
Les amitiés toxiques
Dans cet épisode, je parle d’un sujet auquel on est beaucoup à faire face pendant la vingtaine : les amitiés toxiques. Je prends notamment l’exemple d’une amitié qui a marqué mon début de vingtaine, une amitié qui a commencé à Montréal et qui s’est terminée à Paris. Je parle du fait que la toxicité est rarement complètement d’un seul côté de la balance. Souvent, quand on laisse certaines personnes nous atteindre, on leur permet aussi, sans vraiment s’en rendre compte, de prendre une place beaucoup trop importante dans notre vie. S’installe alors une dynamique infernale où l’on se calque sur l’autre, on se fusionne, on lui donne de plus en plus de pouvoir sur nous et on lui laisse la place d’être jalouse, envieuse, critique, jusqu’à parfois avoir une véritable emprise sur notre façon de nous voir et de vivre. On donne presque notre pouvoir sans s’en rendre compte. Peut-être pour être aimé, pour s’adapter, pour être compris, ou simplement parce qu’on a envie de partager sa lumière avec quelqu’un. Mais je me pose aussi la question de la projection. Il est très probable que ce que je ressens soit aussi ce qu’elle a pu ressentir envers moi. Que ma perception d’elle soit peut-être également sa perception de moi. Je parle aussi du film Respire, réalisé par Mélanie Laurent, qui décrit avec une justesse assez troublante l’amitié toxique entre deux adolescentes. Un film qui m’a notamment aidée à mettre des mots sur cette sensation de boule au ventre, d’anxiété et de malaise que j’ai pu ressentir pendant ces années d’amitié. On parle évidemment de la rupture amicale, de ce que ça implique de perdre quelqu’un qui a pourtant été une personne extrêmement importante dans notre vie, et je compare aussi ces dynamiques à celles que l’on peut retrouver dans certaines relations amoureuses toxiques. Parce qu’on parle beaucoup des ruptures amoureuses, mais beaucoup moins de la violence que peut représenter une rupture amicale. J’espère que cet épisode pourra en aider quelques-unes qui ont vécu la même situation ou qui sont en train de la vivre. À mercredi prochain, x
