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Coaché.e pour l'agrégation

Marie Motard

Pour réussir l’agrégation sans arrêter de vivre, il faut suivre une méthode.

Ces épisodes vont vous faire gagner du temps et de l’énergie en allant droit au but.

Pourquoi se priver de l'expérience de ceux qui sont déjà passés par là?

En écoutant ce podcast vous allez pouvoir vous imprégner du mindset qui permet de franchir la ligne d’arrivée

Marie 🎓 Professeur agrégée d'anglais 🎓 Formatrice INSPE 🎓 Coach certifiée
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  • 23 episodes
  • Avg 20 min
  • French
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  • August 28 · 36 min

    38. [Témoignage] - Aurélie (agreg interne de Maths)

    Synthèse de réunion Points clés Aurélie, professeure de mathématiques en collège, a obtenu l'agrégation interne de mathématiques après deux ans de préparation active, dont une année en formation officielle à Toulouse. La préparation a été progressive : environ 5 à 8 heures par semaine la première année, puis une vingtaine d'heures par semaine lors de l'année de formation. La formation à Toulouse (accessible à distance en vidéo) s'est révélée déterminante, notamment pour calibrer la profondeur et la largeur du programme à maîtriser. Un des pièges majeurs identifiés est de travailler trop en profondeur sur un seul thème au détriment de la couverture globale du programme. La dimension psychologique et émotionnelle est centrale dans la préparation, quelle que soit la matière. S'entourer des bonnes personnes (conjoint, amis, psychologue) et se protéger des discours négatifs ou anxiogènes est essentiel. Les ressources recommandées incluent les livres de prépa (Monnier, Rombaldi), les corrigés de Bib Math, et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube. Il n'y a pas de composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques. Le programme ne changeant pas, il est possible de capitaliser sur plusieurs années de préparation sans pression de recommencer à zéro. Aurélie a mené de front la préparation à l'agrégation et l'organisation de son mariage, preuve que tout est possible avec une bonne organisation. Résumé des questions et réponses Parcours et contexte de la préparation Marie : Depuis combien de temps Aurélie enseignait-elle avant de commencer la préparation à l'agrégation ? Aurélie : Elle a commencé la préparation il y a deux ans, après environ quatre ans d'enseignement. Elle n'était pas encore éligible au moment où elle a débuté, ce qui lui a permis d'anticiper. Sa première année d'enseignement s'est déroulée à Mayotte, ce qui ne lui laissait pas de place pour se concentrer sur l'agrégation. Marie : Aurélie enseignait-elle en collège ou en lycée, et cela ne lui faisait-il pas peur face aux candidats venant du lycée ? Aurélie : Elle enseigne en collège. Au début, elle se focalisait sur ses désavantages par rapport aux autres candidats (pas de prépa, formation en fac, L3 triplée, moyenne d'âge des candidats autour de 40-45 ans). Cependant, elle avait aussi des atouts : pas d'enfants, emploi du temps au collège moins chargé que celui du lycée. Elle a appris à voir le verre à moitié plein. Organisation et rythme de travail Marie : Comment Aurélie organisait-elle sa préparation sur le temps scolaire et pendant les vacances ? Aurélie : La première année, elle a commencé en octobre ou novembre, avec environ 5 à 8 heures par semaine, sans travailler pendant les petites vacances. La deuxième année, elle est passée à une dizaine d'heures par semaine (un jour de week-end et le mercredi après-midi). Lors de l'année de formation, elle atteignait une vingtaine d'heures par semaine : vendredi de 13h à 19h, samedi de 9h à 16h, mercredi après-midi, jeudi après-midi et dimanche matin (période très productive pour elle). Marie : Aurait-elle pu s'organiser différemment ? Aurélie : Oui. La première erreur a été de réviser avec les sujets du CAPES plutôt qu'avec des livres de prépa, ce qui n'était pas optimal. La deuxième erreur était de travailler trop en profondeur sur un seul thème au lieu de balayer l'ensemble du programme. La formation lui a permis de corriger ce défaut de méthode. La formation à Toulouse Marie : Quel rôle a joué la formation dans la réussite d'Aurélie ? Aurélie : La formation à Toulouse a été déterminante. Elle se déroule le vendredi de 13h à 19h et le samedi de 9h à 16h, et est accessible à distance en vidéo. Elle comprenait des cours, des exercices, des démonstrations de théorèmes et des devoirs blancs (environ six sur l'année). C'est la formation qui lui a permis de calibrer correctement la profondeur de travail nécessaire et de s'entraîner aux oraux blancs. Préparation aux écrits et aux oraux Marie : Comment Aurélie s'est-elle entraînée aux épreuves écrites ? Aurélie : Elle travaillait sur les exercices donnés par les formateurs, reprenait les exercices vus en cours en notant d'une croix les points incompris, et utilisait les corrigés disponibles sur Bib Math. Elle recommande de commencer par lire la correction, et de ne regarder les vidéos de Gilles Lemaître que de manière ciblée sur les points non compris, car ses corrections sont très longues (environ 20 heures par épreuve). Marie : Les oraux étaient-ils préparés en même temps que les écrits ? Aurélie : Non, la préparation aux oraux n'a commencé qu'après les écrits. Lors des oraux blancs en formation (deux fois par semaine), elle passait presque systématiquement au tableau. Elle a appris à gérer le temps, à regarder le jury, et à réciter des démonstrations sans consulter ses notes (regarder sa feuille pouvant faire perdre environ cinq points). Ressources utilisées Marie : Quels livres et ressources Aurélie a-t-elle utilisés, notamment pour la géométrie affine euclidienne et les coniques ? Aurélie : Pour les écrits, elle a utilisé les livres de prépa Monnier et Rombaldi. La géométrie n'était pas son point fort et n'était pas très représentée aux écrits selon sa formation, donc elle n'a pas approfondi ce thème. Pour les oraux, elle a utilisé davantage de livres spécialisés sur l'agrégation (références à préciser dans les notes de l'épisode), ainsi que les corrigés de Bib Math et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube. Marie : Que pense Aurélie des vidéos de Gilles Lemaître ? Aurélie : Elle les recommande chaudement, mais de manière ciblée uniquement sur les points non compris, car les corrections sont très longues. Elle lui a d'ailleurs fait un don lorsqu'elle a obtenu l'agrégation, en reconnaissance de l'aide apportée. Programme et stratégie à long terme Marie : Est-il suffisant de maîtriser les programmes de MPSI et MP pour réussir le concours interne ? Aurélie : C'est un bon point de départ et un minimum pour les écrits, mais cela ne suffit pas pour les oraux, qui requièrent des compétences différentes : apprendre des développements par cœur et construire une leçon. N'ayant pas fait de prépa elle-même, elle ne peut pas en être totalement certaine. Marie : Le programme changeant-il d'une année à l'autre ? Aurélie : Non, le programme reste le même. Cela permet de capitaliser sur plusieurs années de préparation, mais cela signifie aussi que les candidats qui passent depuis plusieurs années ont un avantage cumulatif. En mathématiques, cela peut conduire à des préparations plus longues que dans les disciplines où le programme change tous les deux ans. Dimension psychologique et entourage Marie : Comment Aurélie a-t-elle géré la comparaison avec les autres candidats et le regard des autres ? Aurélie : Au début, elle se focalisait sur ses désavantages. Elle a appris à transformer les émotions négatives en informations neutres et actionnables, en notant dans un carnet les notions à travailler plutôt qu'en se jugeant. Elle a également été suivie par une psychologue, ce qui l'a beaucoup aidée sur la gestion des comparaisons et des interactions avec les collègues. Marie : Quels conseils Aurélie donnerait-elle sur l'entourage pendant la préparation ? Aurélie : Elle recommande de bien s'entourer et de faire le tri. Elle a choisi de ne pas parler de sa préparation à ses collègues (dont les réactions étaient souvent négatives ou anxiogènes) ni à ses parents (de nature anxieuse). Son principal soutien a été son conjoint, professeur lui-même, qui a pris en charge toutes les tâches ménagères pendant le mois précédant les oraux. Ses amis ont également adapté leurs activités pour lui offrir des moments de décompression le dimanche après-midi. La veille des écrits, une amie a passé la journée avec elle pour lui changer les idées. Marie : Y a-t-il une composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques ? Aurélie : Non, il n'y a aucune composante pédagogique ni didactique. L'oral requiert de savoir bien s'exprimer et de ne pas parler dans sa barbe, mais il ne s'agit pas d'expliquer à des élèves. L'expérience professionnelle sur le terrain n'apporte donc pas de plus-value directe pour ce concours. Et voici les principales ressources qu'Aurélie a utilisées : Internet YouTube : chaîne de Gilles Bailly-Maître (correction des écrits) BibMath (correction des écrits, éléments de cours, exo supplémentaires) Écrits Tout-en-un – Première année, Deschamps Analyse MP, Analyse MPSI, Algèbre MPSI, Géométrie MPSI de Monier Oraux Ketrane & Elineau, Épreuve orale d’exemples et d’exercices Cazeaux (+++) Kieffer Karmati Dantzer Scandalis Gourdon (peu utilisé pour les développements, niveau assez difficile) Escoffier (probas) Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • August 11 · 34 min

    37. [Témoignage] - Stéphanie (agreg interne de lettres modernes)

    Points clés Stéphanie Lokoli est professeure de français en collège, formatrice académique dans l'académie de Grenoble, et ancienne sportive de haut niveau (lancer de marteau en équipe de France jeune). Il s'agissait de son quatrième passage à l'agrégation de lettres ; elle a été admissible en 2025-2026 mais n'a pas obtenu l'admission finale. Le coaching de Marie a porté principalement sur la planification, la hiérarchisation des tâches et l'optimisation du travail, comblant ainsi une lacune malgré une grande capacité de travail préexistante. Le parallèle entre le sport de haut niveau et la préparation à l'agrégation est central : discipline, stratégie, phases de repos, réflexivité après les échecs. Un blackout lors d'une composition sur Coltès en 2025 a conduit Stéphanie à revoir entièrement sa gestion de la mémoire, en commençant l'apprentissage dès juillet-août. La nomination au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mérite a constitué un tournant psychologique majeur, l'amenant à penser en termes de cheminement plutôt que de résultat. Ses mantras : « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera » (David Goggins) et « La réussite est inévitable ». Après les oraux, elle a transformé son travail sur l'œuvre Quelque chose noir de Jacques Roubaud en projet pédagogique inclusif avec l'Institut National des Jeunes Sourds, destiné à être publié en septembre. Elle encourage les agrégatifs enseignant en collège à se décomplexer : enseigner au collège n'est pas un obstacle à la préparation de l'agrégation, notamment pour l'épreuve de didactique. Mot de la fin : « Ne limitez pas vos défis, défiez vos limites. » Résumé des questions et réponses Présentation et parcours Marie : Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours à l'agrégation ? Stéphanie Lokoli : Elle est professeure de français en collège, enseigne la prise de parole en public et l'éloquence auprès de collégiens, jeunes adultes et doctorants, et est formatrice académique dans l'académie de Grenoble. Elle a passé l'agrégation quatre fois : en 2018-2019, 2019-2020, puis après une pause de quatre ans consacrée à la formation, à l'écriture de deux mémoires sur l'oralité et à la validation de son CAFA, elle s'est réinscrite en 2024-2025 et 2025-2026. Elle a été admissible lors de ce dernier passage. Motivations pour faire appel au coaching Marie : Pourquoi as-tu fait appel à un coaching alors que tu avais déjà un mental solide forgé par le sport de haut niveau ? Stéphanie Lokoli : Malgré un mental fort, elle avait besoin d'aide pour planifier son travail et hiérarchiser ses tâches. Sa capacité de travail était importante (jusqu'à 14 heures par jour), mais elle n'était pas optimisée. Le coaching lui a appris à travailler moins mais mieux, en ciblant les tâches à fort impact aux moments où elle était le plus disponible mentalement. Changements concrets dans l'organisation du travail Marie : Qu'est-ce qui a concrètement changé dans ton planning entre ta préparation sans coaching et celle avec coaching ? Stéphanie Lokoli : Elle a appris à identifier ses moments de disponibilité mentale optimale (le matin) pour y placer les tâches complexes. Elle a réduit son volume de travail quotidien à six-neuf heures tout en augmentant l'efficacité. Elle a également décéléré dans les deux dernières semaines avant les écrits, travaillant seulement une heure et demie par jour, car le gros du travail avait été fait en amont. Elle a aussi pris soin de sa mémoire en intégrant des phases de repos. Gestion du blackout et de la peur Marie : Tu avais peur que le blackout se reproduise. Comment as-tu fait pour surmonter cette peur ? Stéphanie Lokoli : Elle a adopté des mantras, notamment « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera », tiré du livre Ne cède jamais de David Goggins. Elle a commencé à mémoriser des citations et des éléments des œuvres dès juillet-août, traitant la mémoire comme un muscle à entraîner sur le long terme. Les petites réussites accumulées (comme obtenir 18/20 sur une composition sur Jacques Roubaud) ont progressivement dissipé cette peur. Conseils aux candidats qui n'osent pas rendre des devoirs Marie : Que dirais-tu aux agrégatifs qui n'osent pas rendre des copies par peur de la mauvaise note ou de décevoir leur correcteur ? Stéphanie Lokoli : Il faut oser, car on n'est jamais aussi mauvais juge de soi-même. Elle rappelle que chaque erreur est une information : une erreur, une information ; deux erreurs, deux informations. Elle conseille de tenir un carnet d'analyse de ses copies (points faibles, points forts, pistes d'amélioration) et de faire un retour réflexif à froid, en se relisant et en lisant les copies de collègues ayant traité le même sujet. Vécu des oraux et analyse de l'échec à l'admission Marie : Comment as-tu vécu les oraux et qu'est-ce qui, selon toi, t'a empêchée d'obtenir l'admission ? Stéphanie Lokoli : Elle a vécu les oraux comme une compétition sportive, arrivant avec ses oreillettes et son sac, dans un état d'esprit de « guerrière ». Elle a cru en ses chances jusqu'au bout. Avec le recul, elle estime avoir manqué d'équilibre : si sa connaissance des œuvres était très solide, sa base écrite n'était pas assez simple ni assez didactique. Elle est partie dans une spécialisation excessive au lieu de construire un propos clair et accessible, ce qui l'a desservie. Ce que la préparation lui a apporté durablement Marie : Qu'est-ce que tu as retiré de cette préparation, au-delà du résultat du concours ? Stéphanie Lokoli : Elle utilise encore aujourd'hui les outils de planification et de hiérarchisation acquis pendant le coaching. Son exigence intellectuelle s'est renforcée, ce qui lui a permis de faire accepter des propositions d'articles dans des revues littéraires. Elle applique désormais le principe de simplicité et de clarté du propos qu'elle n'avait pas su mettre en œuvre aux oraux. Projet pédagogique issu de la préparation Marie : Qu'as-tu fait après les résultats, et comment as-tu transformé ton expérience en projet ? Stéphanie Lokoli : Elle a décidé de transformer les savoirs universitaires acquis sur Quelque chose noir de Jacques Roubaud en savoirs didactiques, en montant un projet pédagogique inclusif avec sa collègue AESH et en collaboration avec l'Institut National des Jeunes Sourds. Elle a rédigé quatre versions du document (parents d'élèves, ministère, rectorat/IPR, version disciplinaire) et les a transmises aux différents acteurs de la communauté éducative. La publication est prévue pour septembre. Enseigner au collège et préparer l'agrégation : incompatibilité ? Marie : Que penses-tu du sentiment d'incompatibilité ressenti par certains agrégatifs qui enseignent au collège ? Stéphanie Lokoli : Elle rejette fermement cette idée. Enseigner au collège n'est pas un obstacle : cela peut même constituer une plus-value, notamment pour l'épreuve de didactique, où la créativité et l'audace pédagogiques propres au collège peuvent enrichir les copies. Elle encourage tous les agrégatifs à se décomplexer, à noter leurs réussites intermédiaires, à s'entraîner régulièrement et à faire des retours réflexifs sur leurs copies. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • July 18 · 21 min

    36. [Témoignage] - Géraldine (agreg externe d'anglais)

    Synthèse de réunion Points clés Géraldine a préparé l'agreg sur deux ans, en cumulant préparation interne et externe, tout en travaillant à l'IUT. La partie la plus difficile de la préparation a été de trouver la force mentale et physique pour repartir après un échec. La première année, Géraldine était admissible à l'interne mais a échoué aux oraux en raison d'un épuisement extrême dû à un manque de temps pour elle-même et à l'arrêt du sport. La deuxième année, elle a obtenu un congé de formation de six mois, ce qui lui a permis de mieux gérer son temps et de reprendre le sport deux fois par semaine. Elle a finalement obtenu le concours externe, dont le format (10 notes, plus de temps de préparation aux oraux) lui convenait mieux que l'interne. Le soutien humain — binôme de travail, groupe de préparation mixte internes/externes, collègues de l'IUT, famille — a été déterminant dans sa réussite. La newsletter de Marie, notamment la « copie B », l'a aidée à se concentrer sur la méthodologie plutôt que sur la perfection absolue. Conseil clé : intégrer des temps de repos dans son planning dès le départ, et arriver aux épreuves en étant fraîche plutôt que surpréparée mais épuisée. Après un échec, il est conseillé de s'accorder une période limitée pour exprimer sa déception, puis de changer de mindset et de repartir sans se poser de questions. Résumé des questions et réponses Parcours général et moment le plus difficile Marie : Quel a été le moment le plus difficile dans ta préparation ? Géraldine : Les moments d'échec et la nécessité de repartir après avoir eu l'impression d'avoir tout donné. C'est l'aspect mental et physique du rebond qui a été le plus éprouvant, plus encore que les révisions elles-mêmes. Durée de la préparation Marie : Sur combien d'années s'est étalée ta préparation ? Géraldine : Deux ans, en travaillant à plein temps à l'IUT la première année, puis en bénéficiant d'un congé de formation de six mois la deuxième année. Syndrome de l'imposteur et rapport à l'interne Marie : Comment se fait-il que tu aies eu ce syndrome de l'imposteur alors que tu travaillais déjà à la fac ? Géraldine : Ce qu'elle faisait à l'IUT n'avait rien à voir avec les exigences du concours. Elle ne connaissait pas les programmes ni les attentes, et n'avait pas été une étudiante brillante lors de son CAPES initial, obtenu en deuxième moitié de classement il y a 20 ans. Inscription administrative à la formation externe Marie : En termes d'inscription administrative, comment as-tu procédé pour suivre à la fois la formation interne et externe ? Géraldine : Elle s'est inscrite via l'AFC pour la formation interne, et en tant qu'étudiante à part entière (avec carte étudiante) pour la formation externe, pour un coût d'environ 300 à 305 €. À Lyon, les mêmes professeurs assuraient les deux formations, ce qui rendait le dispositif très cohérent. Erreurs de la première année Marie : Que veux-tu dire par « j'ai fait n'importe quoi » aux oraux de l'interne la première année ? Géraldine : Elle était épuisée, n'avait pas dormi les deux nuits précédentes, et a produit des copies incohérentes — par exemple, une problématique sur le carnivalesque pour une question sur Shakespeare, et une prestation désastreuse en linguistique. Elle est arrivée au bout du rouleau après un mois de révisions intensives sans pause. Raisons de recommencer l'interne la deuxième année Marie : Pourquoi as-tu quand même recommencé l'interne la deuxième année ? Géraldine : Parce qu'une partie du programme est commune aux deux concours, qu'elle était déjà inscrite à la formation, et qu'elle croyait encore à l'interne en raison de ses 20 ans d'expérience d'enseignement. Elle n'a finalement pas été admissible aux écrits de l'interne cette année-là, ce qui lui a permis de se concentrer sur les oraux de l'externe. Gestion de l'échec et changement de mindset Marie : Comment as-tu géré le moment où tu n'as pas été admissible aux écrits de l'interne la deuxième année ? Géraldine : Ce fut le moment le plus difficile. Elle s'est accordé une semaine pour pleurer, se plaindre et exprimer sa frustration, puis a décidé de changer de mindset en se disant que c'était peut-être une chance, car le format de l'externe lui convenait mieux. Elle est repartie en mode « tunnel » sans se poser de questions, portée par sa binôme et son groupe de travail. Composition du groupe de préparation externe Marie : Dans le groupe de préparation externe, y avait-il uniquement des jeunes étudiants ou aussi des enseignants en poste ? Géraldine : Non, il y avait également des collègues de l'interne, car le responsable de la formation conseillait à tous les internes de s'inscrire aussi à la préparation externe. Ce mélange internes/externes était très enrichissant et favorisait une vraie entraide, sans esprit de compétition. Importance du présentiel et des liens humains Marie : Penses-tu que le fait d'être en présentiel t'a aidée à former ce groupe de travail et à tisser ces liens ? Géraldine : Oui, absolument. Elle admire ceux qui préparent à distance, mais estime que rien ne remplace le fait d'avoir un professeur en face de soi et un groupe de personnes vivant la même expérience. Seuls ceux qui passent le concours peuvent vraiment se comprendre mutuellement. Soutien des collègues et des élèves de l'IUT Marie : Tes collègues de l'IUT étaient-ils soutenants ? En avais-tu parlé à tes élèves ? Géraldine : Ses collègues ont été très aidants : ils ont allégé sa charge la première année et l'ont préservée des informations non essentielles pendant la préparation des oraux. Elle n'a pas parlé de sa démarche à ses élèves par crainte de devoir leur annoncer un éventuel échec, par orgueil. Certains ont deviné, d'autres ont cru qu'elle était malade pendant son congé de formation. Ce qu'elle changerait si c'était à refaire Marie : Si c'était à refaire, y a-t-il quelque chose que tu changerais dans ta façon de procéder ? Géraldine : Elle prendrait beaucoup plus de temps pour elle — sport, repos, activités personnelles — et l'inscrirait réellement dans son planning dès le départ. Elle culpabilisait dès qu'elle faisait autre chose que travailler, ce qui nuisait à la fois à son repos et à son efficacité. Elle note que la semaine de vacances à la montagne prise juste avant les écrits de l'externe, sans aucune révision, a coïncidé avec ses meilleurs résultats. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • July 17 · 25 min

    35. [Témoignage] - Salomé (agreg interne de lettres modernes)

    Synthèse de réunion Points clés Salomé, enseignante en collège, a réussi l'agrégation de lettres modernes en terminant première de sa promotion, malgré un profil atypique : trois enfants en bas âge (3, 5 et 6 ans), pas de formation en classe préparatoire, et une préparation tardive. Elle a commencé à lire sérieusement les œuvres au programme seulement un à deux mois avant les écrits, en se concentrant sur trois œuvres qu'elle avait déjà partiellement lues. Sa stratégie reposait sur l'apprentissage intensif de près de 150 citations en une semaine, en utilisant la méthode d'apprentissage en marchant. À l'épreuve, elle a d'abord retranscrit toutes ses citations sur brouillon avant d'analyser le sujet, afin de disposer d'un matériau solide et de ne pas paniquer face au sujet. Elle a fait le choix audacieux de construire sa dissertation autour du mot « parcours » plutôt que du terme littéraire principal « élégie », en assumant un parti pris original qui a été apprécié du jury. Pour la méthodologie, elle a opté rapidement pour une seule méthode claire et accessible, sans tergiverser entre plusieurs approches. Elle a organisé son temps de travail principalement le soir après le coucher des enfants et sur ses pauses au collège, en s'appuyant sur l'aide de son mari et de sa mère. Elle recommande de ritualiser de petits exercices quotidiens plutôt que de réaliser uniquement des épreuves en temps réel, et de travailler en groupe pour mutualiser les productions. Elle envisage des perspectives professionnelles (lycée, université, édition pédagogique) mais prend le temps de la réflexion avant de s'engager. Résumé des questions et réponses Parcours et contexte de la préparation Marie : Comment t'est venue l'envie de passer l'agrégation et comment as-tu fait pour réussir malgré un profil atypique ? Salomé : L'envie est venue notamment grâce à une amie qui avait réussi l'agrégation. Compte tenu de son profil (travail à temps plein, trois enfants en bas âge), elle avait initialement prévu une préparation sur deux ans. Elle a travaillé les bases littéraires dès septembre, fait corriger une copie par une formatrice en janvier — un mois avant les écrits — qui lui a confirmé la qualité de son travail. Elle a alors décidé de tenter sa chance, a été admissible, puis a fourni un travail intense pour les oraux, finissant finalement première. Lecture et connaissance des œuvres Marie : Comment as-tu réussi à acquérir suffisamment de connaissances sur les œuvres en commençant à les lire seulement un à deux mois avant les écrits ? Salomé : Elle avait déjà lu trois œuvres relativement courtes pendant l'été précédent. Elle a choisi de se concentrer exclusivement sur ces trois œuvres, en les travaillant en profondeur : lecture détaillée, lecture de nombreux articles critiques pour nourrir l'analyse, et apprentissage intensif de près de 150 citations la semaine avant les écrits, en utilisant la méthode d'apprentissage en marchant. Utilisation des citations en dissertation Marie : Est-il vraiment nécessaire d'avoir autant de citations en tête pour composer une dissertation ? Salomé : Non, ce n'est pas une obligation absolue, mais en lettres modernes, s'appuyer sur les textes est particulièrement important. Elle a utilisé environ 40 citations dans sa dissertation notée 15, sans que cela donne l'impression d'un catalogue, car chaque citation était intégrée à une analyse développée. Méthode de gestion du brouillon le jour de l'épreuve Marie : Comment as-tu géré ton brouillon au moment de l'épreuve ? As-tu d'abord retranscrit tes citations ou analysé le sujet ? Salomé : Elle a d'abord retranscrit toutes ses citations sur le brouillon, sans regarder le sujet, afin de poser toutes ses connaissances et d'éviter la panique. Ce n'est qu'ensuite qu'elle a analysé le sujet en détail, mot à mot, pour construire sa problématique à partir d'un matériau solide. Analyse du sujet de dissertation Marie : Comment as-tu analysé le sujet et comment as-tu choisi ton angle de traitement ? Salomé : Elle a décortiqué le sujet terme par terme, en cherchant les tensions et les éléments discutables. Alors que la plupart des candidats ont travaillé sur le mot « élégie », elle a choisi de centrer sa dissertation sur le mot « parcours », qu'elle trouvait plus discutable dans la citation proposée. Ce parti pris original a finalement été apprécié du jury. Choix de la méthode de dissertation Marie : Comment as-tu choisi ta méthode de dissertation parmi les nombreuses proposées ? Salomé : N'ayant pas le temps de tergiverser, elle a lu plusieurs bonnes copies disponibles sur Internet et a sélectionné rapidement celle dont la méthode lui semblait la plus claire, logique et accessible. Elle s'est constitué une fiche méthode avec les transitions et la structure, qu'elle a appliquée systématiquement lors de ses entraînements. Pour la deuxième épreuve (dissertation sur auteur), elle a suivi le cours en vidéo de Stéphanie Ges (université de Bourgogne), recommandé par la communauté des agrégatifs. Organisation du temps avec trois enfants Marie : Comment as-tu réussi à dégager du temps pour travailler avec trois enfants en bas âge ? Salomé : Elle travaillait principalement le soir après le coucher des enfants (à partir de 20h-20h30), ainsi que sur ses pauses déjeuner et heures libres au collège. Elle avait préparé ses cours de collège l'année précédente, ce qui lui a libéré du temps. Elle n'a pas hésité à demander de l'aide à sa mère et à son mari. Elle a également expliqué à ses enfants qu'elle avait besoin de travailler, et ceux-ci ont globalement bien compris et respecté ce besoin. Découverte de ses propres capacités Marie : T'es-tu découvert des ressources insoupçonnées en toi au cours de cette préparation ? Salomé : Oui, elle a découvert sa capacité à mémoriser rapidement un grand nombre de citations, son efficacité et sa rapidité de travail liées à son tempérament peu enclin à tergiverser, ainsi qu'une véritable passion pour l'analyse littéraire et la fouille des textes, qu'elle ne soupçonnait pas. Conseils pour les candidats hésitants Marie : Quel conseil donnerais-tu à des personnes qui hésitent à se lancer, notamment parce qu'elles pensent avoir commencé trop tard ? Salomé : Commencer tardivement n'exclut pas la réussite, même si une préparation sur deux ans reste une option valable et enrichissante. Son conseil principal est de ritualiser de petits exercices quotidiens plutôt que de se concentrer uniquement sur des épreuves en temps réel : par exemple, faire un mini-plan de commentaire en 30 minutes chaque jour, ou analyser un court extrait d'œuvre. Travailler en groupe (4 à 5 personnes) et partager ses productions quotidiennement est également très formateur. La régularité prime sur l'intensité. Projets professionnels après l'agrégation Marie : L'agrégation va-t-elle déboucher sur un changement professionnel pour toi ? Salomé : Elle est encore en réflexion. Elle se plaît dans son collège actuel et n'a pas de besoin urgent de partir. Le lycée et l'université l'intéressent, mais les postes sont rares. Elle a un projet d'édition pédagogique en cours, attend un rendez-vous avec l'inspecteur à l'automne, et s'est portée volontaire auprès de l'inspectrice pour participer à des formations à l'agrégation si besoin. Marie lui conseille de ne pas attendre trop longtemps pour saisir les opportunités, tant qu'elle est au sommet de sa confiance en elle. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • July 15 · 37 min

    34. [Témoignage] - Lucie (agreg interne d'anglais) - Devise "Less is more"

    Synthèse de réunion Points clés Lucie a réussi l'agrégation à sa troisième tentative, après avoir échoué de très peu (0,80 point) lors de sa deuxième année. La stratégie gagnante repose sur le principe "less is more" : sélectionner un nombre limité de connaissances solides plutôt que d'accumuler des informations en excès. Pour chaque œuvre, Lucie s'est appuyée sur un seul manuel de référence (type Ellipses) et a constitué un corpus de 15 à 30 citations maîtrisées, chacune associée à un élément d'analyse pertinent. En civilisation, la clé est de connaître parfaitement les axes des lettres de cadrage et de ne pas chercher l'originalité. Une routine quotidienne rigoureuse a été maintenue tout au long des six mois de préparation : lecture d'articles d'actualité, shadowing, révision de fiches, même pendant les vacances et les jours fériés. La planification quotidienne (savoir la veille ce que l'on fera le lendemain) a été un facteur déterminant d'efficacité. Un trinôme de travail hebdomadaire (avec Cindy et Dottie) a permis de s'entraîner régulièrement à la dissertation. La bibliographie officielle n'a pas été utilisée, celle-ci étant jugée destinée aux enseignants-chercheurs plutôt qu'aux candidats. Le soutien du conjoint et l'organisation familiale (partage des demi-journées pendant les vacances) ont été essentiels pour concilier préparation et vie de famille. L'après-agrégation est décrit comme une véritable renaissance personnelle et professionnelle. Résumé des questions et réponses Réaction à l'échec et motivation à recommencer Marie : Comment as-tu réagi lorsque tu as raté l'agrégation de très peu (0,80 point) lors de ta deuxième année, et comment as-tu trouvé la motivation pour recommencer ? Lucie : Il était évident pour elle qu'elle devait continuer jusqu'à réussir. Dès la première année, elle avait passé les épreuves sans vraiment se préparer, puis lors de la deuxième année, elle avait suivi deux prépas intensives (Lille et Nanterre) et travaillé énormément, mais en surchargeant sa tête d'informations. Après le deuxième échec, elle s'est dit qu'elle recommencerait une troisième fois, mais différemment, en adoptant une approche minimaliste et ciblée. Stratégie de préparation pour la troisième tentative Marie : Comment as-tu organisé ta préparation pour cette troisième tentative, avec des contraintes de temps, financières et familiales ? Lucie : Elle a appliqué le principe "less is more" : un seul manuel par œuvre, entre 15 et 30 citations maîtrisées par œuvre avec un élément d'analyse associé à chacune, et une connaissance parfaite des axes des lettres de cadrage en civilisation. Elle a renoncé aux formations coûteuses et a tout organisé autour de ses contraintes (nouveau poste, voyage à New York, deux jeunes enfants). Méthodologie pour la dissertation de littérature Marie : D'où venait ta méthodologie pour la dissertation, et en quoi consistait-elle ? Lucie : Elle provenait d'un professeur de Shakespeare rencontré à Nanterre. La méthode consiste à passer 10 minutes à explorer 10 thèmes autour du sujet (mythologie, citations, personnages, procédés, société, politique, religion, motifs, prénoms, etc.), puis à regrouper les éléments pour construire les parties et sous-parties de la dissertation. Méthodologie pour la civilisation Marie : Quelle était ton approche spécifique pour les épreuves de civilisation ? Lucie : Elle mémorisait les axes des lettres de cadrage jusqu'à pouvoir se les réciter mentalement, et pour chaque axe, elle préparait un élément intéressant à dire, idéalement une citation avec un commentaire pertinent. Elle insiste sur le fait qu'il ne faut pas chercher l'originalité en civilisation, mais rester strictement dans le cadre des axes imposés. Routine quotidienne de préparation Marie : Concrètement, à quoi ressemblait ta routine quotidienne de préparation ? Lucie : Chaque jour, elle consacrait 10 à 15 minutes à la lecture d'articles d'actualité en anglais (CNN, BBC) ou à la traduction instantanée d'articles français. Elle pratiquait également le shadowing (imiter des actrices anglophones sur YouTube pour améliorer accent et fluidité). Chaque soir, elle planifiait par écrit ce qu'elle ferait le lendemain, en tenant compte de ses contraintes horaires. Elle réalisait aussi une traduction et une dissertation par semaine, et révisait régulièrement ses fiches et citations. Le shadowing comme technique d'entraînement Marie : Qu'est-ce que le shadowing dans ce contexte, et comment le pratiquais-tu ? Lucie : Elle choisissait sur YouTube des interviews d'actrices anglophones qu'elle appréciait (par exemple Kate Winslet), écoutait une minute, puis relisait les sous-titres en imitant le rythme, l'intonation et les expressions de l'actrice. Cela lui permettait d'améliorer son accent, de gagner en confiance et d'enrichir son vocabulaire, le tout gratuitement et à domicile. Planification quotidienne Marie : Comment organisais-tu concrètement ta planification quotidienne ? Lucie : Elle notait chaque soir sur un post-it ou un coin de feuille ce qu'elle ferait le lendemain, parfois avec des horaires précis. Elle exploitait tous les créneaux disponibles, y compris 20 minutes dans une voiture pendant une activité de ses enfants. Elle estime que le cerveau se prépare pendant la nuit à ce qui est planifié, ce qui rend le travail du lendemain plus efficace. Travail en groupe et trinôme de révision Marie : Comment fonctionnait le trinôme de travail que tu avais constitué avec Cindy et Dottie ? Lucie : Chaque semaine, le trinôme se donnait un thème de dissertation sur une œuvre au programme. Chacune travaillait de son côté (plan détaillé, introduction, conclusion selon le temps disponible), puis partageait son travail par mail avec de brefs commentaires. La mise en commun n'était pas aussi formalisée qu'en prépa, mais l'essentiel était de s'entraîner régulièrement à trouver une problématique, des thèmes et des citations de manière autonome. Résultats aux écrits et progression Marie : Quels ont été tes résultats aux épreuves écrites cette année, et comment as-tu évolué d'une année à l'autre ? Lucie : En dissertation de civilisation américaine (sujet "Compromise"), elle a obtenu 12,5, sa meilleure note, contre 5 la première année et 10,5 la deuxième. En traduction, elle a obtenu des notes comprises entre 10,75 et 11,75 sur les trois années, avec une relative constance malgré des volumes de préparation très différents. Ressenti à la sortie des épreuves écrites Marie : En sortant des épreuves écrites, avais-tu le sentiment d'avoir réussi ? Lucie : Oui, elle était calme et confiante. Elle savait exactement le temps qu'il lui fallait pour chaque partie, avait terminé sa relecture et posé le stylo sereinement. Elle attribue en partie cette sérénité à l'expérience accumulée lors des deux tentatives précédentes. Conseils pour les épreuves orales Marie : Quel conseil principal donnerais-tu pour aborder les épreuves orales le jour J ? Lucie : Garder son sang-froid, rester zen, bien dormir et maintenir une bonne hygiène de vie. Sur le plan académique, s'appuyer fermement sur sa méthodologie de commentaire de texte, quelle que soit la nature du sujet tiré au sort. Elle souligne qu'il ne faut pas compter sur un sujet "magique" : les sujets sont aléatoires et il faut être capable de s'en sortir avec n'importe quel thème. Gestion de l'imprévu aux oraux (civilisation britannique) Marie : Comment as-tu réagi lorsque tu es retombée sur la civilisation britannique à l'oral, ton point faible, pour la troisième fois ? Lucie : Elle a failli paniquer en préparation, mais a décidé de rester zen et d'appliquer sa méthode de commentaire de texte sans chercher à lutter contre le sujet. Elle a obtenu 8,80, contre 6,25 l'année précédente et 5 la première année, ce qui lui a suffi pour être reçue. Elle est sortie de l'oral en se disant qu'elle recommencerait si nécessaire, sans pleurer ni se décourager. Utilisation de la bibliographie officielle Marie : As-tu utilisé la bibliographie officielle fournie avec le programme de l'agrégation ? Lucie : Non, pas du tout. Un professeur lui avait expliqué que la bibliographie est destinée aux enseignants-chercheurs qui construisent leurs cours ; pour les candidats à l'agrégation, elle est très accessoire. Elle s'est concentrée uniquement sur les manuels de préparation et les lettres de cadrage. Conciliation vie de famille et préparation Marie : Comment as-tu géré la préparation de l'agrégation avec deux jeunes enfants et un mari travaillant le soir ? Lucie : Elle travaillait principalement pendant les heures où elle n'avait pas les enfants (pauses déjeuner, temps libres en journée). Le soir, elle bossait jusqu'à 22h-22h30 maximum. Pendant les vacances, elle et son mari se partageaient les demi-journées avec les enfants (repas inclus), en se concertant la veille. Elle exploitait également tous les petits créneaux disponibles (20 minutes dans la voiture, etc.). Rôle du conjoint dans la préparation Marie : Quel rôle a joué ton mari dans ta réussite ? Lucie : Son mari a été un soutien essentiel, tant sur le plan logistique (tâches ménagères, activités avec les enfants) que moral (encouragements dans les moments de doute, proposition de décompresser ensemble). Elle insiste sur le fait que la préparation de l'agrégation est une décision presque familiale, qui nécessite l'adhésion du partenaire et, dans la mesure du possible, des enfants. Bénéfices de l'agrégation au-delà du concours Marie : Que dirais-tu aux candidats qui s'interrogent sur la valeur des sacrifices consentis pour préparer l'agrégation ? Lucie : Elle décrit l'après-agrégation comme une renaissance : disparition de la charge mentale liée au concours, meilleure connaissance de soi, gain de confiance, fin du doute constant. Elle souligne également que les connaissances acquises enrichissent directement les cours dispensés aux élèves. Elle encourage tous les candidats à ne pas lâcher. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • July 4 · 29 min

    33. [Témoignage] - Morgane (agreg interne de lettres mordernes)

    Points clés Morgane a réussi l'agrégation interne de lettres modernes après une préparation rigoureuse d'un an, menée en parallèle d'un travail à temps partiel (80%) et de la gestion de ses enfants. La préparation anticipée (cours prêts à l'avance, inscription à la pré-prépa de Sévigné) a été déterminante pour sa réussite. Le travail en groupe a joué un rôle crucial, notamment pour surmonter les difficultés en grammaire. La mémorisation précoce des citations a été une stratégie clé pour aborder les épreuves écrites avec confiance. Le coaching mental a permis à Morgan de gérer ses émotions lors des périodes les plus difficiles, notamment entre les écrits et les oraux. Les mauvaises notes, bien exploitées, se révèlent être les plus utiles dans la progression. Sujets abordés 1. Contexte et présentation de Morgane Marie accueille Morgan, fraîchement lauréate de l'agrégation interne de lettres modernes, pour un entretien de retour d'expérience destiné aux futurs candidats. Détails Marie : Présentation de Morgan comme exemple de réussite, en soulignant les compétences transversales acquises (esprit de synthèse, clarté de communication). morganelefort : Confirmation du contexte — fin d'année scolaire chargée, séparation personnelle, suppression d'une classe en dernière minute ayant nécessité une réorganisation. Conclusion Morgan illustre qu'il est possible de réussir un concours exigeant dans un contexte de vie complexe. 2. Parcours de préparation à l'agrégation Discussion sur les tentatives précédentes et la stratégie mise en place pour cette année de réussite. Détails morganelefort : Première tentative à l'externe en même temps que le CAPES — échec à l'écrit de l'agrégation, réussite du CAPES. Tentative à l'interne jugée intellectuellement passionnante mais sans succès initial. morganelefort : Pour cette année décisive, elle a demandé un passage à 80%, préparé ses cours sur les quatre niveaux du collège à l'avance, et s'est inscrite à la pré-prépa de Sévigné dès janvier pour revoir les bases de littérature et les méthodes. Marie : Souligne l'importance d'anticiper et de se libérer des contraintes professionnelles pour se concentrer sur la préparation. Conclusion L'anticipation organisationnelle (cours prêts, volume horaire allégé) est un facteur clé de réussite. S'inscrire à une structure de préparation méthodologique dès le début est une décision cruciale. 3. Philosophie de la préparation : s'engager pleinement ou étaler sur plusieurs années Débat sur l'approche à adopter : tout donner en une seule tentative ou étaler la préparation. Détails morganelefort : Préparer le concours sans se donner vraiment les moyens de l'obtenir est une perte d'énergie et d'argent. Elle observe que certains candidats font de grosses impasses et ne se donnent pas les moyens de décrocher le concours. Marie : Nuance en rappelant que chaque candidat a sa propre temporalité — certains ont besoin d'une phase de remise à niveau avant de s'engager pleinement. Marie : Rejoint Morgan sur l'idée qu'il faut toujours se projeter dans la réussite, car l'intention influence le résultat (effet auto-réalisateur). Conclusion Il n'existe pas une seule bonne approche, mais il est essentiel de toujours viser l'obtention du concours, quelle que soit la durée de préparation choisie. 4. Gestion des périodes difficiles : novembre et la phase post-écrits Identification des moments les plus éprouvants de la préparation et des stratégies pour les traverser. Détails morganelefort : La période la plus difficile n'était pas novembre (malgré un creux lié aux premières mauvaises notes), mais les trois semaines entre les résultats des écrits et les oraux — d'autant plus qu'elle avait deux formations à préparer, des enfants à gérer et une séparation personnelle. morganelefort : En novembre, l'échéance des écrits sert de moteur. En revanche, après les écrits, l'incertitude sur l'admission à l'oral fragilise la motivation. morganelefort : Elle a observé des camarades qui ont relâché leurs efforts entre les écrits et les oraux, accumulant des regrets. Marie : Recommande d'anticiper le planning de reprise avant même de passer les écrits, pour ne pas perdre de temps. Conclusion Anticiper mentalement et logistiquement la reprise du travail après les écrits est indispensable. Se fixer un plan de révision préétabli permet de se raccrocher à une structure dans les moments de doute. 5. Les mauvaises notes comme levier de progression Retour sur une mauvaise note marquante reçue en cours de préparation et la façon dont Morgan l'a exploitée. Détails Marie : Évoque une copie de Morgan dont la note était illisible (16 ou 6 ?) et les commentaires peu élogieux. morganelefort : Cette note — la seule en dessous de la moyenne sur toute sa préparation — a été la plus utile. Elle l'a poussée à analyser ses erreurs de méthode (citations, analyses, structure) et à ajuster chaque dissertation suivante comme un test d'amélioration. morganelefort : Le déchiffrage collectif de la copie en salle des profs a permis de dédramatiser et de partager les apprentissages. Marie : Rappelle que les bonnes notes doivent aussi être comprises pour être répliquées, mais que les mauvaises notes sont un tremplin si on sait s'en saisir. Conclusion Une mauvaise note reçue suffisamment tôt (novembre-décembre) laisse le temps d'ajuster sa méthode avant les épreuves. Il faut aborder les retours critiques avec philosophie et les transformer en plan d'action concret. 6. La grammaire : point faible transformé en épreuve surmontée Discussion sur la gestion de la grammaire, bête noire de Morgan, et la stratégie collective mise en place. Détails morganelefort : La grammaire a été une source d'angoisse toute l'année. Travaillée intensément au début, elle est passée au second plan à la rentrée face aux urgences professionnelles. morganelefort : Après les écrits, avec son groupe de travail, elle a mis en place des créneaux quotidiens de grammaire à 22h30, pendant un mois, couvrant toutes les notions clés. morganelefort : Ce travail collectif lui a permis d'avoir en tête l'introduction et le plan dès le retournement du sujet à l'oral. Marie : Souligne que sans ce groupe, il aurait été très difficile d'atteindre ce niveau de maîtrise seule. Conclusion Des sessions courtes mais régulières (30 minutes par soir) sur un mois peuvent compenser un retard important. Le travail en groupe est particulièrement efficace pour les matières techniques comme la grammaire. 7. Stratégie de mémorisation des citations Présentation détaillée de la méthode de Morgan pour sélectionner et mémoriser les citations des œuvres au programme. Détails morganelefort : Début de la mémorisation des citations dès la Toussaint pour les premières œuvres, finalisation pendant les vacances de Noël, puis révisions intensives jusqu'aux épreuves. morganelefort : Utilisation de flashcards, pictogrammes et cartes mentales. Pour Roubaud (81 poèmes en 9 sections), elle a progressivement réduit sa sélection de une citation par poème à trois par section, puis encore moins. morganelefort : La mémorisation permet de passer les dissertations en conditions réelles sans ressources, de tester ses arguments et d'ajuster sa sélection de citations. Marie : Reconnaît que ce conseil est rarement donné mais très pertinent — la mémorisation installe une confiance durable. Conclusion La sélection des citations doit être faite tôt, lors de la deuxième relecture des œuvres. Chaque œuvre nécessite une approche adaptée à sa structure propre. La mémorisation progressive, intégrée dans une routine quotidienne, est un facteur de confiance majeur le jour des épreuves. 8. Organisation générale et gestion du temps Discussion sur la façon dont Morgan a structuré son année de préparation tout en assumant ses responsabilités professionnelles et familiales. Détails morganelefort : Toute l'année a été planifiée avec un rétroplanning précis. Les périodes avec les enfants étaient dédiées aux enfants, sans révisions. morganelefort : Avant les écrits, elle s'est imposé quelques jours de break chez une camarade du groupe de travail, loin des enfants et des contraintes du quotidien. morganelefort : Elle avait réalisé le concours blanc dès le début des vacances de la Toussaint pour expérimenter les conditions réelles (fatigue, gestion du temps sur deux jours). morganelefort : L'objectif de ficher toutes les œuvres avant la rentrée n'a pas été totalement atteint (terminé avant le 20 septembre), mais la progression dans l'efficacité du fichage a été notable. Marie : Insiste sur le fait que le repos doit être planifié au même titre que le travail, sinon il n'a pas lieu. Conclusion Un rétroplanning rigoureux avec des échéances claires est indispensable pour maintenir le cap sur toute l'année. Les périodes de repos doivent être organisées et protégées, notamment avant les épreuves. 9. Gestion du mental et des émotions Rôle du coaching et du travail sur soi dans la réussite de Morgan, notamment lors des oraux. Détails morganelefort : Le coaching réalisé en mai-juin (travail sur les émotions, la voix intérieure, la gestion des difficultés comme moteur) a été très précieux et réutilisé tout au long de l'année. morganelefort : Lors des oraux, sa colocataire a été déstabilisée par un jury difficile et n'a pas réussi à s'en remettre psychologiquement. Morgan a choisi de se mettre dans une « carapace » et de traverser chaque obstacle indépendamment de ce qui se passait autour d'elle. Marie : Rappelle qu'Anna a adopté une démarche similaire, et que la gestion des émotions est le fruit d'une pratique régulière, pas d'une technique miracle. Conclusion Travailler sur sa posture mentale en amont des épreuves est aussi important que la préparation académique. La capacité à gérer ses émotions le jour J se construit progressivement, par la réflexion et la pratique. 10. Conseil en or et mot de fin Morgan partage son conseil principal et ses encouragements pour les futurs candidats. Détails morganelefort : Le conseil en or est de trouver un bon groupe de travail — pour le soutien mutuel, le partage des difficultés et des questionnements au même moment. morganelefort : L'agrégation est une aventure riche en rebondissements, passionnante mais difficile à quitter une fois terminée. Marie : Félicite Morgan pour sa capacité à garder le cap, la bonne humeur et l'énergie dans un contexte particulièrement difficile. Conclusion Le groupe de travail est un pilier fondamental de la préparation, tant sur le plan académique que psychologique. Difficultés identifiées Gestion simultanée de la préparation, du travail à temps partiel, des enfants et d'une séparation personnelle. La grammaire est restée un point de fragilité jusqu'aux oraux, faute de temps suffisant pour l'assimiler en profondeur pendant l'année. La période entre les résultats des écrits et les oraux est identifiée comme la plus éprouvante psychologiquement, avec un risque élevé de démobilisation. Certains candidats du groupe de travail ont été déstabilisés par des jurys difficiles à l'oral et n'ont pas réussi à surmonter cet obstacle mentalement. La tentation de faire des impasses ou de ne pas s'engager pleinement dans la préparation est un écueil fréquent observé dans les formations. Actions à suivre morganelefort Donner des cours particuliers de préparation à l'agrégation (mentionné en fin d'entretien comme une prochaine étape). Marie Intégrer le conseil de mémorisation précoce des citations dans les recommandations transmises aux futurs candidats. Partager le témoignage de Morgan (enregistrement de l'entretien) avec les candidats en cours de préparation. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • July 4 · 26 min

    32. [Témoignage] - Laurie (agreg externe d'arts plastiques)

    Points clés Laurie a réussi l'agrégation externe d'arts plastiques en 2026, après un premier échec en 2024, tout en étant mère de trois enfants et infirmière libérale. La clé de sa réussite repose sur une meilleure organisation du temps, notamment grâce au système des bannettes physiques et numériques. L'utilisation de ChatGPT pour s'entraîner à formuler des problématiques et des plans a constitué un apport méthodologique décisif. S'entraîner dès la phase d'admissibilité aux épreuves d'admission (notamment l'option cinéma) a fait une différence significative. La collaboration avec une autre candidate, Emilie, rencontrée via la formation, a permis un entraînement régulier et enrichissant. Il est conseillé de ne pas attendre d'avoir « tout fiché » avant de se confronter aux exercices de dissertation. Sujets abordés 1. Présentation du parcours de Laurie Marie introduit Laurie et rappelle le contexte exceptionnel de sa réussite : reconversion professionnelle, vie de famille chargée et exercice en parallèle de sa profession d'infirmière libérale. Détails Marie : Présentation de Laurie comme infirmière libérale, mère de trois enfants, ayant réussi l'agrégation externe d'arts plastiques. Laurie : Explique que son parcours a débuté par une reprise d'études (master), après n'avoir obtenu qu'une licence dans sa jeunesse. La naissance de son troisième enfant a retardé la reconversion. Conclusion Le parcours de Laurie illustre qu'une reconversion tardive et complexe est possible avec de la rigueur et une bonne organisation. 2. Premier passage de l'agrégation en 2024 Laurie revient sur sa première tentative en 2024, vécue comme une expérience exploratoire. Détails Laurie : En 2024, elle avait surtout travaillé les écrits sans préparer les épreuves d'admission, pensant ne pas être admissible. Elle a obtenu l'admissibilité mais a raté l'admission de quelques points. Laurie : Elle souligne l'importance de passer le concours une première fois pour se confronter à la réalité des épreuves, notamment les huit jours d'admission en arts plastiques. Conclusion Passer le concours une première fois, même sans être totalement préparé, est un exercice essentiel pour comprendre les attentes du jury. 3. Problème d'organisation et solution apportée par le coaching Marie et Laurie discutent du principal obstacle identifié : l'incapacité à intégrer la préparation dans un quotidien très chargé. Détails Laurie : Elle travaillait l'agrégation uniquement sur le temps restant après ses obligations, ce qui s'est révélé inefficace. Laurie : Le coaching avec Marie lui a permis de mettre à plat toutes les exigences du concours et d'optimiser les petits créneaux disponibles (15 min, 30 min, 45 min). Marie : Rappelle que lors de leur première séance, elles avaient travaillé sur l'optimisation des petits créneaux et le système des bannettes. Conclusion L'organisation rigoureuse du temps, même en petites tranches, est indispensable pour les candidats ayant un emploi du temps chargé. Attendre d'avoir de longues plages de temps libre pour travailler est une erreur à éviter. 4. Le système des bannettes physiques et numériques Marie et Laurie détaillent le système d'organisation concret mis en place. Détails Laurie : Elle a utilisé des bannettes physiques classées par discipline (esthétique, histoire de l'art avec deux périodes), avec des pochettes internes par durée (15 min, 30 min). Laurie : En parallèle, elle a utilisé l'application Google Tasks sur son téléphone, avec des post-it colorés par discipline, pour accéder à des articles et ressources lors de ses déplacements professionnels. Laurie : Elle remplaçait le temps passé sur Instagram par des sessions de travail dans Google Tasks. Marie : Demande à Laurie de partager des captures d'écran de son organisation numérique pour les notes de l'épisode. Conclusion Le système des bannettes, adapté en version physique et numérique, permet d'optimiser tous les petits créneaux disponibles dans la journée. L'outil numérique est particulièrement utile pour les candidats itinérants. 5. Utilisation de ChatGPT pour la méthodologie des écrits Laurie explique comment elle a utilisé l'intelligence artificielle pour améliorer sa méthode de dissertation. Détails Laurie : Elle avait du mal à formuler des problématiques pertinentes malgré les classes préparatoires. Elle a utilisé ChatGPT pour s'entraîner à construire des problématiques et des plans détaillés. Laurie : Elle s'entraînait sur des sujets proposés par ChatGPT ou issus de prépas, en rédigeant uniquement des plans détaillés, ce qui s'est avéré suffisant pour progresser. Laurie : Elle a également utilisé la vidéo de Marie sur la méthode du brouillon et s'est acheté un chronomètre pour s'entraîner en conditions réelles. Laurie : Résultats obtenus aux écrits : 18 en esthétique et 17 en histoire de l'art, contre 11 et 12 lors du premier passage. Conclusion L'utilisation de ChatGPT comme outil d'entraînement méthodologique est une approche efficace pour travailler la problématique et le plan. S'entraîner avec un chronomètre dès la préparation permet de se familiariser avec la contrainte temporelle des épreuves. 6. Les épreuves d'admission en arts plastiques Marie et Laurie décrivent le déroulement des huit jours d'épreuves d'admission, spécifiques à la discipline. Détails Laurie : Les épreuves d'admission associent théorie et pratique. Elles comprennent une épreuve de projet (6 heures, rendu en 2D), un jour d'achat de matériel, deux fois huit heures de réalisation pratique, une épreuve de leçon (séquence d'enseignement) et une épreuve d'option. Laurie : Le sujet de l'année portait sur le thème « écrire ». Les candidats devaient imaginer une réponse plastique à partir d'un corpus iconographique. Laurie : L'épreuve pratique s'est déroulée à Nîmes, dans un hangar avec 50 candidats, dans des conditions de canicule. Laurie : Sa spécialité pratique était la céramique/modelage ; elle a travaillé la porcelaine crue pour l'épreuve. Conclusion Les épreuves d'admission en arts plastiques sont particulièrement exigeantes et nécessitent une préparation spécifique, notamment en prépa externe. L'épreuve pratique est difficile à évaluer, même pour des candidats expérimentés. 7. Préparation de l'épreuve d'option cinéma avec Emilie Laurie évoque sa collaboration avec Emilie, une autre candidate rencontrée via la formation de Marie. Détails Laurie : L'épreuve d'option cinéma consiste à analyser une séquence de film sans préparation devant le jury. Elle l'avait sous-estimée lors du premier passage. Laurie : Elle et Emilie se sont entraînées régulièrement sur Discord (espace de travail de la formation), en se projetant des séquences et en faisant des analyses en conditions réelles, environ une fois par semaine. Laurie : Résultat obtenu à cette épreuve : 17/20. Marie : Annonce qu'elle orientera une nouvelle élève en arts plastiques vers Emilie, qui a également réussi le CAPES externe en première position. Conclusion La collaboration entre candidats est un atout majeur, particulièrement en arts plastiques où les candidats sont peu nombreux. Il est indispensable de préparer l'épreuve d'option dès la phase d'admissibilité et de ne pas attendre les épreuves d'admission. 8. Conseils sur l'équilibre entre fiches et exercices de dissertation Marie et Laurie discutent d'une erreur fréquente : repousser les exercices de rédaction en attendant d'avoir suffisamment de fiches. Détails Laurie : Elle observe que les candidats ont tendance à accumuler des fiches et à retarder les exercices de dissertation, pensant manquer de connaissances. Marie : Précise qu'il faut distinguer deux objectifs dans les exercices de dissertation : s'entraîner en temps limité (pour la performance) ou explorer un thème en profondeur (en temps illimité). Laurie : Recommande de commencer à rédiger des dissertations à partir de décembre-janvier au plus tard. Conclusion Il ne faut pas attendre d'avoir tout fiché pour se confronter aux exercices de rédaction. Faire une dissertation peut être une alternative efficace aux fiches pour approfondir un sujet. Définir clairement l'objectif de chaque exercice (performance chronométrée ou exploration) est essentiel. 9. Choix des prépas et ressources complémentaires Laurie partage son expérience des différentes ressources utilisées pour sa préparation. Détails Laurie : Elle était inscrite à la prépa de l'Université d'Aix-Marseille et avait pris le CNED comme filet de sécurité pour les cours auxquels elle ne pouvait pas assister. Laurie : À refaire, elle ne reprendrait pas le CNED, estimant qu'une bonne bibliographie et une méthodologie solide permettent de s'en sortir seul, mais avec beaucoup de temps et de rigueur. Conclusion S'inscrire dans une prépa externe est fortement recommandé en arts plastiques pour bénéficier de retours aiguisés sur la pratique. Le CNED peut être utile comme sécurité mais n'est pas indispensable si la méthodologie est bien maîtrisée. 10. Perspectives professionnelles de Laurie En fin d'entretien, Marie et Laurie évoquent la transition professionnelle à venir. Détails Marie : Félicite Laurie et lui souhaite une belle réussite pour sa nouvelle carrière d'enseignante. Laurie : Indique qu'elle n'a pas encore reçu son affectation pour l'année prochaine et qu'elle anticipe un changement de vie important (quitter la profession d'infirmière libérale). Conclusion Laurie entame une nouvelle étape professionnelle en tant que professeure d'arts plastiques, avec une affectation à confirmer. Difficultés identifiées Intégrer la préparation au concours dans un quotidien très chargé (vie de famille, travail en libéral) sans organisation rigoureuse. Formuler des problématiques pertinentes pour les épreuves écrites, même après avoir suivi des classes préparatoires. L'épreuve pratique de l'agrégation d'arts plastiques est difficile à appréhender : les critères d'évaluation restent peu transparents, même pour des candidats ayant côtoyé des membres du jury. L'épreuve d'option (cinéma) est souvent sous-estimée et nécessite une préparation spécifique et anticipée. La tentation de repousser les exercices de dissertation en attendant d'avoir suffisamment de connaissances est un frein fréquent à la progression. Actions à entreprendre Laurie Rechercher et envoyer à Marie des captures d'écran de son organisation dans Google Tasks pour illustration du système des bannettes numériques. Marie Intégrer les captures d'écran de Laurie dans les notes de l'épisode une fois reçues. Rediriger la nouvelle élève en arts plastiques vers Emilie pour un potentiel binôme d'entraînement. Envisager d'assister aux épreuves orales publiques de l'agrégation l'année prochaine. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • June 30 · 42 min

    31. [Témoignage] - Aurore (agreg externe d'espagnol)

    Points clés Aurore a réussi l'agrégation externe d'espagnol après trois années de préparation, obtenant notamment un 14 en dissertation écrite. La décision de passer l'externe plutôt que l'interne s'est avérée stratégiquement déterminante, notamment en raison des contraintes liées à son statut dans l'enseignement privé. La méthode de la « tournante » (révision cyclique de toutes les matières par blocs de 45 minutes minimum) a été un outil clé pour la préparation finale. Ne faire aucune impasse sur les sujets au programme est la recommandation principale à retenir. L'équilibre entre vie personnelle, sport et travail a été maintenu tout au long de la dernière année de préparation. Le soutien en coaching (sessions avec Marie) et la newsletter ont joué un rôle important dans la motivation et la méthode d'Aurore. Sujets abordés 1. Présentation du parcours d'Aurore et contexte de départ Marie retrace avec Aurore les origines de leur collaboration, en repartant de leur première séance du 17 mars 2023. Détails Marie : Lors de la première séance, Aurore souhaitait optimiser la fin de son congé de formation et améliorer sa méthodologie. Aurore : Elle venait d'obtenir son CAPES en interne et souhaitait préparer l'agrégation pour décrocher un nouveau concours. Conclusion Aurore avait déjà une forte motivation initiale, mais manquait de méthode et de cadre structuré. 2. Première année de préparation : l'agrégation interne à temps plein Aurore décrit sa première tentative de l'agrégation interne, menée en parallèle de sa prise de poste en lycée. Détails Aurore : Elle découvrait simultanément le lycée et le collège, après avoir enseigné uniquement en lycée professionnel. Les épreuves de composition lui plaisaient, mais la traduction posait problème. Aurore : Elle n'a pas été admissible cette première année. Conclusion L'échec à l'admissibilité l'a conduite à demander un congé de formation pour la deuxième année. 3. Deuxième année : congé de formation et surcharge de préparations Aurore revient sur son année de congé de formation, durant laquelle elle s'est inscrite à quatre formations différentes par peur de ne pas travailler suffisamment. Détails Aurore : Elle s'est perdue dans les lectures d'articles, sans planning structuré, et a finalement fait une impasse sur une épreuve. Marie : Elle souligne que la peur de rester inactive a conduit à une surcharge contre-productive. Aurore : Il lui manquait 1,5 point pour être admissible ; elle avait obtenu 3 à l'épreuve sur laquelle elle avait fait l'impasse, contre 8 la première année. Conclusion Faire des impasses est une erreur majeure : aucune statistique ne permet de prédire les sujets qui tomberont. Trop de formations simultanées nuit à la concentration et à l'efficacité. 4. Découverte de l'agrégation externe et changement de stratégie Aurore explique comment elle a été amenée à s'inscrire également à l'externe lors de sa deuxième année, sur les conseils de professeurs à la faculté de Rennes. Détails Aurore : Elle a été admissible à l'externe mais pas à l'interne, ce qui l'a surprise et lui a donné envie de se concentrer sur l'externe. Aurore : En tant qu'enseignante dans le privé, s'inscrire à l'externe tout en maintenant une inscription à l'interne lui aurait fait perdre le droit de rester dans le privé en cas de réussite à l'externe — une contrainte réglementaire inscrite au Bulletin Officiel. Marie : Cette contrainte s'est transformée en avantage, car elle a forcé Aurore à concentrer toutes ses ressources sur un seul concours. Conclusion Le choix exclusif de l'externe a permis à Aurore de ne pas diluer son énergie et d'établir un plan de travail clair et ciblé. 5. L'été de la déception et la « fuite en Espagne » Marie et Aurore reviennent sur la période difficile qui a suivi les résultats des oraux de la deuxième année. Détails Aurore : Bien qu'elle se soit dit qu'elle n'avait « rien à perdre » aux oraux, elle a mis un mois à se remettre de la déception des résultats, pleurant à chaque fois qu'on lui en parlait. Aurore : Elle a prolongé son séjour en Espagne (formation à Salamanque, puis arrêt à San Sebastian, puis à Bordeaux) pour retarder son retour et éviter de reprendre le travail. Marie : C'est depuis Bordeaux qu'Aurore l'a contactée pour un coaching, qui lui a redonné de l'élan. Aurore : Elle a finalement passé tout l'été sans travailler intensément, mais a maintenu un minimum d'activité (une heure par après-midi lors d'un séjour à Vannes) sur les nouveaux programmes. Conclusion Prendre le temps de digérer une déception est nécessaire avant de repartir efficacement. Maintenir un minimum de travail régulier pendant les vacances (même 30 minutes par jour) évite une rupture trop longue. 6. Troisième et dernière année : méthode, organisation et formation choisie Aurore décrit comment elle a abordé différemment cette dernière année de préparation, avec une seule formation (Paris Nanterre) et une méthode de travail révisée. Détails Aurore : La formation de Paris Nanterre pour l'espagnol externe s'est distinguée par la stabilité et la précision de ses enseignants, ainsi que par la flexibilité du format à distance. Aurore : Le format à distance a cependant engendré une accumulation de vidéos non visionnées (jusqu'à 50 heures de retard), qu'elle a dû gérer en faisant des choix. Marie : Elle a conseillé à Aurore de renoncer aux vidéos en retard à l'approche des épreuves, ce qu'Aurore a réussi à faire. Aurore : Pour la prochaine fois, elle suggère de parcourir rapidement les vidéos non vues (en accéléré) pour identifier celles qui méritent d'être regardées en entier. Conclusion Une seule formation bien choisie vaut mieux que plusieurs formations dispersées. Il faut savoir renoncer à certains contenus pour préserver l'essentiel à l'approche des épreuves. 7. La méthode de la « tournante » Aurore présente en détail la méthode qu'elle a mise au point pour gérer la révision de huit matières tout en étant en poste à temps plein. Détails Aurore : Dès qu'elle disposait de 45 minutes ou plus, elle consultait sa liste de matières (linguistique, traduction, Espagne, Amérique latine, etc.) et travaillait la suivante dans l'ordre, sans réfléchir. L'objectif était de couvrir chaque matière au moins une fois par semaine. Aurore : La linguistique était travaillée deux fois par semaine car elle avait été négligée pour les écrits. Marie : Cette méthode est particulièrement adaptée à la phase de révision finale, une fois les bases maîtrisées, pour réactiver les connaissances de chaque thème. Conclusion La tournante permet de ne faire aucune impasse, de maintenir un rythme régulier et de réduire l'anxiété liée à la gestion du temps. Elle est recommandée en phase de révision, et non en phase d'apprentissage initial. 8. Les épreuves écrites : sérénité et gestion post-épreuves Aurore revient sur son état d'esprit lors des épreuves écrites et sur la période qui a suivi. Détails Aurore : Pour la première fois, elle s'est sentie prête à composer sur tous les sujets et avait appris entre 30 et 40 citations classées par thèmes. Aurore : Elle a obtenu 14 en dissertation (sujet sur Barcelone, que beaucoup avaient mis en impasse), mais a rencontré des difficultés en traduction (mélange de temps verbaux). Marie : Elle recommande de se déconnecter des groupes WhatsApp et des échanges avec les autres candidats pendant et après les épreuves écrites, pour ne pas se laisser influencer négativement. Aurore : Les retours des professeurs de la formation sur les écrits ont ravivé la déception, mais elle a réussi à repartir après quelques semaines. Conclusion Se déconnecter des groupes de candidats pendant les épreuves est fortement conseillé. Un débriefing personnel (s'enregistrer, envoyer un message au coach) est préférable à un échange collectif. 9. Les épreuves orales : gestion du stress et prestance face au jury Aurore décrit le déroulement des épreuves orales, notamment l'organisation en salle d'attente et sa gestion du stress. Détails Aurore : Tous les candidats à une même épreuve sont convoqués simultanément mais passent à des horaires différents, sans accès au téléphone ni à l'ordinateur pendant l'attente (jusqu'à 3 heures). Aurore : Pour l'épreuve de portugais (option choisie pour sa proximité avec l'espagnol), elle avait préparé la veille un résumé manuscrit des chapitres du livre au programme, généré avec l'aide de NotebookLM à partir du PDF de l'œuvre. Aurore : Malgré des prestations qu'elle jugeait insuffisantes sur certaines épreuves (notes de 5, 6, 7,5 et 8,5), elle a maintenu sa prestance face au jury en se concentrant sur la forme. Marie : Avec un 14 aux écrits, Aurore avait 18 points d'avance à l'entrée des oraux, ce qui lui a permis d'absorber des notes plus faibles. Conclusion La prestance et la tenue face au jury comptent, même quand le fond est perfectible. L'externe offre une marge de compensation entre épreuves que l'interne ne permet pas. Le choix du portugais comme option s'est avéré judicieux grâce à la transparence lexicale avec l'espagnol. 10. Comparaison interne / externe et choix stratégique Marie et Aurore analysent rétrospectivement le choix entre l'agrégation interne et externe. Détails Aurore : Elle maîtrisait trois sujets sur quatre du programme interne, mais le taux de réussite à l'interne est d'environ 8 %, contre 20 à 25 % à l'externe. Marie : L'externe permet une compensation entre épreuves ; l'interne exige une régularité sans faille sur toutes les épreuves. Conclusion Le choix de l'externe était stratégiquement plus favorable malgré un programme moins familier. Les statistiques de réussite doivent être prises en compte dans la décision. 11. Équilibre vie personnelle et préparation Aurore évoque l'importance d'avoir préservé son équilibre de vie durant la dernière année. Détails Aurore : Elle a intégré le sport en priorité dans son planning, avant les impondérables et le travail de révision. Aurore : Son compagnon, lui-même engagé dans un projet d'écriture, a été un soutien mutuel sans sacrifier leurs projets respectifs. Conclusion Préserver le sport et les temps de récupération est un facteur de performance sur la durée. Un environnement personnel soutenant facilite la préparation d'un concours exigeant. 12. Conseils aux futurs agrégatifs En fin d'entretien, Aurore partage ses recommandations pour les candidats qui se préparent à l'agrégation. Détails Aurore : Faire des plannings rigoureux, ne faire aucune impasse, et s'appuyer sur un accompagnement (coaching avec Marie ou newsletter) pour se rebooster régulièrement. Aurore : Même sans participer activement à chaque session de coaching collectif, le simple fait d'écouter apporte toujours quelque chose. Marie : La régularité et la stratégie priment sur la notion de mérite ; le facteur chance existe mais peut être lissé par de bonnes décisions. Conclusion La combinaison planification + absence d'impasse + soutien régulier est la clé du succès. S'abonner à la newsletter est une alternative accessible pour ceux qui ne peuvent pas financer un coaching complet. Difficultés identifiées Gestion de la déception : La déception après les résultats des oraux de la deuxième année a été difficile à surmonter et a nécessité un mois de récupération émotionnelle avant de pouvoir reprendre le travail. Accumulation de vidéos non visionnées : Le format à distance de la formation a généré un retard important (jusqu'à 50 heures de vidéos), difficile à gérer en parallèle d'un poste à temps plein. Maintien de la motivation après les écrits : La période entre les écrits et les résultats d'admissibilité a été marquée par un manque d'élan, nécessitant de continuer à avancer mécaniquement (cocher les cases) sans enthousiasme. Gestion du stress aux oraux : Certaines épreuves orales ont été vécues comme des échecs sur le moment, avec un risque de démoralisation pour les épreuves suivantes. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • March 6 · 20 min

    30. Partir en vacances pendant l’agreg?

    🎙️ Peut-on partir en vacances l’année de l’agrégation ? Beaucoup de candidats se posent la question : est-ce raisonnable de partir en vacances quand on prépare l’agrégation ? La réponse courte : ça dépend. Dans cet épisode, enregistré depuis la montagne pendant une semaine de ski, je partage mon expérience et mes observations après avoir accompagné de nombreux candidats. L’idée principale : la déconnexion n’est pas un luxe — c’est un outil stratégique. Mais encore faut-il savoir quand, comment et pourquoi se reposer pour que ces moments deviennent un véritable levier de performance… et non une source de culpabilité. Au programme de cet épisode Peut-on vraiment prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation ? Oui… mais pas n’importe comment. Tout dépend de ce que l’on appelle “vacances” : un week-end : ✔️ aucun problème une semaine : ✔️ possible si c’est planifié trois semaines de déconnexion totale : ⚠️ généralement trop long L’essentiel n’est pas la durée mais l’intention et l’organisation. Pourquoi la déconnexion est essentielle Préparer l’agrégation est une sollicitation mentale permanente : mémoriser analyser produire rédiger réfléchir en continu Cette charge mentale finit par créer une fatigue cognitive intense. Sans récupération, le cerveau finit par saturer. Une vraie pause permet de : relâcher la pression mentale diminuer la fatigue cognitive revenir plus lucide et plus efficace aborder les épreuves avec plus de sérénité L’importance des activités de “pleine conscience” Toutes les pauses ne se valent pas. Les activités les plus efficaces sont celles qui mobilisent le corps et l’attention, par exemple : ski danse yoga randonnée sport Ces activités obligent le cerveau à se concentrer sur le moment présent, ce qui stoppe les ruminations. Contrairement à ce qu’on croit, scroller sur son téléphone n’est pas une vraie pause. La métaphore de la musculation Le cerveau fonctionne comme un muscle. En musculation : on sollicite les fibres musculaires on crée une fatigue on laisse le corps récupérer les fibres se reconstruisent plus fortes Avec le cerveau, c’est exactement pareil. Les progrès se produisent pendant la récupération. Sans repos, on ne progresse pas : on s’épuise. Attention aux fausses pauses Certaines activités donnent l’impression de se reposer mais continuent à consommer de l’attention. Exemple typique : les réseaux sociaux. Les algorithmes sont conçus pour capturer votre attention et vous faire rester le plus longtemps possible. Une stratégie simple peut être : supprimer temporairement certaines applications limiter leur accès pendant la semaine les réserver éventuellement au week-end Quand on prépare l’agrégation, l’attention est une ressource précieuse. Le piège des vacances culpabilisantes Le vrai problème n’est pas de prendre des vacances. Le problème est de partir sans avoir planifié. Résultat : on culpabilise on pense qu’on “devrait travailler” on ne se repose pas vraiment La solution est simple : planifier la pause dans son planning. Si c’est écrit dans le planning que vous ne travaillez pas, alors vous ne devriez pas travailler. La culpabilité disparaît. Le rôle clé de la planification Pour réussir à déconnecter : anticiper le travail avant la pause savoir ce qui sera fait après planifier clairement la période de repos La déconnexion devient alors un choix assumé, pas une fuite. Les moments stratégiques pour ralentir Certaines périodes sont particulièrement propices à la récupération. Par exemple : le week-end avant les écrits une semaine de décélération avant les oraux une ou deux semaines pendant l’été L’idée est de travailler intensément avant, puis de ralentir pour récupérer. Une compétence clé de l’agrégatif Si votre planning ne rentre pas dans vos journées, la solution n’est pas de supprimer les pauses. La solution est souvent d’éliminer certaines tâches. Choisir, prioriser, décider rapidement ce qui est essentiel : c’est l’une des compétences les plus importantes pour réussir l’agrégation. À retenir La récupération n’est pas un luxe. C’est une compétence stratégique. Les candidats qui tiennent dans la durée sont ceux qui savent : travailler intensément mais aussi s’arrêter au bon moment Avec une bonne planification, il est tout à fait possible de prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation — et même d’en faire un levier de performance. ⭐ La clé : planifier pour pouvoir vraiment déconnecter. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Nov 1, 2024 · 20 min

    29. "The unfair advantage"

    Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 18, 2024 · 9 min

    28. Le top 5 des meilleurs conseils pour réussir les écrits

    « Quel est le top 5 des conseils à donner aux candidats ? » Bien sûr, j’ai des tonnes de bons conseils à mon actif. Justement, la difficulté pour moi est d’en choisir 3...maximum 5 pour éviter d’être contre-productive. Si je donne trop de conseils, je risque de vous noyer sous les recommandations. Alors dès que je croise des lauréats ou des formateurs, je m'empresse de recueillir leur avis. Il se trouve que, la veille des vacances, j’ai croisé ma collègue Bertille. C'est une personne que j'ai accompagnée en coaching pour l’agreg d’Histoire Géo en 2021-22. Au-delà d’être ma collègue, nos RDV hebdomadaires ont tissé des liens très forts. J’avais vraiment envie d’avoir son point de vue. Typiquement, elle a su faire des changements en profondeur qui lui ont permis de l’avoir la deuxième année de son congé formation. Elle aurait pu l’avoir la première année car elle maîtrisait les connaissances. Mais il lui manquait la confiance en ses capacités. Évidemment, je n’allais pas louper l’occasion de lui poser cette question omniprésente pour moi. Pourtant, à chaque fois, quel que soit l’interlocuteur, c’est le même schéma. Je m’attends à LA clé à laquelle je n’aurai absolument pas pensé. A un truc novateur, révolutionnaire, malin… à un secret réservé aux initiés. Le « a-ha moment » comme disent les américains Le « mais oui bien sûr, heureusement que tu me le dis, comment ai-je pu oublier ça ! » Mais toutes les réponses que j’obtiens me paraissent tellement évidentes que je regrette presque d’avoir posé la question. On ne peut pas faire l'économie de l'essentiel Cette expérience à répétition m’a fait prendre conscience de deux choses significatives : 1.🌟 Ce qui ME paraît être une évidence ne l’est pas forcément pour VOUS. Bien sûr qu’avec le recul et l’expérience, il y a peu de chance que je sois surprise par la réponse car j’ai déjà fait le tour de la question. Donc je suis forcément déçue car je m’attends à un truc qui n’existe pas. 2.🌟 En réalité, je fais les mêmes erreurs que vous dans vos copies. J’ai tellement envie de tout dire et surtout de ne rien oublier. ....tellement envie d’aller dans le détail, dans le subtil et de vous exposer mes dernières découvertes. ....tellement hâte de plonger avec vous dans ce qui m’a demandé le plus de travail, de recherche et d’inventivité Que j’en oublierais presque l’essentiel. Car, par comparaison, le basic me parait fade. Et pourtant, je ne peux pas faire l’économie de ces conseils car c’est la base et vous en avez besoin. Tout comme il y a des passages obligés dans vos dissertations, il y a des incontournables dans les conseils que je dois vous donner. Cette piqûre de rappel m’a fait du bien. Ca m’a non seulement éclairé sur ce que j’allais privilégier dans ma conférence mais surtout cela m’a permis de me rappeler qu’il faut toujours se mettre dans la peau de son interlocuteur. Et au concours c’est pareil. Il faut se mettre dans la peu du correcteur puis du jury. Dans la peau du correcteur De mon point de vue, les conseils cités me semblaient évidents parce qu’avant d’entrer dans l’éducation nationale, j’avais déjà passé des concours très sélectifs pour intégrer les grandes écoles. Puis, au cours de ma carrière dans le privé, j’ai changé tellement souvent de postes que les entretiens ne m’impressionnent plus. Cet entraînement régulier aux situations d’examens m’a permis d’automatiser le processus de gestion du stress. Ma mission aujourd’hui c’est de mettre au jour et décomposer ce processus pour être en mesure de vous le transmettre. Vous savez mieux que moi qu’il faut comprendre les étapes d’un processus pour pouvoir l’enseigner. 1️⃣ La première étape, c’est de se mettre à la place de son correcteur. 📝 Répondez à ces questions : Qu’est-ce qu’il attend de moi ? Comment puis-je lui montrer que j’ai compris ses attentes ? Comment puis-je lui prouver que je coche les cases ? Le correcteur utilise des filtres de lecture dont lui-même n’est pas forcément conscient car il a corrigé tellement de copies qu’il a intériorisé et automatisé son processus de correction. Tout comme moi j’avais intériorisé ma démarche pour réussir n’importe quel examen, le correcteur ne décompose pas les opérations mentales par lesquelles il passe quand il corrige. La preuve quand vous corrigez le bac, vous ne partez pas dans une réflexion très « méta ». Vous n’êtes pas en train de vous auto-analyser. Vous êtes concentré sur la pile de copies que vous avez devant vous. Au moment de décider de la note, certes vous avez un barème, mais inconsciemment l’effort que cela vous aura demandé pour déchiffrer et comprendre la copie rentre inévitablement en ligne de compte. Pour autant, cela ne figure pas dans le barème. 👉A retenir : la clarté du propos et la lisibilité de la copie pèsent plus que vous ne l’imaginez sur la note finale. Ça parait simple. Ça parait être une évidence. Pourtant, quand vous serez dans le feu de l'action vous risquez de l'oublier. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 17, 2024 · 11 min

    27. La tactique de l'huitre

    La dernière semaine avant les vacances est toujours dure ........quelles que soient les vacances. Tous les profs le savent. Mais celle, avant les vacances de noël, est LA PIIIIRE. Pourquoi ? Je n’ai pas réussi à percer le mystère 🤔. Certains disent que c’est l’entrée dans l’hiver 🧑‍, d’autres l’excitation de noël 🎄 qui rend les élèves survoltés. Peu importe. Le résultat c’est qu’on est sur les rotules. Et quand notre niveau d’énergie est bas on broie du noir😭. C’est logique. ​Je me rends compte que ça vous aurait été plus utile d’avoir ma recette pour surmonter cette période difficile AVANT ladite semaine. Mais la bonne nouvelle ( enfin … pas tout à fait), c’est que des périodes difficiles, comme celle qui vient de s’achever, vous attendent encore en 2023. L’agrégation est un parcours du combatant et il y ‘a de fortes chances que vous vous retrouviez de nouveau dans cet état. Alors, la lecture de cette newsletter n’est pas complètement inutile et dénuée de sens à postériori. (Petite Parenthèse) Dans mon podcast #24 « Rebondir après une mauvaise note », je vous avais parlé de cette compétence déterminante dans la préparation de l’agreg qui consiste à s’évaluer sans se juger. J’avais souligné l’importance de cette compétence dans un contexte où on a l’impression d’avoir échoué. Or, Il se trouve que l’exercice inverse, à savoir, comprendre pourquoi on a réussi, est tout aussi bénéfique. Pour autant, c’est un exercice qu’on ne prend pas non plus le temps de faire. Alors que si on a l’impression que nos bons résultats sont le fruit du hasard, on n’est pas plus avancé. Cela ne va pas nous rassurer quant à notre capacité à reproduire la démarche. 👉 A retenir : Que vous ayez réussi ou raté, il faut essayer de comprendre pourquoi. Si vous avez lu la parenthèse, vous comprendrez pourquoi cette semaine j’ai choisi de réfléchir à la stratégie que j’ai utilisée pour tenir alors que j’étais à bout. Et bien sûr, de vous la partager. ​Problème : Zéro énergie Quand on est en forme on peut grâce à la volonté puiser dans nos réserves pour faire des choses que l’on n’a pas envie de faire. (cf la newsletter « j’ai pas envie ») Mais quand on est à bout, les réserves sont tellement basses que même quand on veut, on ne peut plus. La télécommande est cassée. Le corps ne répond plus. ​Solution Avant d’atteindre « plus de batterie » sur mon portable, quand je suis à 20%, je me mets en mode économie d’énergie. Autrement dit, j’anticipe. Même chose pour moi. Avant d’atteindre le burn out je passe en revue mon planning et je ne garde que l’essentiel. Nourrir et laver mes enfants et qu’ils aient quelques habits propres aussi… Assurer mes cours au collège (rien que d’être là, je me dis que c’est déjà bien, au moins les élèves vont parler anglais pendant une heure au lieu d’aller en perm même si je ne fais pas le meilleur cours du monde) Etre à l’écoute de mon conjoint au moins pendant le diner pour que nos conversations ne se limitent pas à la logistique des enfants Etre prête à 80% pour assurer mes cours à l’INSPE, les 20% restant je me fais confiance pour trouver des ressources en moi à l’instant T. Limiter mes tâches administratives et logistiques aux incontournables ( Etat des lieux, AG de co-pro, RDV santé, on finit ce qu’on a dans les placards de toute façon on va passer toute la semaine prochaine à manger !!) Limiter mon activité de coaching aux personnes que j’accompagne déjà (ne pas accepter de nouveaux clients) et écrire ma newsletter … TOUT LE RESTE pourra attendre. Ou est l'huître ? La métaphore de l'huître résume parfaitement mon état d’esprit. Je reste accrochée à mon rocher et j’attends que la mer se calme. Quand j’en ai parlé à mon mari, il m’a dit : « mais pourquoi l'huître et pas la moule ? » Très bonne question ! Parce que seule l'huître contient une précieuse perle fine. Même pendant les tempêtes, le mollusque continue de sécréter de la nacre et la perle de grossir. Même pendant les moments où on a l’impression d’être au ralenti, du moment qu’on ne coupe pas le moteur, on continue à avancer. Garder le cap, c’est tout ce qui compte. Inutile de faire des grands gestes et de se débattre. Inutile de se rebeller contre les éléments. Lorsqu’on ne sait pas nager, le meilleur moyen de ne pas couler est de flotter. Rester calme. Ne pas céder à la panique. 👉 A retenir : Si je m’y attends, je peux m’y préparer alors que si je croise les doigts pour qu’un miracle de noël se produise je n’ai plus aucune emprise sur ma situation. Conseils Conseil N°1 : Anticiper Conseil N°2 : Garder l’essentiel Conseil N°3 : Accepter la difficulté Conseil N°4 : Ne pas céder à la panique. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 15, 2024 · 9 min

    26. la poubelle jaune

    Samedi dernier, pendant une séance de coaching, Stéphane m’expliquait ce qui lui posait problème dans les écrits 2 d’EPS (l’étude d’un dossier) Nous sommes partis de « J’ai du mal avec ça » ​Avec quoi précisément ? « Relier mes arguments au dossier » ​Pourquoi ? « Je vois le lien mais j’ai du mal à le formuler » ​Qu’est-ce qui se passe précisément quand tu essayes de le formuler ? « J’ai d’autres idées qui me viennent et je me dis qu’elles sont peut-être plus pertinentes » ​👉Grâce à un questionnement sous forme « d’entonnoir », on a réussi à mettre le doigt sur le vrai problème. Le VRAI problème Pour moi la vraie difficulté rencontrée par Stéphane, et qui j’en suis sûre ne vous sera pas étrangère, c’est qu’il n’arrive pas à faire aboutir son analyse car il se laisse distraire en chemin par des idées plus alléchantes 🌟. Il papillonne 🦋, il passe d’une idée à une autre. Toutes ses idées sont aussi valables les unes que les autres mais il a perdu le fil 🧶 de sa pensée. Il n’a pas été au bout de son analyse et Il s’est écarté du fil conducteur qui doit sous-tendre toute sa composition. Stéphane pensait qu’il avait du mal à rédiger alors qu’en réalité il avait du mal à rester concentré sur une idée à la fois pour pouvoir la développer et atteindre le bandeau de notation supérieure (4 ou 5). Les agrégatifs d’EPS connaissent déjà les critères du bandeau de notation mais je pense que c’est une information qui peut vraiment servir dans toutes les disciplines car cela vous montre les attentes du jury (qui sont à peu près les mêmes partout) Les bandeaux de notation: Niveau 1 : La copie est considérée comme narrative Niveau 2 : La copie est considérée comme descriptive Niveau 3 : La copie est considérée comme problématisée mais réductrice Niveau 4 : La copie est considérée comme problématisée et enrichie. Niveau 5 : La copie est considérée comme problématisée, enrichie et nuancée. Quel rapport avec la poubelle jaune 🚮 ? Non mais attend, Gaston ….j’y arrive C’est tout à fait naturel que notre esprit passe d’une idée à une autre, et parfois en une fraction de seconde. A l’inverse, c’est contre nature de se forcer à rester concentré 6 ou 7h d'affilée. Ceci étant dit, comprendre ce qui se passe nous permet de ne pas se juger si on n’y arrive pas du premier coup. Exemple : Vous êtes entrain de plancher sur proust, y a le mot « madeleine » et d’un coup vous vous demandez ce que vous allez manger ce soir…. Complètement normal. 👉 On ne peut pas contrôler le flot de pensées émises par notre cerveau à la source. ❌ C’est-à-dire que c’est très difficile de fermer le robinet 🚰 et penser à rien d’autre … c’est bien ça d’ailleurs le principe de la méditation. ✅ En revanche, on peut installer différents conteneurs en dessous du jet d’eau pour trier les informations que l’on reçoit à la source. Et pourquoi je vous parle de la poubelle jaune ? Parce qu’avec la pratique on peut réussir à trier efficacement nos pensées pendant les épreuves sans efforts. Tout comme vous savez immédiatement ce qui va dans la poubelle jaune et ce qui va dans la poubelle normale car c’est devenu un réflexe. La solution 💡 La solution que j’ai proposée à Stéphane c’est tout simplement de trouver un système d’organisation entre ses différents brouillons. Il y en a un qui sera consacré à tout ce qui lui vient comme idées mais qui n’est pas directement lié à l’idée sur laquelle il est actuellement entrain de plancher. Cela lui permettra d’aller au bout de son développement avec l’assurance que tous les autres arguments qui lui seront peut-être utiles sont consignés à proximité. 👉 Cette pratique demande une capacité à prendre du recul par rapport au fonctionnement de notre cerveau. Faire le tri dans sa tête. C’est précisément ce que je vous apprends dans le module 1 de mon programme « Réussir sa préparation à l’agrégation ». www.mariemotard.com/programme Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 15, 2024 · 10 min

    25. La leucosélidophobie

    LEU-CO-SE-LI-DO-PHOBIE A première vue, ça ne vous dit rien. En tout cas, ça ne vous dit rien de bon! Pourtant, vous l'avez tous déjà expérimentée au moins une fois: 👉 La peur de la page blanche (en anglais "writer's block") Les deux choses que les candidats redoutent le plus c’est la peur d’être en panne d’inspiration et la peur de ne pas réussir à finir à temps. A première vue ces deux peurs sont distinctes. On pourrait meme dire qu'elles sont à l'opposé l’une de l’autre. Dans un cas on a peur de n'avoir rien à dire et dans l'autre d'avoir trop à dire et de mal gérer son temps. Mais, en réalité, ce qui arrive souvent, c’est un mélange des deux . Le Problème Vous n’arrivez pas à finir dans les temps car au milieu de l’épreuve vous etes assailli par le doute et le doute vous paralyse. C'est un concept bien connu qui s'appelle "analysis paralysis". Dans la pratique, vous sur-analysez la situation. Cela vous empêche de prendre une décision pour passer à l'action. Vous n'arrivez pas à dérouler le fil de votre pensée et construire votre démonstration car vous remettez constamment en question ce qui précède. Donc, vous faites du sur place. L'heure tourne. La pression augmente. Vous finissez par être trop stressé pour pouvoir réfléchir correctement. 😉😉😉 Petit clin d'oeil pour les agrégatifs anglicistes 🇬🇧 parmi mes lecteurs: Le Prince Hamlet est réputé avoir le point faible de trop réfléchir, de telle sorte que sa jeunesse et son énergie vitale « blêmissent sous les pâles reflets de la pensée » ("sicklied o'er with the pale cast of thought") 📝 Résumé: Le candidat a l'impression d'être bloqué et de ne pas pouvoir avancer mais c'est souvent parce qu'il n'arrive pas à trier ses idées et trancher. 💡 A retenir: Les rapports du jury se rejoignent tous sur le fait qu'il n'y a pas UNE bonne réponse ou UNE problématique acceptable. Tout est recevable du moment que votre argumentation est structurée et justifiée. ✅ Mon conseil: Partez sur la problématique la plus simple possible. Privilégiez la clarté du propos. Vous pourrez toujours complexifier et rajouter des micro-analyse au cours de votre développement. (Allez, je ne peux pas résister à une autre citation qui résume bien cela ...meme si c'est ENCORE en anglais) "If you confuse, you'll loose" Donald Miller, The Story Brand La solution Aujourd'hui, on va voir comment se prémunir du syndrome de la page blanche et comment rebondir si cela nous arrive quand même. Comment l'éviter? Une première chose à mettre en place est de bannir les à priori sur tel ou tel sujet. Évidemment qu'il y a toujours un thème ou un auteur que vous aimez moins que les autres. Il se peut que vous redoutiez de tomber sur lui. Dites-vous bien que si c'est difficile pour vous, c'est difficile pour tout le monde. J'irais même plus loin. Je pense que c'est un avantage de tomber sur un sujet "difficile" car cela vous donne l'opportunité de démontrer vos compétences. C'est dans ces moments-là que le fait de s'être préparé mentalement au pire va faire toute la différence. J'espère que vous avez déjà noté dans votre agenda le samedi 21 Janvier à 17h pour participer à ma conférence de mise en condition pour les écrits car justement on va approfondir ce thème. Vous apprendrez à vous sentir pret.e quel que soit le sujet. Les réservations sont ouvertes exclusivement pour vous pendant une semaine. 💡 A retenir: Travailler sur votre état d'esprit pour ne pas avoir de bête noire. Pour l'anecdote, je suis tombée à l'agreg sur l'œuvre que je détestais le plus et c'est la meilleure chose qui me soit arrivée car je n'aurais jamais eu une aussi bonne note (12/20) sur une œuvre plus facile d'accès. A l'inverse à l'oral, je suis tombée sur ma question préférée en commentaire de linguistique et c'était ma pire note (6/20). Que faire si ça vous arrive? J'ai 3 pistes à vous donner dans l'éventualité où vous rencontrez le syndrome de la page blanche. 1️⃣ Respirez. Vous savez forcément quelque chose mais lorsque votre cerveau est soumis à un stress trop intense vous avez l'impression de ne plus rien savoir. Il y a une explication scientifique. Le stress modifie le comportement même du cerveau (c’est-à-dire la manière dont les cellules du cerveau communiquent entre elles). Le fait de prendre quelques grandes respirations et faire descendre le niveau de stress va permettre de rétablir les synapses neuronales et vous aurez de nouveau accès à l'information stockée. 2️⃣ Raccrochez-vous à la méthodo Vous vous êtes entraînés et vous connaissez par cœur la méthodologie de l'épreuve. Vous savez par exemple que dans l'introduction on va définir les termes du sujet. Donc, allez-y, commencez à écrire, peu importe par où vous commencez. Il faut juste lancer la machine. 3️⃣ Hacker votre cerveau Vous allez contourner le blocage, comme un hackeur, grâce à une question magique. Un hacker est un spécialiste d'informatique, qui recherche les moyens de contourner les protections logicielles ou matérielles. Vous allez by-passer le "je ne sais pas" ou "j'en sais rien" en vous posant la question suivante: "Et si tu savais, qu'est-ce que tu dirais?" Ça parait trop simple pour être vrai et pourtant ça marche dans 80% des cas. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 15, 2024 · 10 min

    24. Rebondir après une mauvaise note

    Un de mes étudiants à l’INSPE m’a confié cette semaine que cela lui arrivait de déchirer sa copie quand il n’était pas content de sa note. Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre ma casquette de coach 🧢. D’habitude, j’évite car je suis censée leur faire de la didactique mais parfois je me permets quelques digressions. Quand je sens en mon for intérieur que mes étudiants ont plus besoin de travailler leurs compétences émotionnelles que leurs compétences disciplinaires, je fais des petites incartades. J'ai chaussé mes lunettes de curiosité 👀 pour comprendre la réaction de Tom et lui montrer à quel point il se privait d’une source d’information précieuse 💎. « Mais enfin, Tom, si tu trouvais un billet de 5€ 💸 par terre, est-ce que tu le déchirerais parce que toi tu aurais préféré tomber sur un billet de 100€ 💰💰💰 ? Bien sûr que non! Tu garderais les 5€ et tu te dirais, c’est toujours ça de pris. Et pourtant, si tu décides de déchirer ta copie, tu jettes à la poubelle 🚮 un objet de grande valeur 💍 » Il a réagi comme ça car il lui manque une compétence essentielle : savoir s’évaluer sans se juger. C’est LA compétence clé pour progresser. 👉 Les candidats qui arrivent à dissocier leur valeur intrinsèque et la valeur estimée de leur travail à un instant T ont toutes les chances de réussir. Toujours gagnant Quand on passe à l’action et qu’on rend des devoirs on n’est jamais perdant. Soit cela nous prouve qu’on avance dans la bonne direction. Soit on tire des enseignements pour réajuster. ✅ On est toujours gagnant que la note soit « bonne ou mauvaise » Comment rebondir après une note décevante ? Etape 1 : Accepter d’être déçu.e Il se peut que vous ayez énormément travaillé. Vous avez eu l’impression de tout donner. Et malgré tout, vous avez eu une note en dessous de vos espérances. Autorisez-vous à être déçue… peut-être même triste sans en rajouter une couche. Si vous résistez à l’émotion de déception vous allez tomber dans le jugement de soi. Cela va vous apporter: La frustration : « je ne comprends pas » Le sentiment d’injustice : «C’est pas normal, j’avais bossé comme une folle » La colère : «J’en ai marre La défaite : «Ah, quoi bon. Je n’y arriverai jamais » ❌ Quand vous vous jugez , vous êtes tellement focalisé.e sur vous-même que vous ne pouvez pas accorder l’attention nécessaire à l’analyse de votre copie. Quand vous êtes purement dans l’émotion, vous n’avez plus accès à votre cortex préfrontal 🧠, la partie de votre cerveau qui vous permet de raisonner. Donc vous ne pouvez pas tirer les enseignements de cette note. Etape 2 : S’évaluer sans se juger Justement je parle de cette méthode dans cette vidéo BONUS à la 12ième minute.⬇️⬇️⬇️ https://vimeo.com/777557694 Le feed-back positif Commencez toujours par lister ce que vous avez réussi à faire ….quelque soit la note ! Dans n’importe quelle copie, on peut trouver du positif. J’ai réussi à faire un plan J’ai réussi à terminer dans les temps J’ai rendu quelque chose Je n'ai pas fait de hors sujet J’avais une partie qui correspondait aux attentes J’avais les connaissances nécessaires et suffisantes Pourquoi ? Parce que le biais négatif de notre cerveau nous entraine toujours automatiquement à analyser en premier ce qui ne va pas. C’est pourquoi il faut effectuer un rééquilibrage forcé pour lui montrer d’abord et avant tout ce qui va. Chercher la pépite 💰 Une fois que vous aurez pris conscience, grâce à cet exercice, que vous ne partez pas de rien, vous pouvez enclencher l’étape suivante qui consiste à analyser ses erreurs. Avec curiosité et bienveillance vous allez parcourir votre copie à la recherche d’indice pour l’améliorer Prendre des notes 📝 Prenez des notes en divisant vos recherches en deux catégories d'erreurs : le fond et la forme. 👉Notez sur une fiche tous les conseils méthodologiques qu’il vous faudra relire la veille d’effectuer une épreuve de même nature ( ou la veille du concours) 👉Notez séparément toutes les lacunes disciplinaires que vous avez à combler. Puis planifier dans la semaine à venir une plage horaire pour aller faire des recherches sur ce que vous ne saviez pas et qui constituait pourtant le socle de connaissances pour cette épreuve. A RETENIR Il n’y a qu’en s’entrainant en condition d’examens qu’on peut savoir ce qu’on ne sait pas. On est toujours gagnant que la note soit « bonne ou mauvaise » Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 15, 2024 · 12 min

    23. Ecouter son intuition pour réussir l'agrégation

    Quand à 32 ans j’ai décidé, du jour au lendemain, de devenir prof d’anglais, je sautais sur toutes les occasions de parler avec un locuteur natif. Quand j’allais à mon cours de gym suédoise, je croisais Lisa, une expat américaine et j’en profitais pour pratiquer. Elle se prêtait au jeu. De toute façon, je ne lui laissais pas vraiment le choix ;-) Après avoir décroché l’agrégation en 2015, j’ai re-croisé Lisa lors d’une fête de la Gym Suédoise. Elle m’a avoué qu’elle n’en revenait pas. Au début, lorsque je lui avais annoncé mon projet, elle n’y croyait pas une seconde. Elle ne pensait même pas que je réussirais le capes. Mais j’avais l’air tellement enjouée de me lancer dans cette nouvelle aventure qu’elle n’avait pas osé me contredire . A cette fête, je lui ai parlé en anglais (« of course » toutes les occasions sont bonnes). Elle était sous le choc en entendant les progrès hallucinants que j’avais faits. Pourquoi je vous raconte cette anecdote ? Le message qu’il me tient à cœur de vous faire passer aujourd'hui c’est : « N’attendez pas une validation extérieure pour croire en vous » Conseil n°1: Écoutez votre intuition. Conseil n°2: Arrêtez de demander aux autres ce qu’ils en pensent. Si vous êtes là aujourd’hui, c’est qu’il y a une petite partie de vous qui sait que vous en êtes capable. Cette petite voix intérieure, vous pouvez décider de lui laisser de la place pour grandir et s'épanouir. Nourrissez-la au lieu de l’étouffer ! Et si elle avait raison? 👉Mise en pratique Je vais vous poser une question clé et j’aimerais que vous me répondiez par écrit: → Qu’est ce que ça vous coûte de croire que vous en êtes tout à fait capable? Prenez 5 minutes pour faire cet exercice, je vous garantie que cela va vraiment vous délester d’un poids et vous ouvrir les yeux sur vos pensées limitantes . Vous pouvez même me les envoyer sur coaching@mariemotard.com Je me ferais un plaisir de vous répondre Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Aug 11, 2024 · 25 min

    22. Que faire avec un EDT gruyère?

    A peine rentrés de vacances, le stress de la rentrée se fait déjà sentir. Il y a une question en particulier qui nous tracasse: Est-ce que je vais avoir un "BON" emploi du temps? On mise beaucoup sur ce fameux emploi du temps. On se dit qu'il va être décisif dans le bon déroulement de notre prépa à l'agrégation. Aujourd'hui j'accueille sur l'antenne de "coaché.e pour l'agreg", une candidate qui appréhende d'avoir un emploi du temps "gruyère". Nous allons décortiquer ensemble toute l'histoire qu'elle s'est construite autour de l'importance de son EDT et remettre les choses à plat. Je la remercie infiniment d'avoir accepté de se faire coacher en direct. Si vous aussi vous voulez participer au podcast : coaching@mariemotard.com Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Jun 21, 2024 · 27 min

    21. La technique du millefeuille

    Un grand classique des questions posées par les candidats: Comment réussir à assimiler toutes les connaissances et apprendre par coeur? Aujourd'hui, je reçois Eva, agrégative d'espagnol. Elle nous livre sa technique bien rodée pour réussir cet exploit. @Eva Merci mille fois pour ce généreux partage qui sera bien utile aux autres candidats. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Jun 20, 2024 · 12 min

    20. [Entretien] Caroline de "Passe ton agreg"

    J'ai été invitée par Caroline à prendre la parole sur son podcast "Passe ton agreg". Il s'agit du podcast de référence pour les candidats à l'agrégation d'Histoire Géo. Voici un échantillon de notre échange. Sans surprise, nous partageons exactement la même vision de ce qui compte vraiment : le mental! Pour écouter plus d'épisode, retrouvez là sur https://passetonagreg.com/le-podcast/ Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  • Jun 19, 2024 · 6 min

    19. L'auto-sabotage

    📚 Pour accéder aux synthèses des rapports de jury c'est par ici: RDJ lettres modernes interne écrits https://pages.mariemotard.com/rdj-lettres-ecrits RDJ anglais interne écrits https://pages.mariemotard.com/rdj-anglais-ecrits RDJ EPS https://pages.mariemotard.com/rdj-eps RDJ espagnol https://pages.mariemotard.com/rdj-espagnol ⬇️ Et voici le lien vers le groupe FB: https://www.facebook.com/groups/prepaagregation Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

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