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Artwork for Décousu

Décousu

Agathees

La mode, objet de tant de désirs et de fantasmes mais également de critiques et de mépris. Faussement accessible, le milieu de la mode entretient jalousement ses mystères et ses richesses parmi lesquelles la Haute Couture. Mais que savons-nous vraiment de cet artisanat (voire Art) de luxe? Incontestablement, la Haute Couture est un pilier de notre Art de vivre à la française qui se perpétue depuis des siècles."Décousu", c'est une plongée en profondeur dans les secrets de la couture, de la création aux savoirs-faire en passant par le fonctionnement du secteur et ses avancées techniques. Qu'est-ce que la Haute Couture? D'où vient-elle? Pourquoi existe-t-elle encore aujourd'hui? A-t-elle un avenir? Autant de questions que nous abordons dans des podcasts documentaires, historiques mais également dans des épisodes spéciaux où des acteurs du secteur entrent en dialogue avec nous.Nous trouver sur instagram: @decousupodcast

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  • 20 episodes
  • fortnightly
  • Avg 1 hr 2 min
  • French
  • August 15 · 1 hr

    Épisode 107 : Faire Couture autrement — Imane Ayissi, l’Afrique au-delà des clichés : premier couturier africain subsaharien a entrer au calendrier officiel de la HAUTE couture parisienne

    Il y a les trajectoires que la mode aime raconter une fois qu’elles ont réussi. Et puis il y a tout ce qui précède : les années de travail, les portes que l’on pousse, celles qui restent obstinément fermées, et cette qualité assez peu spectaculaire mais absolument indispensable à tout créateur indépendant : la persévérance.Dans cet épisode de Décousu, je reçois Imane Ayissi, couturier camerounais installé à Paris, ancien danseur puis mannequin, devenu en 2020 le premier créateur originaire d’Afrique subsaharienne invité au calendrier officiel de la Haute Couture parisienne.Mais plutôt que de nous arrêter à cette consécration, nous remontons le fil.De son enfance dans une famille d’artistes à Yaoundé à ses débuts parisiens, de sa vision très personnelle de la couture à la réalité économique d’une maison indépendante, Imane Ayissi raconte ce qu’il faut réellement pour construire un langage créatif — et parvenir, surtout, à le préserver.Nous parlerons évidemment d’Afrique. Mais moins comme d’une éternelle « inspiration » venue d’ailleurs que comme d’un continent de créations, de savoir-faire, de cultures et désormais de clientèles qui participent à redessiner la géographie mondiale de la couture.Car derrière l’imaginaire très parisien de la Haute Couture, ses salons, ses ateliers et ses institutions, ses visages changent aussi. Qui crée la couture aujourd’hui ? Qui la porte ? Qui peut encore en devenir client ? Et depuis quelles parties du monde se réinvente désormais ce désir d’exception ?Matières artisanales, indépendance, reconnaissance, économie d’une maison, nouvelles clientèles, durabilité et évolution du luxe : une conversation pour regarder la couture depuis Paris, certes — mais surtout bien au-delà.Bonne écoute !

  • July 18 · 57 min

    Épisode 106 : Les Cours du soir PSL : Le vêtement comme fait culturel de premier plan avec Guénolée Milleret

    À l'occasion du lancement des Cours du soir de PSL, et plus particulièrement du cycle « La mode sous toutes ses coutures », Décousu vous propose un épisode consacré à une discipline encore trop souvent reléguée au second plan : l'histoire de la mode.Car le vêtement ne fait peut-être pas le moine. Mais il dit beaucoup de sa place dans le monde, de son époque, de ses moyens, de ses désirs — et parfois même de ce qu'il préférerait tenir caché.La mode n'est jamais seulement une affaire de jupes, de vestes ou de longueurs de manches. Elle raconte les hiérarchies sociales, les rapports de genre, les transformations du travail, la circulation des matières, les empires, les révolutions industrielles et les puissances de l'image. Autrement dit, toute une société, à condition de savoir regarder.Pour en parler, je reçois Guénolée Milleret, historienne de la mode, enseignante à l'École des Arts Décoratifs – PSL, ancienne responsable des archives documentaires de la maison Yves Saint Laurent et fondatrice de l'iconothèque Images GuenoMiller. Depuis de nombreuses années, elle œuvre à faire reconnaître le vêtement pour ce qu'il est réellement : un objet historique, culturel et politique de premier plan.Ensemble, nous nous demanderons ce qu'une silhouette peut révéler d'un ordre social, comment le corset, le costume, le coton ou la vitrine racontent chacun une certaine idée du monde, et pourquoi l'histoire de la mode ne saurait se réduire à une aimable succession de tendances — ce qui, reconnaissons-le, lui fait déjà gagner quelques galons de respectabilité.Nous parlerons de corps, de morale, d'émancipation, de commerce textile, de patrimoine, de colonialité, d'archives, de musées, mais aussi de la manière dont le vêtement constitue un formidable document historique, capable de raconter les sociétés parfois mieux que de longs discours.Si l'on considère souvent la mode comme le reflet de son époque, cet épisode propose d'aller un peu plus loin : et si elle en était aussi l'une des meilleures clés de lecture ?Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast pour ne louper aucun épisode !Bonne écoute !

  • June 27 · 54 min

    Épisode 105 : Dans l'ombre des créateurs — Les coulisses du recrutement créatif chez Louis Vuitton avec Millie de La Valette

    Lorsque l'on évoque la création dans le luxe, les regards se tournent presque toujours vers les directeurs artistiques. Quelques noms, quelques visages, quelques figures devenues emblématiques. Pourtant, derrière chaque collection, chaque défilé, chaque objet de désir, se cache une réalité bien plus vaste : celle de centaines de créatifs qui, dans l'ombre des studios, dessinent, développent, recherchent, expérimentent et donnent corps aux visions des maisons.Mais comment recrute-t-on la création ?Comment repère-t-on, parmi des milliers de portfolios, celles et ceux qui contribueront peut-être à façonner le luxe de demain ? Qu'est-ce qu'un talent créatif aujourd'hui ? Une virtuosité technique ? Un univers singulier ? Une curiosité insatiable ? Une personnalité capable de s'épanouir au sein d'un collectif extrêmement exigeant ?Dans cet épisode de Décousu, je reçois Millie de La Valette, Head of Creative Talent Acquisition chez Louis Vuitton, pour lever le voile sur un métier aussi discret que stratégique : celui qui consiste à identifier, attirer et accompagner les talents créatifs d'une des maisons les plus influentes au monde.Née au Brésil, d'origine japonaise et installée en France depuis plus de trente ans, Millie porte un regard profondément international sur la création contemporaine. Ensemble, nous parlerons de ces nouveaux territoires créatifs qui émergent loin des capitales historiques, de la Géorgie aux scènes encore peu observées par l'industrie, mais aussi de la manière dont une maison comme Louis Vuitton construit des équipes internationales capables de conjuguer diversité culturelle et excellence créative.Nous parlerons également de la jeune génération : de ses aspirations, de son rapport au travail, de son désir — ou non — d'intégrer les grandes maisons, et des qualités que recherche aujourd'hui une industrie en pleine mutation.Car recruter un créatif ne consiste pas simplement à embaucher un collaborateur. Il s'agit aussi de pressentir une sensibilité, de reconnaître une promesse, parfois avant même qu'elle ne soit pleinement révélée. Un épisode sur le talent, l'intuition, la transmission et sur tous ceux qui, dans l'ombre des créateurs, participent eux aussi à écrire l'histoire du luxe. Bonne écoute !Merci à celles et ceux qui prendront le temps de partager, liker et commenter l'épisode ! Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast

  • June 13 · 1 hr 7 min

    Épisode 104 : L'intelligence artificielle dans la mode : une révolution déjà à l'œuvre avec Valérie Brunet de Style3D

    Pendant des décennies, faire une image de mode supposait un studio, des mannequins, des vêtements, des photographes, des stylistes, des retoucheurs, des décors, des transports, des échantillons. Bref, tout un monde.Aujourd’hui, une simple modélisation 3D, quelques données produit et une intelligence artificielle promettent de générer en quelques minutes ce qui nécessitait auparavant plusieurs jours de préparation et des milliers d’euros de production.Alors, sommes-nous en train d'assister à une révolution comparable à l'arrivée du numérique dans la photographie ? Ou simplement à une nouvelle promesse technologique dont les limites sont encore largement sous-estimées ?Dans cet épisode de Décousu, je reçois Valérie Brunet de Style3D @style3D_official pour explorer l'une des mutations les plus fascinantes — et les plus controversées — de l'industrie de la mode : l'arrivée de l'IA générative dans la production d'images.Comment ces outils fonctionnent-ils réellement ? Jusqu'où peuvent-ils reproduire le tombé d'un tissu, la texture d'une broderie ou la lumière d'un shooting ? Qui possède les images générées ? Où sont stockées les données ? Quel est l'impact environnemental réel de ces technologies ? Et surtout : que deviennent la créativité, le regard du photographe ou la singularité d'un directeur artistique lorsque l'image est produite par algorithme ?Car derrière la prouesse technologique se cache une question plus profonde : dans une industrie fondée sur le désir, la matière et l'incarnation, jusqu'où sommes-nous prêts à remplacer le réel par sa simulation ?Un épisode sans technophilie béate ni rejet de principe, pour comprendre ce qui est déjà possible, ce qui ne l'est pas encore, et ce que l'IA pourrait changer — ou non — dans le futur de la mode.Bon épisode et merci pour vos partages !Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast

  • May 30 · 1 hr 5 min

    Épisode 103 : Les métamorphoses du désir — crise ou mutation ? Comprendre le luxe en 2026, avec Pierre-François Le Louët (NellyRodi)

    Il est des époques où les tendances changent. Et puis il est des époques où c’est le désir lui-même qui se transforme.Depuis plusieurs mois, le secteur du luxe s’interroge. Ralentissement de la croissance, consommateurs plus hésitants, nouvelles attentes, essoufflement de certains récits de marque, montée des injonctions environnementales et sociales, bouleversements géopolitiques… S'agit-il d'une simple turbulence conjoncturelle ou des signes d'une mutation plus profonde ?Pour tenter d’y voir plus clair, Décousu reçoit Pierre-François Le Louët, président de NellyRodi, cabinet de prospective stratégique qui accompagne depuis plus de quarante ans les acteurs du luxe, de la mode, de la beauté et des industries créatives dans la lecture des transformations de leur époque.Au fil de cette conversation, nous parlons de désir, de prospective, de création, d’intelligence artificielle, de nouvelles générations, de durabilité, de mondialisation, mais aussi de cette question qui traverse aujourd’hui toute l’industrie : comment rester désirable lorsque le monde change plus vite que les modèles qui l’ont façonné ?Les consommateurs ont-ils réellement changé ?Le luxe traverse-t-il une crise passagère ou une transformation structurelle ?Les marques comprennent-elles encore leur époque ?Que faut-il conserver, que faut-il réinventer ?Et surtout : comment distinguer les phénomènes de mode des mouvements de fond qui redessinent déjà l’avenir du secteur ?Un épisode sur l’art délicat de lire son temps, sur ce que le luxe révèle de nos aspirations contemporaines, et sur les métamorphoses silencieuses du désir qui traversent notre époque.Retrouvez Décousu sur instagram : @decousupodcast, et bon épisode !

  • May 9 · 1 hr 13 min

    Épisode 102 : Du Salon au Flacon — Le parfum, arme secrète des maisons de couture histoire d'un lien culturel et commercial avec Elisabeth de Feydeau

    Il est des objets plus puissants qu’ils n’en ont l’air. Invisibles, immatériels presque, et pourtant capables à eux seuls de résumer une époque, une silhouette, une maison, parfois même un imaginaire entier.Le parfum fait partie de ceux-là.Dans cet épisode, Décousu remonte le fil d’une histoire aussi culturelle qu’économique : celle du lien intime entre la couture et le parfum. Car derrière chaque grand flacon se cache souvent bien plus qu’une simple fragrance : une stratégie de marque, une vision du luxe, une manière de diffuser le rêve bien au-delà des salons de couture.Aux côtés d’Elisabeth de Feydeau, historienne du parfum, nous explorons cette alliance fondatrice entre mode et parfumerie — depuis les premiers grands parfumeurs français jusqu’à l’entrée fracassante des couturiers dans cet univers au début du XXᵉ siècle. Paul Poiret, Gabrielle Chanel, Lanvin, Patou, Dior, Yves Saint Laurent, Mugler… autant de maisons qui ont compris très tôt qu’un parfum pouvait devenir bien plus rentable qu’une robe, mais aussi bien plus durable dans l’imaginaire collectif.Car si la couture habille quelques corps, le parfum, lui, permet d’habiter le monde entier.Au fil de la conversation, cet épisode interroge aussi ce que le parfum raconte du luxe lui-même : son industrialisation, sa démocratisation, sa mondialisation, mais aussi sa capacité unique à fabriquer du désir, de la mémoire et de la fidélité.Pourquoi les maisons de couture ont-elles presque toutes fini par créer des parfums ?Comment un flacon peut-il financer une maison entière ?Et aujourd'hui, que le parfum nous dit-il du secteur et de ses mutations profondes? Un sillage bien plus bavard qu'il n'y paraît...Un épisode entre histoire culturelle, stratégie économique et esthétique du désir — où l’on découvre que, depuis plus d’un siècle, le parfum est peut-être la plus discrète… mais aussi la plus redoutable des armes du luxe.Bon épisode !Retrouvez Décousu sur Instagram @decousupodcast

  • April 18 · 1 hr 10 min

    Épisode 101 : La mode peut-elle boucler la boucle? Recyclage du polyester, promesse ou mirage ? Avec Alain Poincheval de Reju

    Il est des promesses industrielles qui sonnent comme des évidences — recycler, boucler, régénérer — et qui, pourtant, se dérobent dès que l’on s’approche de leur mécanique réelle.Dans cet épisode, Décousu soulève le voile sur l’un des grands récits contemporains de la mode : celui de la circularité textile. Aux côtés d'Alain Poincheval, représentant REJU, nous entrons dans la matière — littéralement. Le polyester, omniprésent, ses illusions de recyclabilité, et cette vérité moins commode : aujourd’hui encore, la quasi-totalité du “recyclé” textile provient… de bouteilles plastiques.Alors, que signifie recycler un vêtement en vêtement ? Que reste-t-il de la promesse lorsque surgissent les verrous bien concrets — fibres mélangées, teintures, qualité, collecte, coûts ? Et comment les faire sauter? Pour quels enjeux réels, au-delà du seul discours environnemental?Au-delà de la technique, c’est tout un système que cet épisode interroge. Car derrière la boucle fermée se cache une équation autrement plus délicate : peut-on rendre la circularité rentable ? Et à quelles conditions — industrielles, réglementaires, créatives — faudrait-il repenser la mode pour qu’elle le devienne réellement ?Un épisode pour comprendre, sans simplifier. Et pour regarder, avec lucidité, ce que l’industrie peut — et ne peut pas encore — tenir comme promesse.Bon épisode ! Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

  • April 4 · 1 hr 12 min

    Épisode 100 : L'Inde face au luxe français : Héritages, désirs et nouveaux équilibres géopolitiques avec Anish Singh

    Il est des marchés où certains pays dominent, et le luxe - surtout vu depuis Paris - semble être chasse gardée de la France. Partout, et presque depuis toujours, pense-t-on, tous les regards se tournent vers l'Hexagone en la matière. Mais ne serait-ce pas un regard borgne, surtout à l'heure des grands basculements? Car il y a l’Inde. Un territoire où le luxe ne commence ni avec Gabrielle Chanel ni avec l’avenue Montaigne, Louis XIV, le Second Empire etc, mais bien avant : dans les cours royales, les textiles, les pierres, les gestes, et une histoire longue, autonome, profondément enracinée.Dans cet épisode, je reçois Anish Singh, expert reconnu du marché indien du luxe et fondateur du Bhartiya Paris Club, pour tenter de comprendre ce que ce marché dit — non seulement de lui-même — mais aussi de nous.Car à l’heure des basculements géopolitiques, où la Chine se referme et où les États-Unis vacillent, l’Inde apparaît comme un horizon stratégique. Mais un horizon exigeant : fiscalité contraignante, usages profondément culturels, rapport cérémoniel au luxe, importance du sur-mesure, poids des hiérarchies sociales. Nous parlons aussi de ce que les maisons françaises projettent sur l’Inde — et de ce que l’Inde perçoit réellement de ce luxe qui se pense universel. Entre admiration, distance culturelle et réalité industrielle (car nombre de savoir-faire y sont déjà produits), une tension féconde se dessine.Enfin, se pose une question plus vaste, presque politique : le luxe peut-il encore s’exporter sans se transformer ? Ou sommes-nous en train d’entrer dans un monde où il faudra, enfin, apprendre à regarder ailleurs — vraiment ?Un épisode pour comprendre que le luxe, loin d’être un langage universel, est peut-être d’abord une affaire de cultures, de pouvoirs… et de points de vue.Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast

  • March 21 · 44 min

    Épisode 99 : Dans l’œil de Jean-Daniel Lorieux : histoire et réalités de la photographie de mode depuis les années 1970s

    Il y a, dans la photographie de mode, quelque chose d’insaisissable. Une image qui semble évidente — et qui pourtant résulte d’un regard, d’un instant, d’un geste presque invisible.Dans cet épisode, Décousu reçoit Jean-Daniel Lorieux, photographe emblématique qui a façonné, par ses images, une certaine idée de la mode : libre, solaire, joyeuse et un brin fantasque.À travers cet échange, nous revenons sur une trajectoire singulière — celle d’un regard qui s’est construit loin des studios figés, au contact du réel, de la lumière naturelle, du voyage. Mais aussi sur ce que photographier la mode veut dire, concrètement : diriger une image, capter une allure, se construire un "oeil".Car derrière la beauté apparente, il y a une mécanique précise. Une relation avec les magazines, avec les maisons, avec les équipes et les mannequins.Nous parlons aussi d’une époque : celle où la photographie de mode participait à construire des imaginaires communs, où les réseaux sociaux n'existaient pas, et où les corps en gloire des super models vibrantes de santé et de glamour gouvernaient les regards. C’est donc toute une réflexion qui se dessine sur l’évolution du regard aujourd’hui : sans nostalgie stérile, mais avec une lucidité curieuse, nous nous demandons que reste-t-il de cette photographie dans un monde saturé d’images ? Comment continuer à produire du sens, de la singularité, de la désirabilité ?Un épisode à la fois lumineux et précis, pour comprendre ce que la photographie fait à la mode — et ce que la mode, en retour, révèle de notre manière de regarder.Rejoignez Décousu sur instagram pour voir les photos mentionnées : @decousupodcast

  • March 8 · 1 hr 5 min

    Épisode 98 : Dans Les Coulisses D’une Maison De Couture En 2026 : Métier, Marché Et Clientes Avec Franck Sorbier

    La couture fait rêver. Et elle a raison.Une robe qui naît d’un croquis, des ateliers où le temps se plie aux aiguilles, des clientes qui viennent pour un moment unique — parfois pour une vie entière. Tout cela existe bel et bien.Mais une maison de couture n’est pas seulement un rêve : c’est aussi une aventure très concrète. Il faut la fonder, la financer, la faire tenir. Traverser les accidents de parcours, trouver son modèle économique, rester fidèle à une vision tout en continuant d’exister dans un marché mouvant.Dans cet épisode, Franck Sorbier raconte ce que signifie réellement tenir maison. Les débuts, les risques, les premières clientes. L’atelier et ses artisans. Les robes qui naissent, les fidélités qui se construisent, les réussites aussi — car la couture est faite de persévérance autant que d’inspiration.Nous parlons également de la couture aujourd’hui : de ses clientes, de son économie, et de la place de la France dans un paysage où émergent désormais de nouveaux pôles créatifs, du Moyen-Orient à l’Inde.Car au fond, une question demeure : qu’est-ce que faire de la couture en 2026 ?Peut-être simplement ceci : continuer à croire qu’une robe peut encore changer une journée — et parfois une vie.À retrouver sur l'instagram de @decousupodcast!

  • February 21 · 1 hr 3 min

    Épisode 97 : De la transgression au marché : trajectoire des sous-cultures et actualité des esthétiques cores avec Ulysse Meridjen

    On imagine souvent que la mode naît sur les podiums.En réalité, elle commence presque toujours ailleurs — dans une chambre d’adolescent, un club enfumé, un groupe minuscule qui s’habille d’abord pour se reconnaître avant d’être regardé.Avec Ulysse Meridjen, nous remontons le fil discret mais décisif des sous-cultures : ces communautés qui ne cherchent pas à faire tendance et qui pourtant finissent par la produire. Punk, dandysme, silhouettes japonaises ou tribus contemporaines — toutes partagent la même logique : créer un langage vestimentaire avant qu’il ne devienne un marché.Car une fois repérés, les signes circulent. La marge inspire l’industrie, l’industrie diffuse, et peu à peu la transgression devient esthétique, puis produit.Mais quelque chose a changé.Aujourd’hui, les « cores » prolifèrent à la vitesse des algorithmes : cottagecore, dark academia, Y2K… Des esthétiques très identifiables, parfois sans communauté, souvent sans durée. Peut-on encore parler de culture lorsqu’il ne reste qu’une image partagée ?Ou assiste-t-on à une nouvelle forme d’appartenance — plus visuelle que sociale, plus instantanée que vécue ?Cet épisode explore ce basculement : comment une culture devient une tendance, pourquoi certaines survivent et d’autres disparaissent, et ce que cela dit de notre rapport contemporain au vêtement, à l’identité et au collectif.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur Instagram : @decousupodcast

  • February 7 · 1 hr 7 min

    Épisode 96 : Réguler la mode : la bataille politique et les enjeux derrière la loi anti–fast fashion Avec Anne-Cécile Violland

    On parle beaucoup de mode responsable, d’engagement, de bonnes intentions. Mais que se passe-t-il vraiment lorsque ces intentions doivent se traduire en loi ? Et surtout : qui résiste, pourquoi, et comment ?Dans cet épisode, Décousu quitte les podiums pour entrer dans les arcanes du pouvoir. Car derrière la loi dite « anti–fast fashion » se joue une bataille bien plus vaste qu’un simple texte réglementaire : une confrontation entre urgence climatique, intérêts économiques colossaux, cadres juridiques européens, diplomatie commerciale… et réalité très concrète du travail parlementaire.Pour en parler, j’ai reçu Anne-Cécile Violland, députée de Haute-Savoie, porteuse du texte à l’Assemblée nationale, issue du groupe Horizons, et engagée sur une ligne qu’elle qualifie d’« écologie de responsabilité » — une écologie qui se veut compatible avec la compétitivité industrielle, sans renoncer à l’ambition environnementale.Ensemble, nous décortiquons ce que contient réellement cette loi, au-delà des slogans : écocontributions, restrictions publicitaires, information du consommateur, définition juridique de l’ultra-fast fashion, articulation avec la filière REP, rôle de l’affichage environnemental… mais aussi ce que la loi ne fait pas — volontairement, stratégiquement, ou faute de marge de manœuvre.Nous parlons de la tension permanente entre la France et l’Europe : peut-on avancer seul sans s’exposer à l’illégalité européenne ? Faut-il forcer l’agenda pour entraîner les autres États membres, ou au contraire attendre une harmonisation qui tarde dangereusement face à l’urgence climatique ? Et que révèle, en creux, l’avis de la Commission européenne de septembre 2025 qui juge certaines dispositions françaises incompatibles avec le droit de l’Union ?Mais surtout, nous levons le voile sur le nœud dur du dossier : les plateformes, les petits colis, les zones grises du droit douanier, et les réseaux d’influence. Comment s’exerce concrètement le lobbying dans ce type de bataille réglementaire ? Que signifie, démocratiquement, la porosité entre sphère politique et intérêts économiques ? Et que nous dit ce dossier sur la capacité — ou l’incapacité — de l’Europe à réguler des géants globaux ?Bonne écoute, et venez poursuivre la discussion sur Instagram : @decousupodcast

  • January 17 · 51 min

    Épisode 95 : Du déracinement à la réinsertion : quand les métiers d'art agissent au service des réfugiés grâce à La Fabrique Nomade

    On parle souvent des gestes de la mode comme de traces délicates de culture et de style.On en parle moins comme de gestes qui s’apprennent, se transmettent, se défendent, et parfois se reconquièrent.Dans cet épisode, Décousu rencontre La Fabrique NOMADE, une initiative singulière où la couture est plus qu’un métier : c’est un espace de réinvention, d’inclusion, de dignité et de transmission. Aux côtés d’Inès Mesmar, fondatrice et cheffe d’orchestre de cette aventure, nous explorons un projet qui n’est ni une école classique, ni un simple atelier : un lieu où des artisans réfugiés et migrants retrouvent un terrain pour réapprendre à faire, à vivre un métier, à se projeter — avec technique, exigence et autonomie.La Fabrique NOMADE n’est pas seulement un dispositif d’insertion : c’est une mise en pratique du vivre ensemble à travers le geste. Joaillerie, couture, broderie, patronage, coupe à plat… chaque point, chaque patron, chaque couture raconte une histoire d’apprentissage mais aussi de résilience.Dans cette conversation, nous démêlons ce que signifie vraiment accompagner des parcours, former à des savoir-faire complexes, mais aussi créer des passerelles entre talent, reconnaissance et liberté professionnelle.Nous parlons de pédagogie — de la difficulté d’apprendre quand on n’a pas les mêmes langues ou les mêmes codes — et de la façon dont des gestes très fins (points invisibles, sous-piqûres, nervures) deviennent des marqueurs de dignité sociale.Nous évoquons aussi les relations avec les maisons : comment une alliance avec des acteurs du luxe (comme LVMH) se traduit concrètement, quelles commandes ce partenariat génère, comment il se boucle financièrement, et quelles opportunités il ouvre pour des artisans qui, hier encore, n’avaient aucun accès à ces réseaux.Et puis il y a la question universelle, plus vaste :Quel rôle l’artisanat, ce geste cultivé et humble, peut-il jouer aujourd’hui dans un secteur qui valorise souvent l’événement et l’image plutôt que la compétence ?Peut-on, à force de points main et de patience, renouer avec une mode qui soit à la fois désirable et profondément humaine ?Un épisode inspirant, sans emphase mais avec une vraie tendresse pour les métiers du faire — ceux qui transforment des vies en compétences, et des compétence en chemins professionnels durables.Bonne écoute ✨Et comme toujours, rejoignez la conversation sur Instagram : @decousupodcast

  • January 3 · 1 hr 7 min

    Épisode 94 : Dans les coulisses du costume : savoir-faire, contraintes scéniques et économie de la couture, avec l’Atelier Caraco

    Le costume ne se contente pas d’habiller : il soutient un geste, accompagne un souffle, résiste au temps, à la lumière, à l’effort. Sur scène comme à l’écran, il doit tout à la fois disparaître et tenir, suggérer une époque sans jamais entraver le corps qui l’anime. C’est dans cet entre-deux — entre illusion et technique, entre poésie et contrainte — que se déploie le travail de l’Atelier Caraco.Installé au cœur de Paris, l’atelier, aujourd’hui dirigé par Claudine Lachaud, est l’un de ces lieux rares où le savoir-faire couture se met au service du spectacle vivant : théâtre, opéra, danse, cinéma… mais aussi, plus discrètement, de certaines maisons de couture pour lesquelles l’atelier intervient en sous-traitance, loin des projecteurs.Dans cet épisode, nous entrons dans les coulisses d’un métier aussi exigeant que méconnu. Comment conçoit-on un costume destiné à être vu de loin, répété des dizaines de fois, dansé, parfois malmené — tout en restant historiquement juste, techniquement irréprochable et esthétiquement lisible ? Comment adapte-t-on une coupe, une structure, une matière à la scène, à la caméra, à la lumière ? Et que signifie, concrètement, “faire de la couture” quand il faut composer avec des délais serrés, des budgets contraints et des exigences artistiques parfois vertigineuses ?Avec une grande précision, Claudine Lachaud raconte la réalité quotidienne de l’atelier : car derrière l’excellence artisanale, il y a aussi une réalité plus âpre : celle de la sous-traitance pour les maisons de couture, des budgets contraints, des délais compressés, des devis à défendre, et d’un métier dont la valeur est souvent mal comprise — voire invisibilisée.Un épisode qui lève le rideau sur un pan essentiel de la création vestimentaire, là où la couture quitte le champ du pur objet pour devenir pleinement vivante — portée, éprouvée, incarnée.Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast

  • Dec 20, 2025 · 1 hr 18 min

    Épisode 93 : Textile, industrie et souveraineté : la mode française face à sa réalité matérielle-avec Olivier Ducatillion, président de l'Union des Industries Textiles

    On parle beaucoup de mode responsable, de relocalisation, de circuits courts, de souveraineté industrielle. Mais derrière les mots, une question demeure — plus concrète, presque embarrassante : reste-t-il encore une industrie textile en France ?Car la mode aime les récits, les images, les manifestes. Elle parle volontiers de valeurs, de storytelling, de désir. Mais elle parle beaucoup moins de filature, de teinture, de tissage, de confection. De machines. De territoires. D’ouvriers. Et pourtant, sans industrie, la mode n’est qu’un discours suspendu dans le vide.Pour cet épisode, Décousu reçoit Olivier Ducatillion, président de l’Union des Industries Textiles. Une voix précieuse, qui observe la mode non depuis les podiums, mais depuis ses fondations matérielles. Ensemble, nous dressons la cartographie d’une filière trop souvent invisible : du champ de lin aux ateliers, des savoir-faire préservés aux maillons disparus, des forces silencieuses aux fragilités structurelles.Impossible, bien sûr, d’éviter le choc Shein. Ce modèle ultrarapide, ultracheap, algorithmique, qui bouscule à la fois l’industrie, la distribution, l’écologie… et notre rapport même au vêtement. Que dit-il de nos failles collectives ? Est-il une anomalie ou le symptôme logique d’un système que nous avons laissé dériver ?Au fil de la conversation, une idée s’impose : le textile n’est pas qu’un enjeu économique. Il est politique, culturel, social. Il parle d’emplois, de territoires, de transmission, mais aussi de souveraineté et de responsabilité collective. Refaire de la France — et de l’Europe — un espace textile crédible : utopie nostalgique ou ambition réaliste ?Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast

  • Dec 6, 2025 · 1 hr 8 min

    Épisode 92 : Les créateurs aiment-ils vraiment les femmes ? Le féminin par les couturiers : corps réel ou image projetée ? avec Dana Thomas

    Il est des questions qui paraissent presque impertinentes — et qui, pourtant, éclairent tout.Celle-ci en fait partie : les créateurs aiment-ils les femmes… ou seulement l’idée qu’ils s’en font ?Pour y répondre, il nous fallait une voix rare, à la fois érudite, affûtée et délicieusement libre : Dana Thomas. Journaliste pour The Washington Post, Newsweek, The New York Times et aujourd’hui The Guardian, autrice des indispensables Deluxe, Gods and Kings et Fashionopolis, elle scrute la mode avec le sérieux de l’historienne, l’esprit frondeur de la conteuse, et cette ironie légère qui n’appartient qu’aux observateurs aguerris.Dans cet épisode, les contradictions de la mode se révèlent sous un jour étonnamment vif. Car enfin — la couture célèbre-t-elle le corps féminin ou le met-elle en scène comme un décor ? Et pourquoi, depuis plus d’un siècle, la féminité rêvée par les couturiers demeure-t-elle si lointaine du corps réel qui vit, respire, marche et rit ?Dana Thomas nous aide à suivre ce fil : celui qui relie les fantasmes masculins aux silhouettes rigides, les corsets aux podiums Instagram, l’image parfaite à la femme imparfaite — c’est-à-dire vivante.On parle des créatrices trop peu célébrées, des couturiers fascinés par leurs muses, des corps disciplinés des années 1950 après le souffle de liberté des années 20, du retour des silhouettes contraintes comme une antienne, et des illusions très rentables du “fantasme couture” viral.Et puis, naturellement, nous glissons vers notre époque : la mode non genrée, qui gomme souvent le féminin au lieu de le réinventer ; les attentes réelles des femmes, partagées entre confort, puissance, désir, mouvement ; et ce que pourrait être un féminin pensé pour elles, et non à leur place.Un épisode invite à ouvrir la réflexion, donc n'hésitez pas à partager vos impressions en commentaire ! Bonne écoute, et retrouvons-nous sur Instagram pour poursuivre la conversation : @decousupodcast

  • Nov 15, 2025 · 41 min

    Épisode 91 : Construire sa carrière dans la mode : entre ambition, désillusions et rencontres avec Julie Pont

    On entre souvent dans la mode avec une idée très claire de ce qu’on va y faire…et puis la mode, elle, a souvent d’autres projets pour nous. Car il y a ce que l’on croit qu'est la mode quand vue de l'extérieur : un univers où le talent, la culture et l’instinct suffiraient à tracer une trajectoire précise. Et puis il y a la réalité quand on y entre : une carrière qui se construit rarement comme on l’avait imaginé, faite de rencontres déterminantes, de réorientations parfois inattendues, de portes qui s’ouvrent… et d’autres qui se referment.Avec Julie Pont, on remonte le fil d’un parcours qui ne s’est jamais déroulé comme prévu — mais toujours au bon moment. Entre direction artistique, consulting, data, studios, magazines et innovation, elle avance en suivant les intuitions, en saisissant les opportunités… et parfois en se laissant surprendre. Car le secteur bouge vite, se contredit souvent, et demande une agilité permanente : réajuster ses envies, revoir ses ambitions, comprendre comment les maisons pensent vraiment, composer avec l’économie fragile de la presse, apprivoiser les logiques de visibilité… tout en gardant son propre regard. Julie partage ce que ces étapes lui ont appris, comment elle s’est repositionnée, ce qu’elle a observé de l’intérieur et comment, finalement, on trouve sa voie en avançant, un pas après l’autre, dans un secteur où rien ne se passe tout à fait comme prévu… mais où tout peut arriver. Ce qui ressort de notre conversation, c’est cette vérité qu’on oublie facilement :dans la mode, les trajectoires se tissent au gré des rencontres, des accidents heureux, des détours imprévus — et parfois des petits égos ou des grandes désillusions. Et c’est ce qui rend les parcours passionnants.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur instagram : @decousupodcast !

  • Nov 1, 2025 · 1 hr 7 min

    Épisode 90 : Le Salut par la consommation — Ce que notre rapport au luxe doit à notre héritage inconscient de la religion, avec Mark Alizart

    Et si, derrière nos envies d’objets, nos goûts pour la rareté ou notre culte du “beau”, se cachait quelque chose de plus ancien — presque sacré ?Si nos rapports à l’argent, au prestige ou à la consommation du luxe étaient en réalité dictés par une histoire bien plus profonde : celle de la religion ?Dans cet épisode, Décousu décrypte avec le philosophe Mark Alizart (Pop Théologie) la part de religieux qui habite encore nos manières de consommer et d’aimer le luxe.Car entre la grâce du geste français et la réussite ostentatoire américaine, entre la discrétion catholique et la prospérité protestante, se cache tout un héritage qui continue de façonner notre inconscient collectif.Du catholicisme français (rites, beauté, transcendance) au protestantisme américain (sobriété, réussite, mérite), deux visions du monde ont forgé nos morales du luxe : ici, la grâce du beau ; là-bas, le salut par la réussite.Et entre les deux, nos contradictions modernes : entre discrétion et ostentation, plaisir et vertu, héritage et désir. De Max Weber à LVMH, du quiet luxury au baroque, Décousu et Mark Alizart explorent cette théologie cachée du désir, et montrent que consommer n’est jamais neutre : c’est une manière de croire, de se distinguer… parfois même de se sauver. Un sujet en apparence conceptuel, mais en réalité brûlant d’actualité : car dans nos choix les plus futiles se rejouent encore nos quêtes les plus spirituelles.Rejoignez Décousu sur instagram pour échanger en commentaires ! @decousupodcast

  • Oct 18, 2025 · 48 min

    Épisode 89 : Vivre la dissonance : naviguer entre mannequinat et mode durable avec Mariam de Vinzelle / Mariam Beaure d'Augères

    Il y a des trajectoires linéaires, rassurantes, faciles à raconter. Et puis il y a celles, plus fascinantes encore, faites de tension, de contrastes assumés. Celles où deux mondes se rencontrent sans jamais totalement se rejoindre. Celles qui forcent à penser.Mariam en est l’incarnation. Dans la mode, on la connaît sous le nom de Mariam de Vinzelle, visage des défilés Chanel, Louis Vuitton, Schiaparelli etc. Dans la recherche, elle signe Mariam Beaure d’Augères, doctorante à l’École des Mines, au sein du Centre de Sociologie de l’Innovation, où elle mène une thèse sur… la durabilité du jean.Deux univers qui ne fonctionnent ni sur les mêmes codes, ni sur les mêmes temporalités. D’un côté, l’urgence, les émotions visuelles, le culte de l’instant. De l’autre, la rigueur, la lenteur méthodologique, le doute scientifique. Deux mondes qui ne se parlent presque jamais. Et pourtant, elle les habite tous les deux.Mais vivre cette double vie, c’est aussi vivre une dissonance cognitive permanente. Comment participer à une industrie qui clame la durabilité tout en produisant sans relâche ? Comment observer scientifiquement un système dont on fait partie ? Comment concilier l’échelle du podium — immédiate, esthétique — et celle du temps long de la recherche ?Car Mariam connaît la mode de l’intérieur. Les studios où l’on parle d’allure plus que d’impact. Les défilés où l’on évoque l’« urgence créative » plus que les ressources. Les conversations où l’on rêve d’innovation, mais où l’on oublie parfois ce que signifie vraiment fabriquer. Elle voit la réalité derrière la narration — et elle choisit de ne pas détourner le regard.Dans cet épisode, on parle : de double identité et de fidélité à soi, de durabilité sans slogans, de recherche appliquée au réel, d’éthique, de contradictions.Entre lucidité et sincérité, Mariam pose une question rare et nécessaire :peut-on transformer un système sans le quitter ?Un épisode dense extrêmement humain, au coeur de nos contradictions.Bonne écoute et retrouvez le podcast sur instagram @decousupodcast pour partager vos impressions !

  • Oct 4, 2025 · 1 hr 2 min

    Épisode 88 : Le vintage pour redéfinir la valeur du luxe, le passé comme boussole du goût contemporain avec Marie Blanchet

    Qu’est-ce qui distingue un vêtement ancien d’un véritable chef-d’œuvre vintage ? Car le vintage n’est pas la seconde main. Là où la seconde main évoque surtout un prix, le vintage convoque une tout autre grammaire : celle de l’héritage, de l’exclusivité, du goût intime. C’est la rencontre d’une coupe, d’une matière, d’un geste de créateur qui, à travers le temps, conserve intacte sa force émotionnelle.Et si c’était cela, justement, la réponse aux crises actuelles du luxe ? Retrouver dans le vêtement non pas seulement un signe de statut, mais une expérience sensible, une fidélité, une singularité. Redonner au luxe cette intensité qui ne s’use pas avec les saisons, mais se nourrit du temps.Pour en parler, j’ai eu le plaisir de recevoir Marie Blanchet, fondatrice de Mon Vintage et directrice du département vintage du Printemps New York. Ensemble, nous avons parlé de tout ce qui fait la singularité du vintage : le lien subtil et essentiel entre « vintage » et « millésime », l’art de sourcer, restaurer et faire revivre des pièces uniques, les différences culturelles entre la cliente française et américaine, l’évolution du marché, des sacs Hermès records aux trésors encore sous les radars, et surtout, cette idée chère à Marie : la durabilité émotionnelle. Car au-delà des tendances et du marketing, le vintage engage une relation intime, presque philosophique au vêtement — une fidélité, une éducation à la qualité, une transmission de goût.Un épisode qui célèbre le passé non pas comme nostalgie, mais comme boussole pour le présent et pour le luxe de demain.✨Retrouvez le podcast sur instagram @decousupodcast !

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