira pas trop pour ne rien divulgacher. Le roman est plein d’énergie, alliant deux tonalités pas si simples à marier : il est à la fois très tendre et ironique. Comme dans un plat sucré salé, l’équilibre des deux ingrédients est parfait dans ce livre qu’on a du mal à lâcher… peut être parce qu’il est construit comme une série (il faudra un jour que quelqu'un’ fasse un travail pour montrer comment les séries ont infusé la construction des romans des années 10 20). Je pourrais vous parler des espoirs des uns et des autres, de la difficulté de dire aux gens qu’on les aime et qu’on veut passer le reste de sa vie OU parce qu’on les aime on va les quitter pour qu’ils psuissent enfin vivre leur vie. Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman c’est la qualité du regard de son auteur, qui nous parle du Royaume Uni d’aujourd’hui, de ce que ça veut dire en 2019 d’être né en Irlande et de vivre à Londres. De la manière dont il note par des détails, une montée d’une forme de nationalisme britannique pas très sympathique. ou encore à la croisée du sentiment et de l’observation sociale, un très beau passage qui raconte le désarroi de la mère d’un fils gay et transfue de classe qui ne sait plus quel lire lui acheter depuis qu’il est allé à l’université.. et on sent bien combien cela la rend triste, mais triste.. et rien que pour ça, Oisin McKenna mérite qu’on lise vite son premier roman. Ça s’appelle Lundi c’est loin de Osin McKenna et c’est traduit par Olivier Deparis aux Editions de l’Olivier

  • February 23 · length unknown

    Peuple de verre de Catherine Leroux (Ed.de L'Olivier) & Fauré en héritage par Gaspard Dehaene (Mirare)

    Nous avons reçu : - Catherine Leroux, une autrice canadienne, pour Peuple de verre aux éditions de l'Olivier - et le pianisteGaspard Dehaene, pour son enregistrement Fauré en héritage, un hommage à Gabirel Fauré, musicien mais aussi directeur du conservatoire et enseignant. Où il a été question de logement, de transmission, des mots, du sens des mots, de Chopin et de Gabriel Fauré, du département de l'Yonne ( ;-) ), mais aussi du Québec, de la verité, des enfants, de leurs pouvoirs et de leurs rêves, de musique classique ou non.... et de bien d'autres choses encore. Pendant l'émission, on a écouté Bjork Human Behaviour (on vous a mis une version live)

  • January 12 · length unknown

    Louise Hémon (L'engloutie) et Guillaume Marbeck (Nouvelle vague)

    Où il a été question notamment du rôle clé des accessoiristes, de la mise en scène, de la nouvelle vague mais aussi de montagne, de la vie en 1900 et tant d'autres choses. On mentionnera ici la musique d'Emile Sornin dans L'engloutie.. Ou du métier de photographe. L'émission était réalisée par Pablo dont c'était le grand retour. Pour cette émission, on a reçu une réalisatrice Louise Hémon pour son premier long métrage passionnant : L'engloutie pour lequel elle a obtenu notamment le prix André Bazin et Jean Vigo. et un acteur Guillaume Marbeck - prix de la révélation masculine aux Lumières 2026 brillant interprètre de JL Godard dans Nouvelle Vague, un film de Richard Linkal La chronique de début était consacrée à La récréation est finie de Dario Ferrari (Ed. du sous-sol) Seul le prononcé fait foi comme on dit... Mais avant de commencer, vous êtes plutôt roman historique ?roman philosophique ? histoire d’amour ou roman de campus ? Parce que si vous avez retenu une des propositions, vous pouvez lire La récréation est finie, un roman italien paru en septembre dernier qui est tout cela à la fois et bien plus. Marcello est un étudiant en lettre qui se retrouve en thèse de lettre un peu par hasard. Son directeur lui impose de travailler sur un écrivain peu connu, terroriste d’extrême gauche mort en prison. Le roman est d’abord l’histoire hilarante de ce vitteloni moderne.. trentenaire qui ne veut pas reprendre le café paternel, thésard pas très sérieux.. Dario Ferrari, l’auteur, excelle à dépeindre le monde universitaire italien qui ressemble beaucoup au nôtre.. entre luttes d’influences entre pontes, moyens toujours réduits et mesquineries à tous les étages. Une partie du livre se déroule à la Bibliothèque françois mitterrand et on imagine que l’auteur lui même docteur a peut être fréquenté ces dalles. La récréation est finie raconte aussi l’histoire de ce groupe de jeunes qui 50 ans plus tôt ont pris les armes. enfin l’histoire de ce groupe tel que le voit Marcello dans ses recherches. Avant d’y arriver, Ferrari prend le temps d’installer les personnages et si l’issue est tragique, le gang part plutôt comme des amateurs. on trouve par exemple le récit d’un braquage de banque où on ne serait pas surpris de croiser Pierre Richard, l’acteur français spécialiste des rôles de distrait maladroit dans des comédies populaires des années 70. On est tenu en haleine par ce gros livre, qui réserve des surprises et des retournements jusqu’à la fin. La récréation est finie est un roman qui réussit à être drôle et profond, intelligent et joyeux, ce qui avouons le ne court pas les rues.. ça s’appelle La récréation est finie c’est écrit par Dario Ferrari et traduit par Vincent Raynaud et c’est aux éditions du sous sol. Pendant l'émission, on a écouté Noor À tous ces garçons

  • Dec 23, 2025 · length unknown

    [Hors série] La relève Hiver et contre toux avec Théo Frilet, comédien et lecteur.

    Photo Marine Dejeanne Reproduction interdite sans autorisation L'émission était réalisée par Thomas (pardon pour l'oubli dans le générique de fin) Pour fêter le solstice d'hiver (enfin ça c'est dans ma tête), Radio Campus Paris a organisé un HLM (hors les murs) à La cantine pas si loin de Pantin. La Relève en était.. et on a notamment reçu Théo Frilet.. Acteur de cinéma et de télévision (notamment), il enregistre aussi des livres audio dont Grindadráp de Caryl Férey, pour lequel il a obtenu le prix Ginkgo, un prix remis lors d'Un livre sur la place, le festival de littérature de Nancy. Où il a été question du métier d'acteur, d'Orson Welles, du pouvoir de la voix, du texte.... Merci à Mirlö de la nouvelle bouquinnerie

  • Dec 23, 2025 · length unknown

    [Hors série] Johanna Luyssen (Les fragments d'Helene Ed. Julliard) et Arbon (les derniers jours de Harry Yuan Au diable vauvert)

    La relève a eu l'insigne honneur de participer au Hors les murs d'hiver de Radio Campus Paris en direct depuis la cantine pas si loin à Pantin (un super endroit, une super découverte pour nous) On a reçu Johanna Luyssens, autrice de Les fragments d'Hélène (Ed. Julliard) et Arbon, auteur de Les derniers jours de Harry Yuan (Ed Au diable vauvert)... deux livres qui peuvent semble différent, mais, qui, avec le recul (oui ben ça va je suis pas rapide.. merci je le savais), visite le passé... celui d'une femme (Hélène Rytmann était son nom) assassinée par son mari, une figure intellectuelle majeure.. En refermant ce très beau récit, on a envie de parodier Camus et d'imaginer Hélène Rytmann heureuse...avant la tragédie. L'autre s'interroge sur une figure majeure du numérique des années 2000 et de ce qu'il est devenu.. (Arbon assure que Harry Yuan a vraiment existé...) Un roman qui emprunte la voix de la fiction pour peut-être mieux dire le réel.. et qui revient sur 30 ans d'histoire récente.. qui emprunte à la vengeance façon Comte de Monte Cristo J'espère que vous aurez autant de plaisir à l'écouter que nous à la présenter. L'émission était réalisée par Thomas et présentée avec Mirlö de la nouvelle bouquinerie. Le livre dont il est question est La mer et son double de Julia Lepère aux éditions du sous-sol. Vous pouvez la retrouver en écoutant l'intégrale du Hors les murs..

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