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Artwork for La cassette style
ArtsFashion & Beauty

La cassette style

Bruno - 2nd_couteau

Une émission par un passionné de fringues, pour les passionnés de fringue
Peut être ton nouveau podcast sur le vêtement masculin préféré !

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  • 26 episodes
  • weekly
  • Avg 27 min
  • French
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  • S3 · E23
    Monday · 34 min

    REDIFF 1 - Pourquoi s'habille t-on comme hier ?

    Rediffusion 1 : Episode 23. Tu t'es déjà demandé pourquoi, dans le vestiaire masculin, l'héritage passé des vêtements est aussi présent, nourrissant la sensation qu'on s'habille avec les pièces de nos grands-parents, ou encore simplement qu'il n'y a aucune révolution stylistique depuis environ 25 ans avec l'avènement du streetwear? Je te propose une réflexion croisée autour d'un livre deSimon Reynolds que j'ai longuement étudié. Il s'appelle Retromania, et je le rapproche d'autres essais comme Mnémosyne de Francois Boutonnet, Fredric Jameson avec le postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif ou encore Post-production de Nicolas Bourriaud. On y envisage que la culture populaire vit une obsession de son propre passé, le futur étant engloutit dans ces archives. Une réflexion inédite dans la sphère du Menswear, abonne toi !

  • S3 · E62
    September 14 · 38 min

    EP.62 - Devred, l’illusion premium ?

    Dans cet épisode, je me penche sur **« Transcender le temps »**, la nouvelle capsule de Devred, et sur le rebranding qui accompagne ce virage. Nouveau logo, monogramme retravaillé, lookbook, ambiance et silhouettes : on décrypte une marque qui cherche clairement à se rapprocher de la mode et à projeter une image plus premium, avec un résultat stylistique plutôt réussi. Mais derrière cette nouvelle image, Devred reste une enseigne de grande diffusion, avec une production industrielle et des choix de fabrication parfois discutables : polyester, montages thermocollés, transparence limitée sur les ateliers… sans pour autant tout mettre dans le même sac que la fast fashion. Car la capsule réserve aussi de bonnes surprises, notamment certaines chaussures et ceintures en cuir fabriquées au Portugal ou en Italie, ainsi que des polos fabriqués en Italie. Bref, un tour d’horizon **sans langue de bois** d’un repositionnement ambitieux : quand une marque accessible cherche à monter en gamme, jusqu’où l’image peut-elle transcender le produit ?

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  • S3 · E61
    September 7 · 28 min

    EP.61 - Regard sur les tendances automne-hiver 2026

    Automne-Hiver 2026 : la mode masculine revient sur terre Pour cet épisode de La Cassette Style, on fait le tour de ce que l’automne-hiver 2026 nous réserve. Et cette saison semble marquer un petit changement de cap : après plusieurs années de silhouettes très spectaculaires, de volumes XXL et d’images pensées pour être immédiatement remarquées, la mode masculine semble vouloir retrouver quelque chose de plus chaleureux, de plus tactile et peut-être aussi de plus humain. Le volume reste important, mais il devient plus travaillé. Le vêtement formel fait son retour, le tailoring reprend de la place, sans pour autant redevenir rigide ou poussiéreux : on continue à le décomplexer par les matières, les couleurs, les proportions et les associations. Côté couleurs, on retrouve une palette particulièrement riche : beaucoup de bordeaux, de marron, de gris anthracite… Des teintes profondes et rassurantes qui vont venir servir de terrain de jeu à des motifs beaucoup plus expressifs : pied-de-poule, carreaux, fleurs, parfois même sur des pièces de tailoring. On parlera aussi du retour du workwear, de la cravate, de cette nouvelle manière de porter le vêtement formel. Bonne écoute !

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  • S3 · E60
    August 31 · 26 min

    EP.60 - Le vêtement séduction

    Le vêtement-séduction La séduction est sans doute l’une des premières raisons pour lesquelles on commence à s’intéresser au vêtement. On découvre qu’une tenue peut attirer un regard, modifier une silhouette, donner une présence, et soudain le vêtement devient un langage. Pourtant, à mes yeux, ce n’est pas forcément la manière la plus intéressante de vivre cette passion : aimer le vêtement pour lui-même, sans lui demander d’atteindre un objectif précis, est peut-être la manière la plus libre de s’exprimer à travers lui. Mais dans la réalité concrète de la séduction, il faut bien accepter d’en jouer les règles, et celles-ci sont pour le moins paradoxales. Il faut s’habiller sans trop s’habiller, faire des efforts sans avoir l’air d’en avoir fait, attirer le regard sans sembler le réclamer. Tout l’art consiste alors à trouver ce fragile équilibre entre intention et naturel. Et puis il y a le corps, qui entre lui aussi dans cette conversation. Car le vêtement ne fait pas que le cacher : il peut le révéler, le souligner, le suggérer, parfois même davantage en le dissimulant. Séduire par le vêtement, c’est donc peut-être autant habiller son corps que lui donner la possibilité de parler. Entre ce que l’on montre et ce que l’on laisse deviner, le vêtement devient alors une manière de mettre le désir en scène, sans jamais tout à fait le dévoiler.

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  • S2 · E59
    August 24 · 26 min

    EP.59 - Trop bien habillé ?

    Dans cet épisode, je pars d’une remarque toute simple, presque anodine d'amis ou de proche : « T’es trop bien habillé ». Sous couvert d'un compliment, cela révèle plutôt un reproche, celui d'avoir franchi pour eux une zone flou. Mais qu’est-ce que ça veut vraiment dire, « trop » ? Trop élégant, trop visible, trop différent du contexte… ou simplement trop éloigné de l’image que les autres avaient de nous ? On parle souvent de la manière de mieux s’habiller mais beaucoup moins de cette peur étrange de s’habiller « trop ». Une peur qui n’est pas seulement liée au regard des autres : elle touche aussi à la confiance en soi, au sentiment de légitimité et à cette zone floue où l’on essaie d’anticiper la manière dont notre apparence sera perçue. Alors, comment apprivoiser cette sensation sans tomber dans le classique « sors de ta zone de confort » ? Peut-être en faisant exactement l’inverse : avancer par petites touches, par micro-expositions, jusqu’à ce que ce qui nous semblait trop devienne simplement… nous. Un épisode sur le vêtement comme langage, sur le regard des autres, et surtout sur la liberté de reprendre progressivement possession de son image.

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  • S2 · E58
    August 17 · 14 min

    EP.58 - L'allure Stockman

    Chez le coiffeur comme dans les vitrines des magasins, il y a parfois cette obsession du propre, du maîtrisé, du parfaitement en place. À force de désépaissir les cheveux, de lisser les silhouettes et de dompter les matières, on finit pourtant par effacer ce qui leur donne du caractère. Et si le style commençait justement là où quelque chose déborde, résiste ou refuse de rentrer dans le cadre ? Une réflexion sur la différence entre être parfaitement présenté et réellement habité ses vêtements, sortir de l'allure Stockman pour faire vivre les frictions.

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  • S2 · E57
    August 3 · 24 min

    EP.57 - Il n'y a rien de plus vieillissant que de vouloir paraître jeune

    Il n'y a peut-être rien de plus vieillissant que devouloir paraître jeune. On connaît tous ces hommes qui, passé un certain âge,semblent vouloir s'accrocher désespérément aux codes de leur jeunesse : lesvêtements trop moulants, les imprimés trop démonstratifs, les tendances suiviesà la lettre, comme s'il fallait absolument prouver qu'on est encore dans lecoup. Mais aussi, le jeune homme qui s'habille en costume 3pièces, cherchant sans doute à se donner un supplément de maturité, ne fera quese rajeunir ou manquer de subtilité dans ses choix – souvent par manque deconnaissances, et aussi d’expériences ! Alors, est-ce qu'il faut s'habiller selon son âge ? Je ne crois pas. C’est une conclusion beaucoup trop pauvre ! Je crois surtout qu'il faut éviter de s'habiller contre son âge.De nier son corps Parce qu'il y a une différence entre avoir 40 ans etvouloir en paraître 25, et avoir 40 ans sans pour autant vouloir s'habillercomme l'image qu'on se fait d'un homme de 40 ans. Autrement dit, sortir de sa silhouette générationnelle. Parce que si le vêtement classique a souvent tendance àparaître plus mature sur le corps, tandis que la tendance est généralementassociée à des silhouettes plus jeunes, il y a peut-être quelque chose àinventer entre les deux. Un mélange subtil, suffisamment décalé pour ne pas nousenfermer dans notre âge, mais suffisamment juste pour ne pas donnerl'impression de vouloir lui échapper. Trouver, quelque part, une silhouette hors du temps. Bonne écoute !

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  • July 27 · 24 min

    Hors-série : l'art de tout foutre en l'air !

    Dans ce nouvel épisode hors-série, je pars d’une histoire de pantalon taché — et d’une décision assez absurde : racheter, très cher, exactement le même pour pouvoir conserver le premier dans son état « intact ». Une tache de graisse, et me voilà à m’interroger sur notre obsession de la perfection, sur ce que nous acceptons de laisser vivre sur nos vêtements, et sur la place très particulière de l’accident dans le vestiaire masculin. Car une tache (et non pas une moustache) n’a pas la même valeur selon le vêtement qu’elle rencontre. Sur un pantalon de travail, elle peut raconter une histoire. Sur un costume ou une pièce de tailoring, elle semble immédiatement devenir une faute. Pourquoi certains vêtements ont-ils le droit de vieillir, de se patiner, de se salir, quand d’autres doivent rester éternellement impeccables ? Je reviens également sur le précédent épisode consacré à la moustache et sur la satire que j’y faisais de l’uniformisation des contenus et des discours dans l’univers du vêtement masculin. L’occasion de remercier celles et ceux qui ont compris le second degré et l’intention derrière cette caricature — et de rappeler pourquoi je préfère, pour ma part, prendre un peu de distance avec le téléshopping permanent et le consensus ambiant qui semblent parfois s’être installés dans cette niche. Enfin, je vous embarque du côté du design et de mes dernières expériences de consommateur : de la fameuse lampe BIC de Seletti et de Mario Paroli, devenue un objet de désir et de spéculation dont les nouveaux « drops » successifs finissent par rendre l’achat particulièrement kafkaïen, jusqu’à une nouvelle expérience de livraison particulièrement laborieuse avec Sklum. Un épisode un peu fourre-tout, donc. Mais peut-être pas tant que ça : derrière les taches, les vêtements, les influenceurs, les objets désirables et les colis qui n’arrivent jamais, il y a finalement une même question : Qu’est-ce qu’on cherche vraiment à posséder, à montrer et à préserver intact ?

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  • S2 · E56
    July 20 · 18 min

    EP.56 - Les influenceurs à moustache

    Épisode 56 — Les influenceurs à moustache : quand tout le monde veut être différent de la même manière** Pourquoi la moitié des influenceurs mode masculine portent-ils aujourd’hui une moustache ? Pourquoi retrouve-t-on les mêmes pantalons larges, les mêmes mocassins, les mêmes vestes vintage, les mêmes intérieurs, les mêmes références ? Derrière cette moustache devenue presque un uniforme se cache une question beaucoup plus vaste : comment une esthétique devient-elle une norme ? Comment des individus qui cherchent à affirmer leur singularité finissent-ils parfois par reproduire les mêmes codes ? Dans cet épisode, je pars d’un phénomène qui prête à sourire pour parler d’influence, d’imitation et de diffusion des normes esthétiques. Car l’influenceur n’est pas seulement celui qui influence : il est aussi lui-même influencé, façonné par un environnement, un algorithme, une époque et une communauté esthétique. Je parle de ce paradoxe des influenceurs, dont la moustache est le symptôme le plus visible : ceux qui cherchent à influencer finissent souvent par ne faire que s’influencer entre eux. À force de reproduire les mêmes codes, les mêmes références et les mêmes signes de distinction, leur microcosme finit par produire une esthétique uniforme où, paradoxalement, tout le monde cherche à se démarquer en se ressemblant, nourrissant un monstre à mille têtes qui se mord la queue. Mais la question n’est pas de savoir comment échapper totalement aux tendances — personne n’y échappe vraiment. La vraie question est plutôt : à quel moment une inspiration devient-elle une simple reproduction ? Et comment rester l’auteur de ses choix vestimentaires dans un monde saturé d’images et d’injonctions ? Si la moustache n’est qu’un symptôme, le vrai sujet est la différence entre une esthétique et un style. L’esthétique est un langage partagé. Le style, c’est la manière personnelle dont on décide de parler cette langue. Un épisode sur les vêtements, évidemment, mais surtout sur notre rapport au goût, à l’identité et à cette étrange époque où tout le monde cherche à être unique… parfois avec exactement avec la même moustache.

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  • S2 · E55
    July 13 · 26 min

    EP.55 - Adoucir l'héritage du vestiaire masculin

    Épisode 55 — Strasbourg, nouveaux départs et adoucir le vestiaire masculin Après plusieurs années à Paris, un nouveau chapitre s’ouvre à Strasbourg. Dans cet épisode, je reviens sur ce changement de vie, ce qu’il transforme dans mon quotidien, mais aussi dans ma manière d’envisager le vêtement, la création de contenu et les projets à venir. Quelles nouvelles envies émergent ? Qu’est-ce qui pourrait évoluer dans les prochains mois ? Un épisode plus personnel, où le décor change autant que les perspectives. Dans un second temps, je m’interroge sur une question qui traverse de plus en plus le vestiaire masculin : pourquoi chercher à en adoucir l’héritage ? Faut-il assouplir les codes, introduire davantage de couleurs, de fluidité ou d’ornement, sans pour autant renier ce qui fait la richesse des formes du passé ? J’explore aussi les deux écueils qui guettent cette démarche. D’un côté, suivre les tendances au point de ne plus produire qu’un vestiaire parfaitement contemporain, mais dénué de véritable personnalité, sans aucun sens si ce n'est celui d'être une victime de la mode pour ainsi dire. De l’autre, s’enfermer dans une fascination pour le patrimoine jusqu’à transformer le vêtement en costume d’époque, coupé des usages, des sensibilités et des enjeux d’aujourd’hui. Entre héritage et modernité, comment construire un style qui dialogue avec son époque sans s’y dissoudre, tout en restant fidèle à soi-même ? C’est la question que je vous propose d’explorer dans ce nouvel épisode de La Cassette Style.

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  • June 22 · 39 min

    EP.54 - Strategie de survie stylistique en canicule

    J’avais prévu de ne pas parler ni de football, ni de la canicule. Mais force est de constater que, dans les jours qui viennent, c’est l'un des deux risque de nous sauter au visage. Et pour ma part, ce sera sans doute davantage l’extrême chaleur que l qui occupera mes pensées. Alors, comment continuer à faire style lorsqu’il fait trop chaud ? Est-il encore possible de maintenir une forme de stratégie vestimentaire dans ces conditions extrêmes ? Ou bien faut-il accepter qu’en été, le style quitte le terrain du textile pour se réfugier dans celui de l’accessoire ? C’est la question que je vous propose d’explorer aujourd’hui. Bienvenue.

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  • S2 · E53
    June 15 · 21 min

    EP.53 - La chemise : volume, intention et paradoxe

    Dans cet épisode de La Cassette Style, je m’intéresse à une pièce qui semble simple mais qui concentre en réalité une infinité de nuances : la chemise. On parle d’abord coupe et proportions : pourquoi et comment “upsizer” une chemise, comment le faire sans tomber dans l’oversize, et surtout ce que chacun de ces choix produit sur la silhouette. Deux logiques différentes, deux intentions opposées : l’une structure autrement, l’autre efface les contours. Je reviens ensuite sur le rôle central du col comme outil de langage vestimentaire. Le col peut amplifier la présence d’un vêtement — jusqu’à des proportions marquées, autour de 8 ou 9 cm — ou au contraire disparaître presque totalement avec le col officier. Deux stratégies opposées mais complémentaires : soit augmenter le volume des détails, soit simplifier la ligne pour renforcer l’épure. À travers ça, j’évoque aussi l’intérêt du col officier dans une logique de layering, notamment pour éviter la superposition de cols et conserver une lecture claire de la silhouette. Enfin, l’épisode explore ce que la chemise porte de plus subtil : un paradoxe fertile. Une forme de gravité légère. Une pièce qui structure sans enfermer, qui impose sans figer, et qui ouvre un espace intéressant pour habiter la silhouette autrement.

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  • S2 · E52
    June 8 · 20 min

    EP.52 - C'est quoi, avoir du style ?

    Cet épisode explore l'idée que l’équation du style pourrait partir d’une idée simple : le style n’est pas un mystère, mais une combinaison de facteurs lisibles. J'y développe sur une vingtaine de minute une équation à 5 facteurs, entre la cohérence, l'intention, la singularité, la silhouette et la maitrise des codes, en envisageant leurs interdépendances pour faire style. Et c'est à mon sens cet ensemble qui fait que des vêtements isolés ne suffisent pas. Mais c’est leur relation entre eux — et avec la personne qui les porte — qui produit une présence. Au fond, l’épisode défendrait cette idée : le style n’est pas une accumulation de pièces, mais une organisation du visible. Une manière de rendre une identité perceptible sans la dire. D'ailleurs, ça me fait penser à une définition de l'art par un artiste nouveau réaliste suédois des années 70, Öyvind Fahlström, qui nous disait que l'art est une manière de produire des formes de manière conscience dans un contexte précis. Le style a quelque chose de cela également.

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  • S2 · E51
    June 1 · 23 min

    EP.51 - En faire moins

    Dans cet épisode, je vous propose une idée à contre-courant : et si on en faisait moins ? À une époque où tout nous pousse à nous démarquer, à être plus visibles, plus originaux, plus remarquables que les autres, le vêtement semble parfois être devenu une performance permanente. Les réseaux sociaux regorgent de silhouettes conçues pour être photographiées plutôt que vécues, de pièces spectaculaires qui attirent le regard mais peinent à trouver leur place dans le quotidien. Et si le style consistait parfois à faire un pas de côté ? À ne pas chercher à occuper toute la lumière ? Après tout, lors d'un mariage, on s'habille souvent avec soin, mais jamais au point d'effacer le marié. En faire moins ne signifie pas renoncer au style. C'est peut-être au contraire lui redonner sa juste place : celle d'un langage, plutôt que d'un mégaphone. Un moyen d'habiter le monde avec justesse, sans avoir constamment besoin d'être remarqué. Dans cet épisode, nous parlerons de discrétion, de présence, de sobriété, mais aussi de cette étrange injonction contemporaine à toujours devoir briller davantage. Et nous verrons comment le vêtement peut devenir non pas un outil pour exister aux yeux des autres, mais une façon plus calme, plus personnelle, d'exister pour soi et d'exprimer une relation au monde plus subtile.

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  • May 25 · 26 min

    EP.50 - Les meilleurs pantalons pour l'été

    Dans cet épisode 50, je m’attaque à une pièce souvent sacrifiée dès que le thermomètre grimpe : le pantalon. Comment continuer à en porter sous une chaleur écrasante sans renoncer à l’allure, au confort ni au style ? Je vous parle de coupe, de matière, de texture, de couleur — de tout ce qui permet à un pantalon de respirer autant que celui qui le porte. Mais surtout, je vous emmène vers des références très personnelles : des pantalons que j’ai aimés immédiatement, des pièces qui ont provoqué chez moi un véritable choc esthétique. Et des pantalons que j’éprouve, certains depuis plusieurs saisons, comme des nouveautés qui rejoignent avec un grand frisson ma collection grandissante. Des vêtements qui cochent toutes les cases : beaux sans effort, vivants dans leurs textures, élégants même froissés par l’été, et capables de transformer une silhouette sans jamais l’étouffer.

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  • S2 · E49
    May 18 · 24 min

    EP.49 - Porter ses anciennes vies

    Dans cet épisode, j’essaie de penser le vêtement comme un palimpseste : une construction faite de couches successives, de traces, d’effacements partiels et de réécritures. L’idée n’est pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de convoquer les différentes versions de soi-même que l’on a déjà été, afin d’enrichir ce que l’on propose aujourd’hui. Nos villes fonctionnent exactement de cette manière. Les centres-villes que nous traversons sont des accumulations de projets successifs : des visions d’architectes, d’urbanistes, parfois abandonnées, parfois transformées, parfois recouvertes par d’autres ambitions. Pourtant, rien ne disparaît totalement. Chaque époque laisse une empreinte, un relief, une tension. Et c’est précisément cette superposition qui produit la profondeur culturelle d’un lieu. Le vêtement peut lui aussi devenir ce territoire stratifié. Une silhouette gagne en densité lorsqu’elle accepte de faire dialoguer plusieurs temporalités : des obsessions anciennes, des références oubliées, des habitudes abandonnées puis retrouvées, des pièces usées qui portent encore la mémoire des gestes et des vies qu’elles ont traversés. Il y a aussi quelque chose de très beau dans le fait de rejouer une ancienne version de soi, mais à la lumière de ce que l’on sait désormais. Reprendre certains éléments en main, les recontextualiser, les regarder avec plus de précision, plus de maturité. Non pas pour céder à la nostalgie, mais pour créer de l’épaisseur. Parce qu’à l’inverse, les silhouettes entièrement prisonnières du présent finissent souvent par manquer de profondeur. Elles ne reposent parfois que sur une seule qualité : celle d’être neuves. Comme si l’absence totale de traces était devenue un idéal. Or un vêtement réellement habité raconte autre chose. Il raconte le temps, l’usage, les frottements, les transformations — tout ce qui fait qu’un style cesse d’être une simple vitrine pour devenir une expression unique et irremplaçable.

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  • S2 · E48
    May 4 · 36 min

    EP.48 - Quand le vetement est une deception

    Dans cet épisode, je mets de côté les fantasmes et les belles promesses pour parler de ce qui fâche : la déception. Celle qui s’invite après l’achat, quand le vêtement ne tient pas ses engagements — ni sur la qualité, ni sur l’expérience, ni sur le ressenti. Je reviens ici sur plusieurs expériences très personnelles avec différentes marques : des pièces aux prix parfois difficiles à justifier, des finitions bâclées, des coutures fragiles, des tissus qui ne vivent pas comme ils devraient… jusqu’à ces moments presque absurdes où un vêtement trahit sa fonction première. Mais au-delà de la critique, cet épisode est surtout une exploration sensible : qu’est-ce qui fait qu’un vêtement “vibre” quand on le porte ? Pourquoi certaines pièces nous accompagnent vraiment, tandis que d’autres nous éloignent peu à peu de cette passion ? Un épisode plus introspectif, presque cathartique, où je questionne le lien entre exigence, attachement et désillusion dans le rapport au vêtement.

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  • S2 · E47
    April 27 · 26 min

    EP.47 - Pourquoi ta chaise a un auteur ( et pas ton manteau) ?

    *Épisode en déplacement au micro-cravate - le son est moins bon qu'avec mon Rhode, retour a la normale la semaine prochaine* Dans cet épisode, je pars d’un constat simple mais troublant : dans le design de mobilier, les créateurs signent. Leur nom est une bannière. De Charles Eames à Verner Panton, le designer devient une figure célèbre qui passe de maison en maison, de grandes marques comme Vitra à celles qui font de gros volumes comme Ikea. Son nom structure un imaginaire, organise un marché, construit une aura. Acheter une pièce, c’est entrer dans un monde, suivre un artiste, un regard, une démarche. Peu importe la tendance, un designer travaille son rapport au monde quoi qu'il arrive. Hors des grandes maisons de luxe comme Dior ou Saint Laurent par exemple, dans le vêtement premium et chez la plupart des grandes marques, cette mécanique semble s’être dissoute. Les noms disparaissent autant que les directions artistiques. Une entité au contour flou prend le dessus. Comme si ça ne comptait plus de savoir qui dessine vraiment ce que l’on porte ? Alors j’essaie de tirer un fil. Habiter un espace, s’habiller soi-même — est-ce si différent ? Une pièce de mobilier organise le corps dans le monde autant qu'un vêtement a mon sens. Dans les deux cas, il s’agit de formes, de volumes, de tensions, d’équilibres. Une chaise impose une posture comme une veste impose une allure. Et puis il y a cette idée d’hybridation. Dans nos intérieurs comme dans nos silhouettes, on compose : une table moderniste avec une lampe space age, une veste tailoring avec un pantalon technique. Les époques dialoguent, les styles se superposent, les influences se frottent. On ne choisit plus une ligne — on construit un langage. Cet épisode est une tentative de cartographie sensible : comprendre pourquoi le design de mobilier célèbre ses auteurs quand le vêtement premium les dilue, et ce que cela dit de notre manière contemporaine de consommer, de collectionner, de nous raconter. Peut-être qu’au fond, s’habiller et habiter relèvent du même geste : donner une forme visible à ce qui nous traverse.

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  • S2 · E46
    April 20 · 24 min

    EP.46 - Les cheat codes du style masculin

    Dans cet épisode, je prends une idée séduisante — presque rassurante — et je la retourne : celle des cheat codes du style masculin. On nous vend des raccourcis et des règles simples. Des formules qui promettent de “bien s’habiller” sans trop réfléchir, ou de faire différemment en dupliquant une astuce. Et ca se passe au niveau de la couleur ou encore dans la manière de porter les vêtements. Alors, je démonte ces fameux cheat codes ; -Parce qu’un style ne se résume pas à une équation. -Parce qu’un vêtement ne fonctionne pas seul. - Parce que l’élégance ou tout autre idée ne se télécharge pas. À travers des exemples, des figures, et aussi mon propre rapport à l’image — notamment sur Instagram — je questionne cette obsession de paraitre vite et de dupliquer l’expérience de quelqu'un d'autre en espérant qu'elle nous aille. Et surtout, j’essaie de comprendre pourquoi ces raccourcis nous attirent autant. Peut-être parce qu’ils nous évitent une chose essentielle : prendre le risque d’exister vraiment dans ce qu’on porte.

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  • S2 · E45
    April 13 · 33 min

    EP.45 - L'élan collectif comme moteur pour experimenter son style

    Dans cet épisode, je t’emmène dans un moment charnière : mon départ de Paris. Une ville que je quitte, mais qui, m’a façonné. Paris, c’est cette chambre d’écho permanente — une densité rare de gens sapés, de marque de niche, de shop vintage et d'évèmement autour de la mode. A PAris, le style circule. Il se capte plus vite aussi ; c’est un élan collectif puissant. Vivre à Paris, c’est aussi expérimenter dans l’anonymat. Tester, rater, recommencer, sans jamais vraiment être assigné. Une liberté précieuse — mais qui a un prix. Un prix très concret : celui d’un quotidien sous tension, où l’on finit parfois par louer la ville autant qu’on l’habite. Et vivre dans une cabine d'essayage géante a 40 balais, ça suffit ! Alors que se passe-t-il quand on quitte ce flux ? Je pars pour l’Est de la France, avec une question en tête : peut-on recréer cet élan ailleurs ? Ou faut-il le réinventer ? Car loin des grandes capitales, l’énergie ne disparaît pas — elle change de forme. Elle devient plus discrète, plus localisée. Elle se niche dans une boutique, une rue, un événement, ou même dans les replis numériques de communautés passionnées. Cet épisode, c’est une réflexion sur ce qui nous met en mouvement. Sur la manière dont un territoire — physique ou digital — peut devenir le moteur de sa trajectoire stylistique personnelle.

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